DE LA FORMATION DU SUCRE
dant encore chargé de matière glycogène. D est à remarquer qu'à la suite de cette opération kt température des organes abdominaux s'abaisse beaucoup, en même temps qu'il y a d'autres troubles sur lesquels je n'ai pas à m'arrêterici.
J'ai prouvé également qu'en blessant l'axe cérébrospinal dans la région du quatrième ventricule, on produit des phénomènes exactement opposés ; la circulation abdominale est très accélérée et conséquemment le re* nouvellement du contact de la matière glycogène avec son ferment considérablement étenidu. Aussi la transformation de la matière glycogène devient-elle si active et la quantité du sucre emportée par le sang si considérable, que l'animal, comme on le sait, devient diabétique diems ce cas, c'est-à-dire que l'excès. de sucre versé dans le sang par le foie surei^cité passe dans ses urines.
Dans les deux cas précités, le système nerveux agit évidemment sur la manifestation purement chimique d'un phénomène physiologique. Mais quand on analyse son mode d'action, on reconnaît que ses effets n'ont été que mécaniques et ont porté primitivement sur les organes moteurs de la circulation capillaire, qui ont eu pour effet tantôt d'amoindrir ou d'empêcher, tantôt d'étendre ou d'augmenter le contact de deux substances car pables par leurs propriétés de réagir l'une sur l'autre; elles donnent ainsi naissance à un phénomène chimique que le système nerveux règle indirectement, mais sur lequel il n'a pas d'action directe et primitive. Cette vue n'est pas spéciale pour le foie, et je prouverai plus
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tard que lé^ iâflueûce!$ chimiques que l^ôti t*e(!oiitt&tt au système nerveux en général sont le plus orditiaireniëtit èb «et otrlre pureùent fliéCàfllqUe.
Ouant aui Conclusions que uous pouvons actuelle** ment déduire, au point de vue de la physiologie géûé- Aie, du mécabisme que nous avons indiqué pour la forfll&tiotl du suCte dans le foie, il est impossible de né pââ être frappé de la similitude qui existe sous ôe rapport entre la fonction glycogénique dû foie et là production du sucre dans certains cas de l'organisme végétal. Dans une graine, par exéniple, ^ui pttJduit du sucre pett- Afiiût la germination, nous avons à Considérer également deux séries de phénomènes bien distincts i Tun primitif, entièrement vital , est constitué par la formation de Pamidon sous Tinfluence de la vie du Végétai ; TauU* ébhsécutif, entièrement chimique, pouvant Se passer en dehors de l'influence vitale du végétal, est la transforittatîon de l'amidon en dtèxtf We et en sucre par ractîon âé 1& dlastase. Lorsqu'un Ibie séparé de ranimai vivant éOûtinue encore un certain temps à produire du sucre, il est de toute évidence que le phénomène vital de créa^ tkm ou de sécrétion de la matière glycogène a cessé ; mais le phénomène chimique continue à se produire sî les conditions d'humidité et la chaleur nécessaire à son accomplissement se trouvent réalisées. De même, dans la graine séparée de la plante, le phénomène vital de la Sécrétion de ramiddn a cessé avec la Vie végétale ; maïs, (tous l'influence des conditions physico-chimiques hifth r&bles, son changement en dextrlne et sucre, à Taide de l«t diastase, peut s'opérer. Enfin il est facile de voir, par
iismik LA GLTCOGENÈ ANIMALE Et VtîôlHrÀLK. &^
ces otiérvatîons parallêtës, que là fôrmàliWî dtl Sucre dans le Foie des animaux passe par trois iséties de tratl^ fonûàtioDs successives tout à Fait analogdëS k TappâritioD dé r&midoD, de la dextrine et du SUcrè dans là graine dès végétaux.
En résumé, d'apfès tous les faits que ttotis vetioos dé rappeler, nous pouvons conclure que la question de la production du sucre dans les animaux a réalisé un progrès important, par suite de l'isolement de la matière glycogène qui préexiste constamment au sucre dans le tissu du Foie.
Mais il reste encore à déterminer la forme organique de cette matière glycogène, ainsi que les conditions anatomiques et physiologiques exactes de sa formation dans ses rapports avec les phénomènes de développement et les divers états physiologiques du foie. Des expériences que j'ai déjà entreprises à ce sujet me permettent d'espérer qu'il sera possible d'aller plus avant dans la question glycogénique et délocaliser la formation de la matière glycogène dans des éléments spéciaux de l'organe hépatique.
Chez les animaux arrivés au terme de leur développement, le système nerveux de la vie organique n'intervient donc que pour régulariser, par une influence toute mécanique, des actes chimiques qui en sont indépendants dans leur essence; ces actes chimiques de l'organisme adulte sont en effet analogues aux phénomènes de développement qui, à une époque antérieure, s'accomplissaient de la même façon, alors que le système nerveux n'existait pas encore.