‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveuxChapitre 34 sur 136 · UR LB NERF MOTEUR · texte numérisé non relu

UR LB NERF MOTEUR

Et d'abord, lorsqu on fait passer le courant dans le centrifuge, le pôle négatif étant le plus rapproché de la périphérie, le nerf |)erd rapidement la propriété d'être excité par Télectricité. Vous verrez (|ue le courant centrifuge qui traverse ce nerf crural de grenouille rendra bientôt très faibles les contractions qui sont maintenant fort énergiques.

On peut, à ce sujet, se demander si le courant n'affiublit pas la propriété nerveuse, parce qu'il désorgani* serait le nerf?

Non, messieurs, la propriété nerveuse est afTaiblie, épuisée; mais elle n>st pas détruite, car on peut la restituer en faisant passer le courant dans le sens opposé. Pour cela, il suffit de changer les pôles; le coumnt de œotrifuge devient centripète; et. au bout d'un certain temps, les excitations poilées sur le nerf déterminent dans les muscles des contractions aussi éneri^iques qu'cUiparavant. D*oii il reste établi que, des deux courants^ c'est le courant direct qui épuise l'action nerveuse le plus facilement, mais que celle-ci peut être restituée en faisant passer le courant indirect.

Lorsqu'on fait passer un œurant faible dans un nerf, on a remaitfué depuis longtem])s que la contraction du muscle qui est la conséquence de Tirritation du nerf peut se manifester de différentes manières. Tantôt la contraction du muscle a lieu à l'entrée du courant, tantôt à la sortie, c'est-à-dii'e à la fermeture ou à Touverture du circuit. Ainsi vous voyez ici une contraction se manifester dans la patte de la grenouille au moment où nous faisons passer Télectricité. Puis cette contraction

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cesse pendant tout le temps que passe le courant d'une manière continue, et au moment où nous T interrompons

une nouvelle contraction survient. En recommençant

l'épreuve, nous reconnaissons qu'il y a deux contractions, l'une à l'entrée, l'autre à la sortie du courant, mais qu'il n'y en a pas pendant son passage continu.

Maintenant si, après un certain temps, et lorsque le nerf sera fatigué et presque épuisé, nous faisons passer le même courant, nous verrons que les phénomènes ont changé , et alors nous observerons une seule contractioD soit à l'entrée, soit à la sortie, suivant le sens du courant que l'on fait agir.

Ainsi, vous voyez ici sur une autre grenouille plus fatiguée que la première : au moment où nous fan sons passer le courant direct (c'est-à-dire disposé de telle façon que le pôle positif soit en haut et le pôle négatif en bas), une contraction a lieu au moment où roo ferme le circuit, c'est-à-dire à l'entrée du courant. Pendant le passage du courant, et au moment de son interruption, on ne remarque aucune contraction.

Si maintenant nous faisons passer le courant dans im sens inverse (c'est-à-dire de manière que le pôle positif soit en bas et le pôle négatif en haut), nous voyons le contraire avoir lieu.

Au moment où l'on ferme le circuit, il n'y a pas de contraction, non plus que pendant son passage ; mais au moment où on l'interrompt, il se produit une contraction dans le muscle : c'est ce que nous appelons une contraction à la sortie.

Ici nous avons affaire à un nerf mixte, au nerf crural

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