‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveuxChapitre 73 sur 136 · SUE LES MOUVEMENTS DU COEUR · texte numérisé non relu

SUE LES MOUVEMENTS DU COEUR

Alors , la racine postérieure de la septiome paii*e rachidienne lombaire fut divisée, la racine antérieure correspondante restante intacte. Eu pinçant le bout périphérique de cette racine postérieure , il n'y eut aucun effet produit y aucune douleur perçue, aucune pertur**bation des oscillations de la colonne mercurielle. Il sembla apparaître au premier moment quelques contractioDs légères dans les muscles de la cuisse; mais ce sont là des phénomènes très fugitifs, déjà observés, et que nous ne faisons que signaler en passant, sauf k revenir plas tard sur ce sujet.

Après toutes ces observations sur les racines rachidiennes, on revint au nerf facial, et on constata que le bout périphérique de sa branche supérieure était sensible et agissait sur le cardiomètre exactement comme le bout périphérique d'une racine antérieure rachjklieune.

Ensuite on découvrit le pneumogastrique du côté gauche ; on le pinça légèrement, et on observa une ascension de la colonne mercurielle, absolument comme pour la racine antérieuro.

On coupa ensuite les deux nerfs vagues dans la région moyenne du cou ; leur section manifesta de la douleur. Après cette section, il n^y eut pas de mouvements de suffocation; l'animal resta calme, la hauteur de la colonne nercurielle s'était un peu abaissée.

On agit alors de nouveau sur les racines rachidiennes, et OD observa exactement les mêmes phénomènes qui ont été signalés plus haut pour les deux racines; ce qui prouTC que ce n'est pas par Tintermédiaire du pneumogwlrique que leur action sur le cœur se transmet.

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 part tous les faits observés sur Tinfluence du nerf sensitif sur le cœur, cette expérience prouve de plus que l'ouverture du racbis, en affaiblissant Taniofial, fait diminuer considérablement la pression du sang, abaisse* ment qui est toujours en rapport avec une diminution de la sensibilité.

On avait observé en outre qu'avant l'ouverture du rachis, et lorsque l'instrument était appliqué sur la ca* rotide gauche, si l'on venait à comprimer la carotide opposée, cette compression suffisait pour produire une ascension considérable dans la colonne mercurielle, ascension qui disparaissait dès qu'on venait à cesser la compression du vaisseau.

Après l'ouverture du rachis, lorsque l'animal était affaibli, on ne pouvait plus produire ce phénomène en opérant de la même manière. D'ailleurs on observait aussi qu'avant l'ouverture du rachis, les artères plus pleines , turgides , battaient avec plus de force sous le doigt qui les comprimait.

Cette expérience a été faite, comme toutes celles qui précèdent, avec T hémodynamomètre de M. Poiseuilïe.

Eœp. (10 septembre 1847). — Dans les expériences suivantes, on a substitué à l'hémodynamomètre de M. Poiseuilïe un nouvel instrument appelé cardiamètre (6g. 41). Les pulsations ou les oscillations résultant des contractions du cœur sont plus considérables et plus faciles à observer que dans le manomètre à deux branches qui constitue l'instrument de M. Poiseuilïe. Sans entrer dans une comparaison détaillée sur le mécanisme et la valeur relative de ces deux instruments, compa-

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raison qui ne doit pas trouver sa place ici, nous dirons que, pour avoir une notion exacte sur les phénomènes de la circulation artérielle et sur les indications donnée par les instruments manométriques, il ne faut pas confondre, comme on Ta fait jusqu'à présent, les impulsions du cœur et la pression artérielle dans une seule et même indica-» tion. Mais il faut, au contraire, distinguer ce qui appar* tient à la pression artérielle seule et ce qui appartient à la pulsation ou à la contraction du cœur. H faut , en outre, éviter, autant que possible, que ces indications soient troublées par les mouvements respiratoires.

Cette séparation des phénomènes peut se vérifier directement par Texpérience : quand on met Tinstrument dans Tartère, on a à la fois une pression artérielle, qui est constante, et la pulsation cardiaque, qui est variable. Quand on met Tinstrument directement dans le ventricule, on n'a plus que la pression variable comme le montre l'expérience suivante :

Eœp. (12 octobre 1847). — Sur un chien d'une taille un peu au-dessous de la moyenne, on introduisit, en entrant par la veine jugulaire droite, un tube de verre convenablement recourbé jusque dans le ventricule droit du cœur, et on appliqua ce tube au cardiomètre. On vit alors que l'on obtenait l'impulsion du ventricule sans pression constante. La pulsation était forte, plus forte que celle qu'on observe dans le système artériel.

Une autre particularité est que cette pulsation était excessivement brusque et sèche, tandis que dans une artère elle est plus souple et mieux soutenue. Ici, on voit que la pression du ventricule droit paraîtrait plus forte

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