‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveuxChapitre 85 sur 136 · EXCITATION MÉTALLIQUE DES NERFS · texte numérisé non relu

EXCITATION MÉTALLIQUE DES NERFS

positive. Tai également essayé sur le sympathique TexcitatioD métallique, qui est très active sur les nerfs cérébro-spinaux ; et à ce propos, messieurs, je vais vous rapporter quelques expériences nouvelles que nous avons faites sur cette singulière excitation des nerfs, depuis que nous vous avons signalé ce fait pour la première fois (voy. leçon 12% p. 227). Nous compléterons en même temps ce que nous avons à vous dire sur les courants musculaires et nerveux considérés d'une manière générale. Nous allons vous montrer que constamment on détermine une contraction dans la patte de la grenouille galvanoscopique, quand on fait toucher en deux points séparés le nerf de la patte sur une surface de mercure. Voici comment nous faisons cette expérience que nous allons répéter devant vous. Il y a du mercure dans une petite cuve isolante en porcelaine, en verre ou en bois (fig. 41) : si je fais toucher lentement sur le mercure le nerf a de la patte galvanoscopique du tube 1 , en le posant dans une certaine longueur, il n'y a pas de contraction produite dans la patte ; mais si je fais en sorte qu'une portion de nerf soit isolée en un point, il y a contraction dès que le nerf touche ensuite le mercure. Pour opérer cet isolement, nous plaçons sur la surface du mercure un petit tube de verre très fin ou môme un brin de fil ciré t, puis nous posons le bout a du nerf de la patte galvanoscopique 2 au-devant du corps isolant t, et nous touchons ensuite le mercure avec Tanse b du nerf qui a passé sur le pont. Au moment où Tansedu nerf touche le mercure, il y a Une contraction dans la patte galvanoscopique. Si Ton place plusieurs ponts isolants t i i successivement

30fi EXCttATIOn MftALLIQCE DES tlfitM.

(tube à) et qu'avec un nerf assez long od touche le mercure dans les points aicd, à diacan de ce» points de

contact on obtient des convulsions successives, mais qui vont en s'afTaiblissant à mesure qu'on approche de la

(1) Excitation métalUqite du nerf de la patl*. gaîvanoscopique âe Ut grenouille. — Snr une «arfiice mercurkile H Isolée et conienoe dsM une cuTe de porcelaiae, de verre ou de bois, on fait loucher le nerf d'une pane gnivanpscûipique également ImNc dans un tube de verre bleu sec eiWrienrement.

Tube 1. — Quand on éteod le nerf a loRfdmdloalemeiit et lenttMUt sur la surface nierciirielle, il d'; a pas de cootracUon daDS la paiM galvanoscopiqne quand on applique le nerf, ni quand on le retire. Il ; en annlt dans le at où le nerfftant trës eidlable on agirait très tile Htm l'applio^ilion ou dans l'enlËvement du nerf. Il m'a Kniblé que loraqM le nerf est resté longtemps en contact avec la métal , il est plus ou motnl ëpnlsé et qu'il faut le laisser un pe a reposer pour obtenir les eSèts que l'on ■ dans les cas Bnivanis.

Tube S. — On a mis un petit pont isnlanl en cire i. La portion adt nerl est d'abord appliquée sur le mercure sans rien produire dans U pitte, pais lonqM le nerf TieM retoacher en 6 le mercure, tj» «m M

Page 1