‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveuxChapitre 86 sur 136 · EXCITATION MÉTALLIQUE DES XERFS · texte numérisé non relu

EXCITATION MÉTALLIQUE DES XERFS

patte. Ou peut, au lieu de prendre un corps isolant appliqué sur le mercure, soulever une anse du nerf c (tube 3) avec une petite tige de verre. Si, au lieu de faire toucher le bout du nerf d'abord et Tanse ensuite, on fait au contraire toucher Tanse d^abord et le nerf ensuite, on a également une contraction, mais peut-être d'une manière moins certaine. Des surfaces métalliques autres que le mercure peuvent produire le même effet. Ainsi, avec une plaque de platine bien pur, de fer ou de cuivre, on obtient les mêmes résultats.

J'ai constaté qu'un nerf tenant à la moelle sur un animal vivant, le nerf sciatique de la grenouille, par temple, isolé dans tout le trajet de la cuisse, mis en contact par deux points sur la surface métallique mer* curielle, est excité de manière à déterminer des contractions dans la patte ; mais il n'y a alors aucune action centripète sur le nerf sensitif et aucune action réflexe.

Quelle explication faudrait-il donner de cette action

ploaieiirs contractions dans la patte gaivauoscopique. Lorsque le corps isolant est un peu volumineux, de manière que Tanse du nerf soit grande, les efEpts produits sont en g(^n(^ral pins prononcf^s.

Tube 3. — Au lieu de faire un pont avec lui corps isolant placé sur le mercure , on a soulevé le nerf en anse c avec un petit crochet de verre.

Tube A. — On a placé successivement trois pMits ponts Lwlants iiù Lorsque le nerf touche en 6, il y a première contraction , en c devitème contracdon, en d troisième contraction. Il faut ne pas faire succééor tfop vite ces excitations du nerf, car les dernières manqueraient ; il ftut attendre un petit instant après chaque excitation, avant de clierclier «k en provoquer une autre.

11 faut, pour ces expériences , prendre les soins que Ton doit garder dans des cas analogues. Il faut que la patte soit récente, et, si le nerf se deasècbe, rhamectcr, etc.

B., SvCT. «UT. — I. 20

S06 VOLdikTim MÉTALLIQUE DES MBMB.

de la surface métallique ? En admettant qu'il y a àéw^ loppement d'électricité qui traverse et excite ee nerf, ou bien qu'il y a dérivation, par le corps conducteur, de l'électricité du nerf. Dans tous les cas je ne pense pas que l'explication que l'on invoque pour le courant mus* culaire puisse servir dans ce cas.

Relativement à ta contraction qui survient dans la patte galvanoscopique en faisant toucher son nerf aux deux coupes du muscle, elle cesse de se produire lorsque le muscle est complètement mort et est venu à l'état de raideur cadavérique. J'ai vu alors, en examinant les muscles à l'appareil de M. J. Regnault, que le courant musculaire n'existe plus dans ces circonstanceSi de sorte qu'il y a au moins coïncidence, sinon rapport nécessaire, entre la contractilité musculaire physiologique et le courant musculaire électrique.

Quand on voudra obtenir des contractions dans la patte galvanoscopique en faisant toucher à son nerf les deux <x)upes d'un muscle, il faudra donc prendre un muscle vivant, soit en pratiquant une plaie transversale à un muscle de la cuisse sur une grenouille vivante, soit en prenant la cuisse de grenouille récemment préparée et possédant encore sa contractilité et le courant musculaire. Les muscles d'animaux k sang d^aud produisent le même effet, seulement ils perdent beaucoup plus vite leurs propriétés physiologiques et électriques quand ils ont été séparés du corps. Il faut en outre avoir une patte galvanoscopique récemment préparée et bien vivace.

Le courant électrique se dirige de la surfiace a positive

COURANT llUSCULAimE. 307

; 4&9 fi9'i)si la surface transversale b négative. Pour \ la contraction aitlieu, il faut que le nerf touche suc* ■fement la surface longitudinale a, et la surface traiis«

FIG. ÛA (i).

lale 6 du muscle. Mais de même que pour le mercure, 9 contact se fait d'uue manière continue, sansinter*

) Courant musculaire de la grenouille. — Piy. 1. Tronçon de le de grenouille ; la peau est enlevée ; a, surface extérieure ou Ion* Unale du muscle ; b, surface transversale ou coupe du muscle. Le Mt Mt dirigé de a, surface posidve, en 6, sarfaee nép^ve. Ig» 3. — Sur un tronçon de muscle placé sur une lame de verre on pMqiié lentement et d'une façon continnc le nerf d^une patte galvatfii|ae isolée» de la surface positive à la face négative ; on n'a pai Mvuliion, parce que il est nécessaire pour cela d'établir un pont coBime dam le cas suivant.

îy. d. *- On a d*abord fait toucher le bout du nerf sur la face a tlve ; Il a été soulevé en c avec une tige de verre , puis on a fai| her Tanse sur la coupe h négative. La convulsion a lieu daoB la patte

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