‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveuxChapitre 38 sur 136 · ACTION DE L'ALICTRICITÉ SUB LB8 NERFS · texte numérisé non relu

ACTION DE L'ALICTRICITÉ SUB LB8 NERFS

le$ filets nerveux moteurs des nerfs mixtes^ et sur ceux des racines antérieures rachidiennes, résultat oontraire à ceux obtenus par MM. Longet et Matteucci.

B Nous signalerons en même temps, continue le même auteur, les causes d'erreur qui expliquent comment ont pu se tromper des observateurs aussi habiles que MM. Longet et Matteucci , et nous indiquerons les |H^cautions expérimentales indispensables pour se mettre à Tabri de ces causes d'erreur.

> A Tétude de ces précautions se rattache la découverte de quelques faits nouveaux :

» 1* De Texistence (dans presque toutes les expériences où Ton a fait agir Télectricité sur les nerfs) de courants dérivés très influents sur le sens des résultats ;

y^ 2^ Et surtout de ce fait assez remarquable qui explique rinfluence et rend indispensable l'observation des courants dérivés, savoir :

» De deux courants de sens opposé qui agissent simul* tanémenl à une hauteur différente sur un nerf {renfer'mont des filets moteurs seuls ou mêlés à d'autres)^ le couratU le plus près de la périphérie manifeste seul son aclion par des contractions dans les muscles animés par ce nerf; il s'oppose comme une barrière à la transmission {à travers la portion du nerf qu'il excite) de Idction nerveuse développée plus haut par le couranê de sens opposé.

n Ainsi, le but principal de notre travail, dit M.Rou»seau, est de rectifler une erreur de MM. Longet et Matteucci, en prouvant (contrairement aux résultats annoncés par ces physiologistes) qu'un courant galvanique

172 ACTION DE L'ËLECTRiaTÉ

qui traverse une portion de la longueur du nerf agit de la même manière sur les mouvements isolés des muscles auxquels le nerf se distribue , que ce nerf soit mixte y c'est-à-dire à la fois moteur et sensitif (comme un nerf sciatique) , ou qu'il soit exclusivement moteur {comme une racine spinale antérieure).

)> Notre travail aura encore un autre résultat : celui de faire connaître quelques faits nouveaux qui expliquent les différents résultats de MM. Longet etMatteucci. C'est la découverte de ces faits qui nous a permis d'éviter nous-mêmes les causes d'erreur que nous signalerons dans les expériences.

» Je n'ai pas besoin de rappeler que, si Ton réunit les deux pôles d'une pile au moyen d'un corps conducteur, il s'établit dans celui-ci un courant qui va du pôle positif au pôle négatif.

» On sait également que, si ce coi'ps conducteur interposé aux deux pôles de la pile est une portion de nerf^ on appelle le courant direct ou inverse^ suivant qu'il circule du centre nerveux à la périphérie, ou de la périphérie au centre nerveux : qu'ainsi on a un courant direct quand le pôle positif de la pile est plus rapproché de Torigine du nerf que le pôle négatif, et qu'on a un courant inverse dans le cas contraire.

» Mais il importe de fixer son attention sur un fait bien étudié dans les cours de physique, et qu'on oublie souvent dans les applications physiologiques de Télectricité ; nous aurons à l'invoquer h chaque instant pour l'explication des résultats de nosexpérienees. Voici ce fait:

» Si en deux points P et N d'un corps conducteur PNAP (fig. 20) formant un circuit fermé , on applique les deux pôles d'une pile , il s'établit dans ce corps conducteur deux courants : l'un qui va de P on N par le chemin le plus court (on l'appelle courant principal), Tautre qui suit le chemin plus long PAN (on l'appelle courant dérivé).

» Au contraire , il n'y a qu'un seul courant PN, si

le corps conducteur ne forme pas un circuit complet comme BPNA (fig. 21).

» Ces préliminaires posés, arrivons aux résultats expérimentaux :

» Premier cas. — 1* Quand , dans un nerf mixte ac encore adhérent (fig. 23) ou non (fig. 22) au centre nerveux cérébro-spinal, on fait passer un courant di-rect au inverse peu de temps après que le nerf a ét^

Fig. 22.

Fig. 23.

découvert , des contractions surviennent dans les muscles auxquels il se rend , à t* établissement et à la rupture

17& ACTION DE l'ÉLEGTEICITÉ

du circuit; c'est ce qu'ont bien vu MM. Longet et Matteucci, ainsi que leurs prédécesseurs. On a alors :

Gommeiiceinen L

Fin.

Gourant direct . •

Courant inverse. .

» fjC même résultai se produit sur les racines antérieure* » Notons encoi-e , avec MM. Longet et Matleucci, que les résultats de celte première période se reproduisent (assez longtemps après que la seconde a commencé) si Ton vient à augmenter la force du courant employé, ou à agir sur une nouvelle portion du nerf.

» Deuxième cas. — 2° Au bout de quelque temps, on voit apparaître une autre période dans laquelle les contractions n'ont plus lieu qu'au commencement de Pun des courants et à l'interruption de l'autre, MM. Longet et Matteucci sont d'accord encore avec leurs pi*édécesseurs pour les nerfs mixtes , mais ils s'en séparent pour les racines antérieures et établissent la loi représentée par ce tableau :

CoiDin<ïii> cernent. Fin

Wcrfc j Courant direct , 1 0 OMxtes. i Gourant inverse. 0 1

Page 1