‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveuxChapitre 88 sur 136 · COURANT MUSCULAIRE. S · texte numérisé non relu

COURANT MUSCULAIRE. S

moÎDS régulièrement, et souvent seulement à |la sortie, c'est-à-dire au moment où on fait cesser le contact de l'anse nerveuse avec la surface longitudinale du muscle. Nous explîquemos dans un instant ces différences.

Si au Méé d'opémr avec un tronçon de muscle de I9 cuisse, on éfp^ sur Fanimal vivant, sur une grenouille par exemple, chez laquelle on aura fait mie plaie aux muscles de la cuisse, on obtient le même effet, seule* ment il semble qu'il sufBse de toucher les bords de la plaie pour obtenir la contraction, et que l'inflammation de la plaie soit une cause puissante de développement d'électricité négative.

n est facile d'expliquer la contraction musculaire de la patte galvanoscopique quand on sait que le courant musculaire est un courant électrique qui va de la face longitudinale a à la surface longitudinale 6. Dans le cas où l'on met en contact deux points du nerf avec chacune de ces faces musculaires, le courant traverse nécessairement la portion du nerf isolée en anse : tantôt, le courant étant direct ou centrifuge, quand l'anse nerveuse la plus rapiMt>chée de la patte touche la face transversale du muscle ; tantôt, le courant étant indirect, c'est-à-dire centripète, quand Tanse neneuse la plus rapprochée de la patte touche la face longitudinale des muscles. Dans ce dernier cas , on peut avoir la contraction à la sortie, parce que avec ce courant électrique du muscle, on peut rencontrer tous les cas qu'on a avec l'électricité de la pile, c'est-à-dire toutes les périodes d'action que nous avons admises , suivant Tétat de fatigue du nerf et suivant le sens du courant électrique qui le

MO GouHANT musculcm:otané

parcourt. Nous pe reviendrons pas sur ces phéBomèneB, que nous ayons longuement expliqués ; nou» nous boi^ nons à dire que les faits que nous examinons mainte nant, et qui sont produits avec rélectrîcité. musculaire, rentrent parfaitement dans ceux produits |>ar l'électricité ordinaire de la pile (voy. p. 171, 10* leçon).

Enfin , messieurs , je désire vous signaler encore des expériences que nous avons faites sur un courant éleo» trique qui va de la surface des musdes à la surface de la peau et que nous appellerons musculo-cutaiié*

M. du Bois^Reymond^ dans un mémœre lu à TAca^ demie de Berlin, le 30 juin 1851, signale que la peau de la grenouille possède une force électro-motrice propre ; mais il ne s'en préoccupe que comme étant cause d'une erreur que Ton doit faire disparaître pour observer le courant musculaire, et il arrive à ce sujet i établir qu'il existe réellement dans la jpeau de ta grenouille des forces électro-motrices et qu'on en £aît dis* parattpe entièrement les effets en imbibuit d'eau salée les points de la peau qui doivent être mis en rapport avec le galvanomètre, par T intermédiare des oouseiiielt humides dont il fait usage dans ce genre d'expd^ riences.

D'abord, nous allons montrer que la surface de la peau et celle des muscles sont électrisés d'une manière op« posée.

Lorsque, sur une grenouille vivante, on fait une plaie de manière à mettre la surface extérieure des musdes à nu, on peut voir que cette surface des muscles est élec^ trisée positivement, et que la surface externe de la peay

DE LA GEBHOUILLE. Sli

est électriflée négativement. En effet, si Ton fait toucher le Dwf /de la patte galvanoscopique non isolée avec la

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surface négative de la peau en c, lorsque déjà, de l'autre main ou avec le petit doigt d de la même main, l'expé-

(1) Courant muscuh-cutané de la grenomlle* — Sur nne grenflpuille flYante, cà a enleTé sur la cuisse un petit lambeau de peau pour mettre à DU la surrace musculaire a qui a une électricité positive , tandis que toute la Mirfiice de la peau possède nne électricité négative. De sorte que M Ton place ime patte galvanoscopique dans le trajet d*nn arc conducteitr allant de la surface musculaire positive a à la surface de 11 peau c négative, (Kir exemple, on aara «ne cotitractlon à Tentrét in courant. Le courant se dirigeant de a passe par le doigt de rex)^Hmerttatenr, puis par la patte et la grenouille , puis par le nerf lui-même /*. Au moment où Tanae du nerrdont le bout est relevé en b vient à toucher la peau, fl y a conttilflloi dans la patte, parce que il y a reconstitution des deux électricités. % au lieu de faire toucher Panse du nerf en c sur la bce extérieure de la peau, on la lllit toucher de /^ en c' sur une autre surface musculaire, on n'aura pas de convulsion dans la patte galvanoa^ QOpique, parce que les deux abrfaoss se trouvent positives, et il ne peut j atôil* de ooarant

Si 2 COUBANT MUSCHiO-CUTAirt

rimeûtateur touche la surface musculaire de la cuisse a, il y a contraction au contact du nerf et de la surface cu-

tanée. On peut agir inversement en touchant avec le nerf f de la patte galvanoscopique en c, tandis que le

(1) Courant mtuculo-culani de ta grettouiUa. — Sur uiw grenoaiUe >îvanle ou très réi^emuwat mone.on place le ner( de la patte galvanoioopique dans les diverses cundiiioDs pour montrer l'etisience d'ua conraul atlaol de la face externe du muscle à la tace eit^rieurede la peau.

T. La pa[iepesti90lée,lenerrcst soulevé eue avec une tigede verre; le bout du nerf 6 «I son anse a louchent la peau; Il n'y a pasdecounut et on u'a pas de convulsion dans la patle.

1". La patte p' isolée ; le bout du nerf d (ouclie sur la surtiice do musde mise à nu, le nerf est soulevé en c. l'anse totiche ensuite en/, et alora il y a convulsion dans la patte à l'entrée du courant, qui est direct et va de d en f.

T". La patte p' isolée; le bout du nerf g louche d'abord la face tX' l^rieiire de la peau ; il est soulevé en ( , puis l'anse du nerf toudie la

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