‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveuxChapitre 69 sur 136 · SUR LES MOUVEMENTS DU COEUR · texte numérisé non relu

SUR LES MOUVEMENTS DU COEUR

le fait dans les expériences sur la sensibilité récurrente, que le bout central postérieur qui, dans ces expériences, était seul sensible, était encore ici le seul dont TirrilatioD déterminât l'arrêt du cœur. Cet arrêt était subit, le mercure ne descendait pas ; il restait à la hauteur qu'il occupait dans le tube. Cette interruption de l'action du cœur pouvait durer quinze ou vingt secondes, au bout desquelles la colonne mercurielle descendait. Elle continuait alors a osciller avec un abaissement de dix à quinze millimètres, qui durait quelques secondes au bout desquelles le mercure remontait de quinze, vingt et même trente millimètres. Le cœur battait ensuite plus vite qu'avant.

Cette influence de la sensibilité sur les mouvements du cœur est un fait important à connaître : il est telles circonstances dans lesquelles elle peut être une cause de mort. Qu'on prenne , par exemple , un Roimal affaibli par l'abstinence, par une perle de sang, par une cause quelconque, l'arrêt du cœur, conséquence d'une sensation douloureuse, peut être chez lui définitif.

C'est ainsi que peut se produire la syncope, sous l'influence d'une douleur vive, peut-^tre d'une émotion morale. Les sensations extérieures exercent donc une action réflexe sur les organes intérieurs, notamment sur le cœur.

Ce sujet a été de notre part l'objet d'études spéciales que nous allons vous communiquer avec détail, en raison de l'intérêt qu'ont la physiologie et la médecine à connaître des phénomènes capables, dans certains cas, de devenir une cause de mort subite.

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