‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveuxChapitre 25 sur 136 · STRUCTURE DES NERFS · texte numérisé non relu

STRUCTURE DES NERFS

en harmouie avec celui du côté opposé dans les mouv^ meota de natation ou de saut qu'exécute l'animal. Ge^ pendant, quand on coupe la racine postérieure des deux membres postérieurs à la fois, il y a moins d'ensemble dans les mouvements auxquels tous deux prennent part.

Chez les chiens, cette influence est beaucoup plus manifeste.

Cette influence du sentiment sur le mouvement est un fait important qui, je crois, n'a pas été remarqué parles expérimentateurs; aussi réserverons-nous cette question pour en faire le sujet d'un examen approfondi que nous appuierons d'un grand nombre d'expériences que nous avons faites à ce propos.

Pour aujourd'hui, et pour terminer ces généralités sur la paire nerveuse, nous aborderons donc la structure in* tinie des parties qui la composent.

Les nerfs sont constitués par raccolement d'un nombre considérable de fibres excessivement fines: ce sont les tubes nerveux ou fibres primitives. Ces fibres primitives sont accolées les unes aux autres et enveloppées par une gatne commune , qu'on appelle névrilème ; cette gatne est contenue elle-même dans une gaine plus extérieure, à laquelle M. Ch. Robin a donné le nom de péri" nèvre.

Relativement à la constitution de la fibre nerveuse primitive, il est des choses bien établies; d'autres sont hypothétiques : on doit avoir soin de distinguer les faits acquis à la science de ceux qui sont de nature encore douteuse.

Lorsqu'on examine sous le microscope une fibre uer-

STRUCTtlKC DBS NERFS. *2l

mue chez un animal vivanl , on n'y voit, en la suivant jasqaedMBsadistribuUon.qu'un tubetrè* Bn dontl'apptrence homogène n'offre rien de :^i;u,

particulier à l'observateur. Tel est raspect des divisions nerveuses que L'on peut soivre eo soumettant au Doicroscope la membrane clignotante d'une grenouille vivante, par exemple.

Si maintenant l'on vient à couper le nerf et à l'enlever , qu'ensuite on l'examine en le préparant avec un liquide, même inerte comme de l'eau, soa aspect a changé, et on lui recoonalt un double contour qui semble indiquer une paroi et un contenu. En cet état, on reconnaît k la fibre nerveuse trots éléments diffêrents : t " une enveloppe transparente A B . sans structure ; 3* un contenu semi-fiuide, albuiniDO-graisseux , que l'on a appelt; la moelle nerveuse; .V au centre, un Olament a, corde de ta fibre nerveuse, ligament primitif de Itemak, cylindre d'axe du tube nerveux. Oo Via. 9 (i).

pense que, pendant la vie, la moelle est fluide, mais

(I) A, tube nerveux composé par tta tnii» ëlén>enU,reBHloppe t dooMe coaloar, ia moelle nervcutie et k cylioder axii. Dau «n polal, ravdoppc A a été rompue, ei le cylinder axit cat reaU lenl ; on *oU an*

qu'aussitôt que le nerf est séparé de ranimai > oatls moelle se coagule , d'où Taspoot de double oontoor qvi accuse l'épaisseur de Tenveloppe. Le cylindre d'axa serait formé d'une matière albumineuse canattfinmattl coagulée et solide.

Certains réactifs permettent de mettre ea éridenoè ces diverses parties lorsqu'on veut mieux les obtervëTé Ainsi les solutions alcalines font sortir , par les dew extrémités du tube, une matière coagulée qui est la moelle. Pour mettre en évidence le cylindre d'axe, on emploie au contraire les acides énergiques ; VêxÂàê acétique cristallisable sera choisi de préférence. Soui son influence, la moelle éprouve un retrait; elle s'a|H plique sur Tenveloppe et laisse libre le cylindre d'ax«^ que Ton peut dès lors apercevoir plus distinetemeol.

Les fibres nerveuses primitives ne sont pas toutes du même diamètre. Kôlliker, qui a comparé leurs diraen* sions chez les animaux élevés, a trouvé pour les grosses un diamètre moyen de 0""',02 ; et pour les petites, ^ 0-",00H.

Il s'en faut qu'un môme nerf soit composé exdiiSK vement de fibres primitives d'un même calibre. I>aDS tous on en trouve de grosses et de* petites; toutefois les grosses fibres se rencontrent en plus grand nombre dans les racines antérieures, et les petites dans les raeînis postérieures.

dessus un fragment des euTeloppesBqni ont été conservées ; — d^ noyas d'une cellnlc nerveuse cérébrale molli polaire; — a, tube nerveux rédiih à son cyUnder axis; — o, c, granulations moléculaires entourant littllolc nerveuse (figure d'après R. Wagner).

lastni»-

DB LA FIBKB mTBDH FRUmvi.

CMtubesDnrveiix,doRtDouiveDOtu de voir lure, doivent néoeaair»mmt avoir uae origioe et ooe termiQaiaoQ. Vous sa- -ffci déjà que les fibres prioitnn du système moteur m termineut surtout dans Pappareil moteur,que lesfihm [vi miti ves apparlenant au système sensitif so termineot dans tous les organes aensibletT surtout dans la peau ; que les unes et les autres naissent des centres nerveux. Avantdelessui\Te jusque vers leurs extrémités, nous devons mentionner UD autre élément nerveux, qui se rencontre dans tes ganglion s et dans les parties formées de substance grise : cet élémeut est la cellule nerveuse.

Les cellules nerveuses •ont des cettules contenant un noyau entouré de substance granuleuse. Elles ne diOérent en rien, quant à la configuration, de toutes

(1) CMultt nerwuHt Toehiiitnnet ((Tiprian. Wigncr}. — A, H

tâ& STRUCTURE

les cellules à noyau ; mais le point le plus intéressant à observer est leur rapport avec les tubes nerveux.

Les cellules nerveuses sont grosses ou petites, comme les fibres primitives; on les trouve toujours n^langées ensemble en proportion variable. Les grosses celluteir dominent dans la corne antérieure de la partie grise de la moelle; les petites sont en plus grande quantité dans la corne postérieure.

Voici y d'après Kolliker , les diamètres des cellules nerveuses :

Grosses de 0"",11 à 0"",lû

Petites. . 0— ,005 à 0— ,007

On les rencontre dans la partie centrale et dans la partie périphérique du système nerveux.

Dans les ganglions intervertébraux que nous avons vus sur les racines rachidiennes postérieures , les rapports des cellules et des tubes nerveux ont été bien déterminés par Ch. Robin et R. Wagner. Les cellules y constituent une sorte de renflement sur le trajet de la fibre nerveuse. On a donné le nom de cellules bipolaires à celles qui , situées, comme je viens de vous l'indiquer (fig. 10), sur le trajet d'une fibre, de façon à en interrompre la continuité, sont en contact avec elle par deux points opposés de leur contour. Ou trouve ces cellules en grand nombi'e dans les ganglions. Ou rencontre encore dans les ganglions des cellules unipolaires, desquelles

nerveux gros composé de ses trois parties; — B, cellule ner?eose; — D, noyau de la cellule ; — a, petit tube nerreux ; — 6, petite oelliile; — c, (f, noyaux de la petite cellule.

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