MOELLE ALLONGÉE
partie située entre les origines apparentes des pneumogastriques, on cause immédiatement la mort de fanimal parTarrét complet des mouvements respiratoires. Lorsqu'on veut tuer rapidement un animal, c'est le moyen incontestablement le plus expéditif. Les équarrisseurs l'emploient quelquefois pour abattre les chevaux ; ils appellent cela les énerver. Les Toréadors essaient, pour abattre le taureau, de lui planter une lance entre l'occipital et l'atlas. Toutefois pour produire cet arrêt des phénomènes respiratoires, une solution de continuité quelconque est nécessaire ; la simple piqûre avec une aiguille Qne ne suffirait pas.
On a fait beaucoup d'expériences pour arrivera limiter exactement ce point dont la lésion anéantit la respiration en laissant intacts tous les nerfs qui y président.
Lorsqu'on examine la moelle allongée chez un animal, on voit, autour du bec du calamus scriptorius, deux petits amas de substance grise, au-dessus desquels naissent les pneumogastriques. Chez le lapin, le centre qui tient sous sa dépendance les mouvements respiratoires, est limité de 2 ou 3 millimètres au-dessus, à & ou 5 millimètres au- dessous de l'origine des pneumogastriques. Ce centre respiratoire est d'autant plus délicat et plus facile àdétruire, que les animaux sur lesquels on opère occupent un rang plus élevé dans l'échelle zoologique et que l'abolition de la respiration est suivie chez eux d'une mort plus prompte. C'est ainsi que la piqûre de ce centre, appelé par M. Flourens le nœud vital, fait périr immédiatement un oiseau, tandis que chez les mammifères qui