‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux (volume 4)Chapitre 34 sur 86 · EFFETS DE LA SECTION DU NERF FACIAL · texte numérisé non relu

EFFETS DE LA SECTION DU NERF FACIAL

glion de Meckel, ou ganglion spbéno-palatin ; la parotide continuait à sécréter.

Nous nous trouvons ainsi conduit^ par exclusion, à supposer que la sécrétion parotidienne est réglée par le petit nerf pétreux qui irait au ganglion otique. Cette hypothèse suppose entre la parotide et le ganglion clique des communications que les anatomistes n'ont pas signalées, mais que la physiologie nous porte a admettre. Si Tablation du ganglion otique ou du ganglion géniculé tarissait la sécrétion parotidienne, notre hypo* thèse serait confirmée : c'est une expérience que nous tenterons ultérieurement.

Sauf ce détail relatif à la sécrétion parotidienne, nous avons donc dès à présent des notions exactes sur Tusi^ de la corde du tympan relativement à la glande sousmaxillaire.

Des considérations dans lesquelles nous venons d*entrer résulte un fait qui, au point de vue pathologique, n'est pas sans intérêt. Je veux parler de Tinfluence possible du système nerveux sur la persistance des fistules salivaires.

Vous savez que ces fistules guérissent très difficilement chez rhommé, et que, même dans les cas heureux, elles ne guérissent pas par le rétablissement de la continuité des voies salivaires naturelles. Il est aussi assez rare qu'elles guérissent de cette façon chez les animaux Que sur un chien, dont le facial est intact, on crée une fistule salivaire, elle donnera lieu à un écoulement de salive. Qu'on fasse la même opération sur un animal

SUE Vk SÉCB£nOM SALIVAIRB. 159

chez qui on auradétruit le facial ou la corde du tympan, la salivation n'aura pas lieu. Voici, par exemple, un chien auquel nous avons pratiqué des fistules salivaires» après quoi on lui a détruit le facial à son origine. L'opération remonte à quelques jours ; la plaie ne donne pas d'écoulement de salive ; elle est en voie de cicatrisation. Je ne sache pas que quelque chose d'analogue ait été observé chez l'homme, et qu'on ait eu l'occasion d'observer simultanément une fistule salivaire se tarissant par une paralysie profonde du facial.

Dans les conséquences que nous pouvons être tentés de tirer des expériences qui vous ont été exposées, ou dont vous avez été témoins, il ne faudrait peut-être pas être trop exclusif pour le moment.

il existe une proposition parfaitement exacte et d'une haute importance en physiologie, c'est que lorsque plusieurs nerfs de même ordre se distribuent à un même organe, c'est pour lui donner des influences variées et non pour y accumuler la même activité nerveuse. Les muscles qui, comme ceux du larynx, ont des actions multiples, reçoivent des nerfs moteurs de différentes sources. Il en est de même des glandes qui reçoivent plusieurs nerfs et qui peuvent être en rapport avec plusieurs phénomènes fonctionnels. Dans ce cas,chaque influence est apportée par des filets nerveux différents. C'est ce qui s'observe pour les glandes de la face.

Il ne faudrait donc pas encore affirmer que tout se borne, dans les glandes, à ce que je vous ai signalé jusqu'ici. Ces glandes, après la destruction du facial, ne sécrètent plus sous l'influence des excitations venant de la

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bouche ; quand le nerf de Wrisberg manque, les actions qui portent sur la cinquième paire ne les font plus sécré* ter : voilà tout ce que nous sommes en droit d'affirmer.

Est*ce à dire qu'elles ne puissent plus sécréter sous rinfluence d'excitations apportées d'ailleurs? — Nous, ne le savons pas; il est d'autres influences qui peuvent y éveiller ce mode d'activité, influences moins connues, plus profondes, mais incontestables.

' Ces excitations viendraient, par exemple, de Testomac.

n est des animaux chez lesquels on en a constaté plus spécialement Tefiet après Tinsalivation, et alors que le bol alimentaire est parvenu dans Testomac où il excite la sécrétion gastrique. Ce phénomène paratt tnVi évident chez le cheval.

En dehors des conditions normales, on voit fréquemment un ptyalisme abondant être la conséquence d'un élat pathologique de l'estomac. C'est ce qui s'obsen^e surtout dans les nausées qui précèdent le vomissement: Comment peut se faire, dans ce cas, la transmission de l'impression sensitive ? — Est-ce encore par l'intermédiaire de la septième paire, le pneumogastrique étant le nerf de sensation ?

~ Quant à la transmission de l'excitation motrice, elle pourrait aussi se faire par d'autres nerfs moteurs. H y a dans la glande sous^maxillaire, dans la glande parotide, des filets nerveux qui viennent du ganglion cervical supérieur du grand sympathique. Quand on excite le grand sympathique dans la région du cou, cette excitation agit^ en effet, sur la sécrétion des glandes parotide et sous-

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maiillaire. C'est un fait dont nous vous rendrons témoins au commencement de la prochaine leçon.

Chez le chien, le pneumogastrique est uni au grand sympathique, mais on peut cependant les séparer au voisinage du ganglion cervical supérieur. Chez le cheval, le lapin, etc., ces deux nerfs sont distincts. Or, vous verrez, quand on galvanise le filet qui tient au ganglion cervical supérieur, qu'on agit sur la sécrétion salivaire; quand on galvanise le pneumogastrique isolé on ne produit rien.

Cette influence se transmet aux glandes par desfîlets qui passent par le ganglion cervical supérieur, accompagnent les <livisions de l'artère maxillaire, et celles de l'artère faciale qui vont aux glandes salivaires.

Lorsque ce filet du grand sympathique est coupé, les influences venant des organes splanchniques n'auraient donc plus d'influence sur les glandes salivaires. Nous aurions seulement l'action du nerf de Wrisberg qui, nous vous l'avons déjà dit, peut être considéré comme appartenant au système du grand sympathique.

J'ai insisté déjà sur la nature de l'action qu'exerce ce nerf sur la glande pour la faire sécréter, et je vous ai dit que cette influence paraissait purement motrice. Nous considérerons aussi comme telle l'action exercée par les nerfs du grand sympathique. Les éléments moteurs des glandes sur lesquels agiraient les nerfs ne sont pas visibles à l'œil nu. Cependant, il existe dans la joue du lapin une petite glande enveloppée par une capsule musculaire, sur laquelle on pourrait peut-être vérifier s'il y a un resserrement produit par l'excitation nerveuse.

B., StST. IfEftT. — IL 11

(1) Serf facial et sympathique chez on falvs de cheval. — A, nert bdal; — B, corde du tympan coniraciaiii ptaslears anaatoiiHMM avec le nerl maxillaire InMriear U, U' ; — C, plexus ncrreu r^rt- ■entaut le ganglion som-maxillalre ; ce plexus réuiiU, la coide d« tympan et un ramean du sympalhiqne Z accompagnant une artère; — P, ncrr dentaire ; — (1 , glande sallvalre ; ~ I > nerf maEseWHn ; —

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