‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux (volume 4)Chapitre 35 sur 86 · SUR LES GLANDES SALI\A[HES · texte numérisé non relu

SUR LES GLANDES SALI\A[HES

Daas tes autres p^landes qui sont plus grosses, tes culsde-sac plandulaires doivent être entourés par une capsule contractile, sur le tissu de laquelle vient agir l'excitation motrice. Cesontlàdes actionsqui appartiennent à des organes contractiles extérieurs à la glande proprement dite. La mi^me chose s'observe pour le pancréasXhe?. les animaux a parois abdominales musculaires, mobiles, ou peutvoiriesucpancréaliques'échappcr par jeis dans les mouvements d'inspiration. Des phénomènes semblables s'observent chez certains insectes, qui ODt des glandes anales dont les produits sont expulsés exclusivement par ta contraction des parois abdominales. Chez ceux qui n'ont pas ces mouvements, chez le» oiseaux, par exemple, les comluils glanduleux excniteurs sont doués de mouvements péristaltiques, etc.

Je tenais à appeler votre attention sur cette uniformité physiologique des manifestations motrices, aboutissant à des manifestations fonctionnelles différentes ; la contraction des tissus moteurs ries glandes n'est pas le seul effetproduit par ta galvanisation du grand sympathique. Nous aussi faisons, par le nnéme genre de nerfs, con- Iracler les vaisseaux.

Il resterait à savoir si, lorsqu'on galvanise les nerfs qui se rendent à une glande, nn n'agit pas sur les vaisseaux plutôt que sur te tissu de la glande et si la sc'crétion n'est

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pas siniplement uue conséquence de la contraction des vaisseaux, contraction qui aurait pour eifet immédiat d'augmenter la pression du liquide qui y circule et de faire transsuder à travers leur parois le produit de la sécrétion. Nous examinerons ultérieurement cette ques* tion à propos du grand sympathique. Mais, nous dirons cependant qu'il n'est pas possible de voir dans Taction sécrétoire l'effet d'une différence entre la pression du sang et la résistance des parois des cellules glandulaires.

M. Ludwig a fait des expériences qui prouvent que la sécrétion ne se fait pas par ce mécanisme ; la pression du sang artériel étant observée, on voit la pression du liiquide sécrété retenue dans une glande salivaire et s'élever à une pression beaucoup plus grande que celle du sang, et cependant la galvanisation du nerf de la glande donne encore lieu à un écoulement de la salive.

Une autre expérience ajouterait des résultats fort significatifs à ceux que je viens de vous rappeler : on pourrait peut-être lier l'artère qui se rend à la glande, et ensuite, en galvanisant le nerf, provoquer la salivation. Cette excrétion aux dépens d'un oi^ane qui ne recevrait plus de sang nous montrerait bien qu'il y avait là un réservoir de salive qui a été évacué. Sans doute, pour continuer à saliver, il faudrait que la glande se nourrisse: l'expérience prouve seulement que l'intervention du sang ne peut être qu'une cause assez éloignée du phénomène, et qu'il faut en chercher ailleurs le mécanisme prochain.

Ainsi que je vous l'ai déjà indiqué , lorsqu'il a été question ici de la sécrétion glycogénique du foie, toute

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