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l'influence de la cinquième paire. En effet, la branche linguale qui vient de cette paire nerveuse ne se distribue que dans les deux tiers antérieurs de la langue. Dans la partie postérieure, la gustation est sous l'influence du nerf glosso- pharyngien. Toutefois, cette
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localisation n'est applicable qu'à l'ensemble' des filets et n'est pas d'une rigueur absolue, car il y a des filets de la cinquième paire qui se distribuent dans la région postérieure de la langue, et sur les piliers du voile du
(1) Organe du goût. (Figme empruntée â la Nevrologie de MM. Ludovic Hirchfeld et Leveillé). — 1, grand hypoglosse; — 2, branche linguale du trijumeau ; — 3, branche linguale du glosso-pharyngien; — k, corde du tympan ; — 5, rameau lingual du facial qui, après s'être anastamosé avec le glosso-pharyngien, parvient à la langue ; — 7, plan nerveux accompagnant Tartère linguale et sa division ; — 8, ganglion sousmaxillaire donnant des ramifications à la glande sous-maxillaire ; — 11, anastomose du nerf lingual avec le grand hypoglosse ; — 12, nerf facial; — 13, épiderme détaché du derme et déjeté en haut.
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palaiS; de même aussi qu'il existe un grand filet nerveux décrit par M. Ludovic Hirschfeld (fig. 12), qui provient à la fois du facial et du glosso-pharyngien, et qui s'avance jusqu'à la pointe de la langue.
Nous n'avons rien à ajouter sur la physiologie des nerfs gustatifs, à ce qui est connu depuis longtemps déjà. Nous remarquerons seulement que le sens de la gustation, offre ceci de particulier, qu'il est évidemment sous l'influence de deux nerfs, le glosso-pharyngien et la cinquième paire. La cinquième paire est donc, d'après cela, un nerf mixte possédant toutes les propriétés nerveuses connues. Il préside à la sensibilité générale par ses trois branches, et, de plus, par sa branche inférieure, il préside au mouvement et à la sensibilité spéciale. On s'est demandé si dans, la partie antérieure de la langue la sensibilité tactile et la sensibilité spéciale étaient déterminées parles mêmes filets nerveux, ou bien s'il fallait considérer le nerf lingual comme possédant les deux ordres de fibres. C'est là une question qu'il est à peu près impossible de résoudre expérimentalement. Nous avons vu qu'outre la cinquième paire, il y avait encore la corde du tympan qui agissait sur la gustation dans la partie antérieure de la langue. Nous nous sommes expliqué sur son action, et nous avons montré ce qui peut survenir comme phénomène isolé consécutif à la section de ce filet nerveux. Toutefois il nous a semblé que le phénomène ne devenait surtout évident que lorsqu'on coupait la corde du tympan, après sa sortie de l'oreille moyenne.
On sait, en effet, que dans ce point la corde du tym-
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pan contracte des anastomoses avec des filets du grand sympathique , qui accompagnent l'artère méningée moyenne.
Nous n'avons pas essayé si , en enlevant le ganglion sous-maxillaire, on obtiendrait les mêmes résultats. Chez le chien, ce ganglion est à peine ^'isible.
L'organe de la gustation, comme tous les organes des sens, possède des nerfs moteurs. Ces nerfs moteurs sont le glosso-pharyngien, considéré comme un nerf mixte, et plus spécialement le nerf grand hypoglosse, qui est le nerf moteur essentiel de l'organe. Nous n'avons rien à ajouter à ce qu'on sait sur les fonctions de ce nerf, si ce n'est que nous avons constaté sa sensibilité récurrente, et vu qu'elle lui était fournie par la cinquième paire. De sorte qu'ici nous voyons que la cinquième paire tient sous sa dépendance, non-seulement le nerf facial, les nerfs moteurs de l'œil, mais encore l'hypoglosse.
L'organe de l'ouïe possède, comme tous les organes des sens, trois espèces de nerfs : 1" le nerf de sensation spéciale, nerf acoustique, qui est bien évidenniient le nerf de l'audition, mais que M. Flourens a divisé en deux, considérant la partie limacienne comme la portion acoustique par excellence, et la portion vestibulaire comme présidant à des mouvements d'équilibration de la tête. En effet, quand on blesse les canaux demi-circulaires, on voit survenir dans la tête des mouvements de torsion qui persistent pendant un temps plus ou moins long. Nous produisons quelquefois cet effet, lorsque voulant couper le facial dans le crâne
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nous venons à blesser les canaux demi-circulaires.
L'appareil auditif reçoit sa sensibilité générale du plexus cervical pour la peau de l'oreille externe ; de la cinquième paire et du pneumogastrique pour le conduit auditif; pour l'oreille moyenne et la trompe d'Eustache, de la cinquième paire et du glosso-pharyngien par le filet qui émane du ganglion d'Andersch.
La sensibilité de l'oreille moyenne et du conduit auditif n'est pas douteuse. Quand on pratique la section de la corde du tympan chez le chien, on trouve que l'intérieur du conduit auditif est doué d'une sensibilité vive due à la cinquième paire. Le pneumogastrique fournit aussi au filet auriculaire que nous avons vu expérimentalement être très sensible, lorsque nous l'avons examiné avant et après la jonction au facial dans le canal spiroïde.
Lorsqu'on agit sur le nerf auditif, le nerf de Wrisberg ou le nerf facial, il est très difficile de ne pas léser tous ces nerfs à la fois. Il serait impossible par exemple, même en opérant sur de gros animaux, sur des chevaux . comme nous l'avons fait, de couper isolément à leur entrée dans le conduit auditif interne, le facial, l'acoustique, ou le nerf de Wrisberg; de façon qu'il est difficile d'examiner l'influence que pourrait avoir sur le sens de l'ouïe la soustraction des nerfs moteurs qui animent les muscles des osselets de l'oreille. Nous avons pu opérer cette séparation des nerfs par rarrachement qui permet d'enlever quelquefois le nerf facial seul, quelquefois aussi avec lui le nerf intermédiaire de Wrisberg; mais en respectant toujours le nerf acoustique. Or, nous
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avons remarqué, ainsi que le prouvent les expériences déjà citées, qu'après l'arrachement du nerf facial le sens de l'ouïe n'est pas perdu. Toutefois, il serait impossible de dire s'il n'a pas été modifié, parce que les animaux ne peuvent pas rendre compte de ce qu'ils éprouvent. Nouspouvons remarquer cependant, en parcourant les observations prises chez l'homme, que la paralysie du nerf facial, lorsqu'elle n'est pas due à une lésion de l'oreille, n'entraîne généralement pas d'altération sensible dans le sens auditif.