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Otte vue a été complètement abandonnée ; elle a été surtout combattue par les expériences de Herbert Mayo, sur le ganglion ophthalmique. On avait pensé, par exemple, que les mouvements involontaires qui se passent dans l'iris avaient leur centre d'action dans le ganglion ophthalmique; que la lumière, par exemple, arrivant sur la rétine , qu'un corps étranger, qu'une excitation directe arrivant sur la conjonctive ou sur la cornée transparente, produisaient une excitation qui était recueillie par le ganglion , d'où partaient ensuite des nerfs moteurs qui produisaient la contraction de la pupille.
Cette explication a été renversée par l'expérience qui aurait appris qu'après la section de la cinquième paire, ou après celle du nerf moteur oculaire commun, tous ceâ phénomènes cessent, montrant ainsi qu'ils sont sous la dépendance de l'un ou l'autre de ce^ nerfs. Depuis lors on a généralisé ce fait en admettant que toutes les actions réflexes se passent dans les centres nerveux céphalo-rachidiens, et jamais exclusivement dans les ganglions du grand sympathique. On pense que les mouvements réflexes externes et les mouvements réflexes internes ont le même centre commun.
Il est certain que, lorsqu'on a détruit la moelle épinière , toute espèce de mouvement réflexe externe se trouve aboli : mais les mouvements réflexes internes le sont-ils? Cela paraît beaucoup moins évident, parce que souvent il arrive que les mouvements péristaltiques de l'intestin deviennent excessivement violents, et que, quand ils sont absents, on les développe en touchant
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rintestiu, qui est séparé de rabdoinen. On ne peut pas par conséquent supposer que la moelle épinière intervienne comme centre dans ces contractions.
Il en est de même d'autres mouvements sur lesquels nous revieqdrons tout à Theure.
Cependant il est positif qu'il existe des mouvements réflexes des intestins qui paraissent avoir pour centre la moelle épinière. Nous avons déjà cité, dans le deuxième volume de nos Leçons ^ une expérience dans laquelle cç\Xe intervention de la moelle comme centre est évidente. Nous allons répéter cette expérience devant vous.
Sur ce jeune dogue qui vient d'être sacrifié par la section du bulbe afin de faire cesser tous les mouvements volontaires, nous ouvrons la poitrine et nous galvanisons le ganglion cervical supérieur. Bientôt on voit les mouvements de l'intestin grêle devenir très violents sans qu'il y en ait dans les autres parties de l'intestin. Lorsque nous galvanisons les ganglions du plexus solaire, nous voyons des mouvements péristaltiques très actifs se montrer dans le gros intestin seulement. Si maintenant nous voulons nous rendre compte de la manière dont s'opèrent ces mouvements, nous ne pouvons pas admettre que Tirritalion portée sur le ganglion cervical supérieur se transmette par les filets qui partent de l'extrémité inférieure de ce ganglion et arrivent en sqivant le trajet des nerfs grand et petit splanchnique, à faire contracter les muscles de l'intestin. L'expérience prouve, au contraire, que l'impression galvanique passe du ganglion à la moelle épinière et se transmet par
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elle et par action réflexe jusqu'aux nerfs qui vont directement dans les intestins.
En effet, si Ton coupe la réunion des filets qui émanent de la partie inférieure du ganglion premier thoracique, de manière à avoir deux bouts constitués, Tun supérieur par le ganglion lui-même, Vautre inférieur par les filets qui en émanent, et qui font partie de la chatne sympathique ; alors si Von galvanise le bout inférieur, on n'obtient aucun résultat, tandis que la galvanisation du bout supérieur produit des contractions de l'intestin grêle, exactement comme cela avait lieu lorsqu'on galvanisait le ganglion intact. Ceci prouve évidemment que c'est par la moelle que passe rinfluence nerveuse. C*est, en effet , le seul conducteur qui semble rester entre le ganglion et les intestins grêles.
Ce que nous venons de dire du premier ganglion thoracique s'applique au plexus solaire.
On peut voir toutefois, d'après cette expérience, que la contraction des intestins reçoit son excitation de parties du système nerveux situées beaucoup au-dessus des organes qui se contractent. Mais si Ton admet maintenant que les fibres sensitives qui produisent cette contraction naissent des parties situées au-dessus de celles qui se contractent, on verra que les nerfs sensilifs qui transmettent l'impression excitante ne sont pas toujours dans les organes mêmes qui se meuvent.
Ainsi , par exemple, une irritation portée sur les nerfs de l'intestin grêle fait contracter le gros intestin. Ainsi une irritation portée sur les nerfs de l'estomac fait contracter l'intestin grêle.
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Il s^agirait toutefois de savoir si les nerfs que Ton galvanise sont réellement des nerfs de sentiment, ou si Ton n'aurait pas affaire à des nerfs de mouvement appartenant au sympathique, qui rentreraient dans la moelle épinière. Ce sont là autant de questions particulières qui seraient à traiter dans Tbistoire spéciale du grand sympathique, étudié dans les différents oignes.
Nous signalerons enfin certaines formes de mouvement qui existent dans les intestins ou dans d'autres organes splancbniques, et qui sont évidemment indépendants des nerfs, quoique, dans certains cas, ces mouvements puissent être déterminés par l'influence nerveuse.
Ainsi lorsque , par exemple , on a un œsophage ou une portion d'intestin dont tous les nerfs moteurs ont été détruits, soit par l'ablation de l'organe, soit par l'empoisonnement à l'aide du curare, et lorsqu'on pique l'œsopbi^e avec la pointe d'un bistouri, de manière à irriter la fibre musculaire dans un point déterminé, on voit le resserrement du conduit musculaire avoir lieu, nonseulement dans le point touché, mais on le voit se propager ensuite au-dessous, jusqu'à une distance très éloignée, qui est sa limite naturelle.
Il en est de même de l'uretère : loi'squ'on le pique avec la pointe d'un bistouri, il se manifeste une contraction péristaltique qui, débutant dans le point touché, descend par la partie inférieure jusque vers la vessie, mais jamais ne remonte vers le rein.
Il y a donc là, dans tous ces cas, une transmission de l'irritation dans un sens déterminé, transmission qui
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OU trois mois, j'ai rencontré ce même fait de l'absence des mouvements péristaltiques dans les intestins après la mort, même après qu'ils avaient été jînlevés de Tabdomen. Il y avait également la même forme aplatie des intestins; mais le lendemain, en examinant ces intestins restés à la température ordinaire, ils avaient très lentement changé de forme et étaient devenus arrondis, et leur diamètre bien inférieur à celui de la veille.
Nous pourrions donner beaucoup d'autres exemples des variétés de mouvement qu'on peut rencontrer dans les organes intérieurs; mais ce que nous en avons dit suffit pour prouver qu'il y a là des conditions particulières qui se rencontrent dans les organes musculaires de la vie intérieure, et qui doivent rendre l'étude des mouvements réflexes qui se produisent dans le grand sympathique beaucoup plus difficile. Aussi l'étude de ces mouvements réflexes intérieurs est-elle, quoi qu'on en ait dit, encore entourée d'une grande obscurité.
Nous ajouterons enfin que, s'il est prouvé que dans certains cas les ganglions du grand sympathique ne semblent pas agir comme centre dans les mouvements réflexes, il y a des cas dans lesquels ils semblent avoir cette influence. Ainsi, lorsque l'on a coupé le filet cervical du grand sympathique et qu'on irrite avec une pince son bout supérieur , on produit des mouvements de déglutition par action réflexe , mouvements dont le ganglion cervical supérieur paraîtrait être le centre.
Quand on galvanise les pneumogastriques , le cœur s'arrête, et avec cet arrêt du cœur coïncide ordinairement, chez le chien, l'apparition des mouvements péris-
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taltiques de rintestin. Cela tient-il à ce qu'on a empêché le sang d^arriver dans les intestins.
Quand on a coupé la moelle épinière au-dessous des nerfs phréniques, et que ces mouvements péristaltiques se manifestent, se pourrait-il qu'on eût diminué considérablement l'impulsion du cœur; de sorte que, dans les deux cas, ce phénomène tiendrait à la même cause. Ce sont là quelques cas des nombreuses observations dont il nous reste à chercher l'explication.