‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux (volume 4)Chapitre 84 sur 86 · UR LB DIABÈTB ARTIFICIEL · texte numérisé non relu

UR LB DIABÈTB ARTIFICIEL

Deux heures après, les urines exaibinées ne ren^ fennaient pas de sucre et n'avaient pas changé d'as-^ pect.

Plus tard encore^ les urines de ranimai n'offraient pas de sucre.

8* Sur letroisiètne lapin, on piqua la moelle allongée eti trairersant le cervelet. Aussitôt après l'animal présenta des respirationn plus accélérées ; puis il eut des mouye'^ ments de roideur convulsive dans ses membres sur lesquels il se tient soulevé.

Avant l'expérience les urines étaient troubles, jau-^ nàtres, akènes et ne contenaient pas de sucre.

Troisquarts d'heure après, les urines étaient troubles, alcalines et contenaient des traces douteuses de sacre.

Une heure après la piqûre^ il y avait évidemment du sucre quoique en petite quantité.

Une heure et demie plus tard, les urines toujours troubles et alcalines renfermaient une grande quantité du sucre.

Un quart d'heure après on tua l'animal par décapita*^ tion, en recueillant son sang. Son foie pesait ki grammes et donnait une décoction sucrée qui accusa 0*%88 de sucre pour 100 grammes de tissu frais du foie.

Le saug) dosé» contenait 0s%'269 par 1 00 centimètres cubes de sang. Enfin, l'urine la plus sucrée contenait une quantité de sucre correspondant à 2^%6 pour 100 centimètres cubes d'urine.

Exp. — Sur un lapin adulte^ bien portant, on fit la piqûre du plancher du quatrième ventricule par le procédé ordinaire. Au bout d'une heure environ, r urine du

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lapin contenait très évidemment du sucre, dont la présence fut constatée par la réduction du liquide cufNropotassique et par la fermentation. L'animal n'avait pas de désordres très marqués dans les mouvements, si ce n'est un peu d'inclinaison de la tète à droite. Environ une heure et demie après la piqûre, lorsque la quantité de sucre était considérable dans les urines et dans le san$; de la veine jugulaire, on coupa k moelle épinière tout à fait au commencement de la région dorsale.

Aussitôt après cette section de la moelle, le lapin fut complètement paralysé de tout le train postérieur. Les côtes étaient immobiles et l'animal respirait par led iaphr£^me seulement.

La formation de l'urine sembla arrêtée par la section de la moelle ; car, après cette opération, il fut impossible d'en faire rendre à l'animal.

Deux heures environ après la section de la moelle, n'ayant pu obtenir de l'animal aucune quantité d'urine, on retira du sang de la veine jugulaire et de Tartère carotide, et on constata que le sucre y avait considérablement diminué sans avoir toutefois disparu.

D'après cela, il paraîtrait vraisemblable que la section de la moelle épinière aurait fait diminuer la production du sucre ddnsle sang et dans l'urine, si la formation de ce dernier liquide n'avait pas été complètement arrêtée.

L'animal fut alors tué par hémorrhagie, et son foie étant examiné donna une décoction très laiteuse qui contenait très peu de sucre.

L'autopsie de la tète montra que la piqûre avait été faite au niveau des tubercules de Wenzel et un peu sur

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le oMé droit, ce qui explique rioeliDaison de la tète de ranimai de ce côté.

La quantité d'urine qui s'était écoulée avant la section de la moelle ne paraissait pas plus considéraUe que dans les conditions normales.

Bœp. ^ Sur un autre lapin, adulte et bien portant ^ on fit la piqûre du plancher du ventricule, et, une heure environ après, on examina l'urine qui contenait beaucoup de sucre. Le lapin avait quelques troubles dans les mouvements et était un peu chancelant. On suivit l'animal pendant trois heures et on constata que Furine, qui n'était pas augmentée de quantité, contenait toujours beaucoup de sucre. Cette particularité que l'urine était sucrée sans être plus abondante , faisait supposer, d'à* près d'autres expériences déjà indiquées (l. I^ que la piqûre devait siéger'un peu haut.

On sacrifia l'animal pour faire Tautopsie de sa tète, et on trouva, en effet, que la piqûre siégeait un peu au-dessus des tubercules de Wenzel et sur la limite de la région dont la lésion produit le diabète.

Chez le lapin, la quantité de sucre commençait déjà à diminuer dans l'urine, trois heures après la piqûre, au moment où il fut sacrifié.

Exp. — Sur un jeune chien, bien portant et en digestion, on fit la piqûre du plancher du quatrième ventricule, n en résulta un peu de déviation dans la tète du côté gauche, et un désordre marqué dans les mouvements. Environ une heure et demie après la piqûre, on retira de Vurine de la vessie au moyen de la sonde, et Ton y constata, d'une manière très évidente, la présence du

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sucre. Gùez cet aDimftl, on remarqua eo même temps qu'une salivation très abondante s'était développée à la suite de la piqûre, et on mit à découvert lea conduits salivaires parotidien et soua-^masillaire, d'abord du côté gauche, puis du côté droit. Du côté gauche, il y avait yne sécrétion de la glande soufr-maiillaire plus forte que là sécrétion parotidienne du même côté ; muis on constatait très nettement qu'à droite la sécrétion sousmaxillaire était beaucoup plus forte que celle du côté gauche. On mit un tube dans chacun des conduita sous* maxillaires et on observa encore de nouveau que la quan* tité de salive qui s'écoulait par le tube droit était beaucoup plus considérable que celle qui s'écoulait par le tube ^uche. A droite, l'écoulement de la salive était continu, tandis qu'à gauche il était quelquefois.presque nul et s'accélérait surtout lorsqu'on irritait la plaie dans laquelle se trouv&it le nerf lingual.

Ace moment, on coupa le nerf lingual des deux côtés et on piqça successivement les deux bouts périphériques et les deux bouts centraux de ces nerfs. Lorsqu'on pingait 1^8 bout^ périphériques, on n'observait d'augmentation de la sécrétion salivaire ni à droite ni à gauche. Lorsqu'on pinçait, au contraire, les bouts centrauxt il y avait augmentation de sécrétion à droite et à gauche, pour le pincement de chacun des bouts. On oliserva 3eulement ceci de particulier que, lorsqu'on pinçait le bout central du nerf lingual droit, on provoquait de ce côté un écoulement très abondant de salive, et du côté opposé un écoulement faible; tandis que, en pinçant le bout central du nerf lingual gauche, on provoquait un

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écoulement modéré de salive dans la glande du même côté, et un écoulement très considérable dans ceile du Gâté droit.

On Toit par là que le pincement des bouts centraux des deux nerfs linguaux agissait toujours plus énergiquement sur la sécrétion salivaire du côté droit ; ce qui prouve que la piqûre avait apporté à l'origine du nerf de ce côté une excitation fonctionnelle. Cependant, il paraîtrait qu'il y eut effet croisé , car Tanimal déviait la tète à gauche.

Après avoir fait toutes ces constatations, on a essayé la section des nerfs splancbniques dans le thorax d'après le procédé déjà indiqué ; puis on a laissé Tanimal en repos.

Cette nouvelle opération ne changea rien à Técou-* lement de la salive qui était toujours très abondant et continuel du côté droit, tandis qu'à gauche cet écoulement était très faible.

Environ trois heures après la section des nerfs splanch* niques, on retira de l'urine de la vessie de l'animal, et on y constata Tabsenoe du sucre, tandis que dans les urines recueillies avant, on avait reconnu sa présence au moyen de la fermentation et du liquidecupro-potassique.

A l'autopsie , on vit que la piqûre siégeait immédiatement au-dessus de l'origine du pneumogastrique, et un peu à droite, du côté opposé à la déviation de la tête. Le siège de cette piqûre explique très bien la présence du sucre dans T urine, la déviation de la tète à gauche, et la sécrétion plus abondante de snlive du côté droit. On trouva chez ce chien des traces de va»* culariaatioD , comme inflammatoire, dans les ventri-

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