‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveuxChapitre 103 sur 136 · MOUVEMENTS RÉFLEXES INTERNES · texte numérisé non relu

MOUVEMENTS RÉFLEXES INTERNES

nous ferons l'histoire de ce nerf en particulier : c'est d'être tantôt sensible, tantôt insensible , lorsqu'on Tirrite mécaniquement dans la région du cou.

Lorsqu'on agit sur les fibres motrices organiques du pneumogastrique, il rentre dans la condition de tous les autres nerfs, c'est-à-dire qu'il faut agir sur sa partie

ripbérique. Dans ce cas, comme nous le savons, l'irritation du bout périphérique peut déterminer non-seulement des mouvements dans l'estomac, maisaussi l'arrêt du cœur; de sorte qu'on a une espèce d'antagonisme entre les actions réflexes du pneumogastrique et ses actions directes. Les actions directes produisent l'arrêt du ccBur sans exercer aucune influence sur les mouvements respiratoires ; l'action indirecte ou réflexe produit l'arrêt des mouvements respiratoires, sans influer aucunement sur les mouvements du cœur, et il est remarquable, sous ce rapport, de voir que, lorsque toutes les excitatioois sensitives de la vie extérieure agissent sur le cœur, les excitations semblables des nerfs de la vie intérieure n'agissent pas sur lui.

Les deux pneumogastriques produisent à peu près )es mêmes phénomènes quand on irrite les mêmes bouts résultant de la section de l'un ou de l'autre.Toutefois l'excitation du bout central du pneumogastrique gauche produit plus spécialement les phénomènes de vomissement quand l'animal est en digestion, et l'excitation de sou bout périphérique produit plus spécialement les contractions péristaltiques de l'estomac, tandis que l'excitation du bout central du pneumogastrique droit produit plus spécialement l'arrêt de la respiration et l'irritation

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de son bout périphérique agit plus énergiquément pour produire rarrêt du cœur.

Il semblerait aussi que chaque pneumogastrique agit plus spécialement sur les mouvements respiratoires du poumon correspondant. En eflet, quand on n'a coupé qu'un seul pneumogastrique, il y a un affaiblissement dans les mouvements respiratoires du côté correspondant ; et, ce qu'il y a de particulier, c'est qu'on peut constater que Tair est expulsé avec beaucoup moins de force par la narine de ce côté que du côté opposé.

n y a de plus une action chimique que l'irritation du bout central du pneumogastrique peut exercer sur le sang et sur la composition des urines. Nous reviendrons plus tard sur ce fait.

Actuellement, nous avons à nous occuper de Tin* fiuence que les actions réflexes extérieures peuvent avoir sur les phénomènes de la vie de nutrition.

Lorsque la moelle est coupée chez un apimal et que les mouvements réflexes sont exagérés, on remarque que, à chacun de ces mouvements réflexes qui se trouvent produits dans les muscles extérieurs, il y a un retentissement sur certains organes intérieurs, mais particulièrement sur le cœur. Nous avons déjà traité cette question à propos de l'influence des nerfs sensitifs sur la circulation ; nous n'y reviendrons pas ici. Nous nous bornerons seulement à dire que, lorsqu'on agit sur la peau, on a les mêmes eflets ({ue lorsqu'on agit sur les racines ; de sorte que toutes les excitations poiiées sur la peau réveillent le cœur par un trouble apporté dans le fonctionnement de cet organe. Le Troid et le chaud,

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qui sont les excitants spéciaux des nerfs de sentiment, agissent de même sur le cœur. Seulement il pourrait se faire que, dans ces cas, l'action pût se transmettre au cœur directement, par le sang échauffé ou refroidi. Chez les animaux à sang froid, les grenouilles par exemple, il parait en être ainsi, et chez ces animaux, les excitations de la peau n'agissent pas évidemment pour modifier les mouvements du cœur. Il serait singulier que ces différences fussent à considérer parmi les conditions qui différencient les animaux à sang chaud

des animaux à sang froid.

Là se présenterait une question intéressante : nous savons que les nerfs de la vie extérieure sont souvent le siège de convulsions qui reconnaissent une cause, soit 'ntèrne, soit externe. Il s'agirait de savoir si les nerfs du grand sympathique peuvent être aussi le siège de convulsions reconnaissant pour point de départ, soit une sensation interne, soit une sensation externe. Certaines affections nerveuses pourraient recevoir le nom de con^ vulsions du grand sympathique ; le pneumogastrique peut être le siège de convulsions évidentes. Seulement, d'après le principe que nous avons déjà émis, Tinfluence des nerfs moteurs place toujours les muscles dans un état opposé à celui dans lequel ils sont au moment de l'excitation ; or le cœur étant en mouvement, il se trouve arrêté par les convulsions du pneumogastrique, et les morts subites arrivant quelquefois chez les enfants, à la suite des convulsions dites internes, ne sont probablement pas autre chose que l'arrêt du cœur sous Tinfluence de convulsions survenues dans le pneumogastrique. Dans ces

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