‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveuxChapitre 72 sur 136 · SUE LES MOUVEMENTS DU COEUR · texte numérisé non relu

SUE LES MOUVEMENTS DU COEUR

paire. On observa, dans ce dernier cas, un abaissement de la colonne mercurielle qui précéda son élévation.

Après ces observations, on ouvrit la colonne vertébrale dans la région lombaire par le procédé connu. L'animal, qui était vivace et très turbulent, fut considérablement affaibli par suite de cette opération quoiqu'il n'eût pas perdu beaucoup de sang; ce qui tenait sans doute à ce qu'il était à jeun.

L'instrument, qui avait été enlevé, fut replacé de nouveau sur la mème'carotide. Aussitôt après Touverture du rachis, on trouva que la colonne de mercure soulevée n'était que de &5 millimètres, puis elle s'établit un peu plus tard comme constante à 70 millimètres. Alors on examina avec soin ce que produisait l'excitation des racines sur la colonne mercurielle, et on put constater très nettement les résultats qui suivent, parce que l'animal était devenu très calme.

lo Quand on touchait très légèrement la racine postérieure de manière que la douleur ne fût pas assez vive pour produire un mouvement ou un cri, il survenait cependant à l'instant même une secousse brusque dans les muscles de la cuisse, et en même temps il y avait arrêt brusque de la colonne mercurielle à 70 millimètres et presque aussitôt un abaissement de 5 à 10 millimètres. Puis , vingt à vingt-cinq secondes après qu'on avait touché la racine , il se manifestait une ascension de la colonne mercurielle qui allait de 5 à 10 millimètres au-dessus de 70. Cette oscillation de la colonne mercurielle persistait de quinze à vingt secondes, après quoi elle revenait à 70, qui était la pression initiale.

B., StIT. RBIT. — t. I. 18

à7A INFLUENCE DES NERFS SENSITOn

£• Quand on touchait très légèrement la racine antérieure de la même façon que la racine postérieure, c'està-dire de manière qu'il n'y eût ni mouvement ni cri produit , on observait également un frémissement brusque dans la cuisse, et, immédiatement, une éléva^tion de la colonne mercurielle sans qu'on eût constaté préalablement un abaissement, comme cela avait lieu pour la racine postérieure. Enfin, cette élévation de la colonne mercurielle, qui suivait l'excitation de la racine antérieure , persistait beaucoup moins longtemps que celle qui suivait l'excitation de la racine postérieure.

On a reproduit un grand nombre de fois ces excitations dès racines assez légèrement pour ne provoquer aucun signe de douleur, et on les a vues constamment exercer la même influence sur les oscillations de ht colonne mercurielle*

Alors, après ces observations, on divisa la racine an* térieure de la dernière paire lombaire que l'on examinait, et on pinça successivement les deux bouts de la racine divisée. Le pincement du bout central ne produisit absolument aucun effet, ni douleur, ni contraction mnsculaire, ni aucune modification dans l'état de la colonne mercurielle. Le pincement très léger du bout périphérique de la racine antérieure, toujours exécuté de telle manière que l'animal ^ne poussât aucun cri et ne se livrât à aucun mouvement général , afin de n'avoir par là aucune cause de trouble des mouvements de la colonne mercurielle , ce léger pincement produisit absolument les mêmes effets que ceux que l'on avait obtenus quand la racine était entière.

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