DE LA MATIÈRE GLTCOGÈNE
fortement opaline et d'où elle est entièrement précipita* ble par Talcool (1) concentré.
Pour purifier cette matière glycogène et la débarrasser des matières azotées, ainsi que des moindres traces de glycose qu'elle aurait pu encore retenir, on la fait bouillir dans une dissolution de potasse caustique très concentrée pendant un quart d'heure ou une demiheure, opération qui ne l'altère pas, et n'en change pas les propriétés fondamentales, puis on filtre en ajoutant un peu d'eau, et toute la dissolulion est précipitée de nouveau par l'addition de quatre on cinq fois son volume d'alcool à 38 ou &0 degrés. Agitant alors avec une baguette de verre, la matière précipitée se divise, ayant d'abord une grande tendance à adhérer aux vases. Par des lavages répétés avec de grandes quantités d'alcool, on enlève autant que possible la potasse, la matière glycogène se présente alors sous une forme d'une substance comme grenue, presque pulvérulente. Toutefois cette matière ainsi préparée retient toujours avec elle une certaine quantité de carbonate de potasse : qu'on ne peut pas enlever par les simples lavages à l'alcool ; il faut pour cela redissoudre la matière dans l'eau, saturer le carbonate de potasse par l'acide acétique et trai • ter de nouveau par l'alcool qui précipite la matière et
(1) La dissolotioii aqueuse de cette matière glycogène brate et avant d*atolr été traitée par la potasse, se colore par Tiode, ne réduit pas les seb de culyre dissons dans la potasse, ne fermente pas avec la levure de Mère. Cependant, abandonnée pendant longtemps à elle-même, cette substance m^a paru dans quelques cas pouvoir se changer partieDemcnt en sucre ; c'est sans doute quand elle reste mêlée encore à des matières étraogèret.
hlO PEÉPAKATIOlf
lafiépare de l'acétate de potasse qui reste solubledwis 1|l liqueur. La matière glycogèue perd alors sa forme gr^ que pour revêtir Taspect d'une substance blaache, très finement tomenteuse lorsqu'elle est en suspensioD dans l'alcool, pulvérulente et comme farineuse quand oUe est desséchée.
Ainsi préparée, cette matière hépatique glycogène possède un ensemble de caractère qui la rendent tout à fait analogue à de l'amidon hydraté ayant déjà subi un commencement d'altération. C'est une matière nautrOt sans odeur, sans saveur, donnant sur lalw3gM9 la seq* sation de l'amidon. Elle se dissout, ou paut-ètrç plus exactement, se m^t en suspension dans T^au à laquelle elle communique une teinte fortoioent opaline. L'exil men microscopique n'y montre rien de caractéristique. Lf'iodQ y développe une coloration qui peut varier en intensité, depuis le bleu violet foncé jusqu'au rouge mar^ roq clair ; rarement la coloration est nettement bleue. Quand on chauffe jusqu'au rouge avec de la chaux sodée, cette matière hépatique ne dégage pas d'ammoniaque, ce qui indique qu'elle ne renferme pas d'azote (i). (La matière glycogène brute traitée de la même manière dégage très nettement des vapeurs ammoniacales.) ^l^
(i) Lorsqu'on broie le tissu du foie frais et qu'on coagule à froid la pulpe hépatique par une quantité suffisante d'alcool à 38 ou /l|0 degrés, on précipite la matière glycogène avec sou ferment. Après avoir* par det lnvages à Talcool répétés, enlevé le sucre et fait sécher I4 matièret f|il te réduit à une sorte de poudre du tissu du foie, si on la replace dans l*e»|i froide, on obtient une dissolution opaline qui contient la matière glycogène hépatique et son ferment Ce qui le prouve , c'est que cette dissolution abandonnée à dle-méme se charge de sacre très rapl4eMi|t*
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ne réduit pas les sels de cuivre dissous dans la potasse, œ subit pas la fermentation alcoolique sous TinQuence 4e la levure de bière, est entièrement insoluble daps TalcQol fort et précipitable de sa solution aqueuse par U, sous-iLcétate de plomb, le charbon animal en excès, etc. Mais la propriété de la matière hépatique qui nous fnti^resse le plus est celle qui est relative à son changepiQqt en sucre. C'est là que les analogies physiologiques de cette substance avec Tamidop hydraté se montreqt dans tout leur jour. On voit, en eilet, que toutes les ^l^u^nces, sans en excepter une, qui transforment r^glîdon végétal en dextrine et en glycose, peuvent égar lement changer la matière glycocène du foie en sucre, en passant par un intermédiaire analogue à celui de la dextrine. C'est ainsi que TébuUition prolongée avec les acides minéraux étendus d'eau , l'action de la diast^se végétale et celle de tous les ferments animaux analogue, tels que le suc ou le tissu pancréatique, la salive, le isang, etc., transforment très facilement la matière gly- CjOgèqe en sucre. 4n nipment où o^te transformation graduelle s'opère, la dissolution de la matière glygogène, d'opaline qu'elle était, devient peu à pep transparente et perd en même temps la facnUé d'être colorée par l'iode. Mais bientôt après, et seulement quand le
Quand la transformation en sucre est achevée , on peat précipiter par ralcod le ferment qu'on sépare du sucre et qu*on obtient alors isolé. Nais 4pMUul on ^joaie de Talcool à k dissolution avant ique ^ ancre appiraiase, on précipitp )a matière glycogène avec son ferqaenL Quand on fîdt l)Ouiliir la matière ainsi obtenue avec de la potasse caustique, H y a ipfi dégageoMOt étideoi d^ammoalaque qiri provient dt la dertraptioa de la matière aiotée du ferment mélangé à la matière glyf^^^èAf*