SYSTÈME DU GRAND SYMPATHIQUE. — SYSTÈME NERVEUX DES ZOOPHYTES
Notions sommaires sur le grand sympathique. — Anatomie. — Physidogie. Système nerveux des Zoophytes. — Rbizopodes. — Infusoires. — Aca!èpbes. — Méduses. — Échinodermes.
Ajatéme da grand •jmpathlqve.
En coDomençant ce cours, j'espérais remplir le cadre que j'avais tracé. Mais plusieurs des questions dont j'avais à vous parler ont demandé un examen très-étendu ; nos expériences nous ont aussi pris beaucoup de temps, si bien que je suis obligé d'abandonner le projet que j'avais formé de vous entretenir de plusieurs points de l'histoire physiologique du grand sympathique. Permettez-moi, cependant, de vous en dire quelques mots, afin de rendre plus claires certaines particularités relatives à l'étude du système nerveux des Invertébrés.
Outre le myélencéphale et les ganglions placés sur les ra-> cines des nerfs spinaux, on trouve, chez les Vertébrés, des petites masses ganglionnaires de substance nerveuse, lesquelles, d'une pari, sont mises en rapport avec le système
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cérébro-spinal par des filets nerveux, et, d'autre part, donnent naissance à des nerfs. Ces petites masses sont ellesmêmes reliées entre elles par des filets nerveux que Ton pourrait, par comparaison, appeler des connectifs. L'ensemble de ces ganglions, de leurs connectifs et des filets nerveux avec lesquels ils sont en rapport, constitue le système du grand sympathique.
Ce nom a été donné à ce département du système nerveux parce que Ton avait cru qu'il servait à établir des sympathies entre les divers organes. Nous savons maintenant combien ces idées sont inexactes dans leur âens absolu ; c'est en effet le système cérébt^o-spinal qui est le grand centre des actions réflexes, des associations et concaténations de mouvements ou de sensations, en un mot de presque tout ce qui avait été autrefois réuni sous le nom de sympathies.
On ne saurait cependant refuser au grand sympathique teute action Ab ce genre : en effet, il met en rapport les tths avec tes autres des organes plus ou moins éloignés ; e'ei^t par lui sans doute que parfois des influences émanées de Testotnac ou A\ï duodénum se propagent vers le foie ou le pancréas.
Les gatiglions du grand sympathique se présentent chez tous les Vertébrés avec une structure très-analogue. Ils sont constitués par des cellules nerveuses ressemblant à celles des ganglions spinaux, un peu plus petites en général, offrant des caractères du même genre, et ayant des relations de même nature avec des fibres nerveuses primitives. On observe, de même que pour les ganglions spinaux, dfes variations spéciales, suivant la classe que Ton étudie. Chez les Poissons, par exemple, nous trouvons des cellules