IL
» Saiil et Jonathas qui s'aimaient avec tant de ten- » dresse , qui étaient si aimables , durant leur vie , » n'ont pas été séparés même par le trépas.
» Ils étaient plus rapides que les aigles , plus coura- » geux que les lions.
» Filles d'Israël , pleurez sur Saiil qui vous parait » d'une pourpre éclatante en vos jours de têtes; » qui vous fournissait de l'or pour vos atours.
» Comment les forts sont-ils tombés dans les combats ? » Comment Jonathas a-t-il péri sur tes collines ?
» Je verse des pleurs sur toi , ô mon frère , ô Jona- » thas , guerrier trop illustre, dont la tendresse » l'emportait sur la tendresse des femmes : je » t'aimais comme une mère aime son fils.
» Comment les forts sont-ils tombés ? Comment a » péri leur armure guerrière ? (1) »
Texte de la Vulgate.
(i) Inciyli) Israël, super montes tuos Interfecti s uni : quomodo ccciderunl fortes?
Nolite annuntiare in .Gcth , neque annuntietis in compilis Ascabnls : ne forte lœtentur fi lies Philisthiim , ne exsulient filiœ incircumeisor um*
Montes Gelboë, nec ros nec pluvia veniant super vos , neque slnt agrl primltiarum : quia ibi abjectus est clypeus fortium , clypeus Saiïl , quasi non esset unctus oleo.
A sanguine interfectorum , ab adipe fortium , sagitta Jonaihœ nunquàm rediit rclrorsiïm , et gtadius Saiïl non est rêversus inanis.
Saiïl et Jonathas amabiles , et decori in vitâ suâ, in morte quoque non s tint divisi : aquilis velociores , leonibus fortiores.
Filiœ Israël^ super Saiïl flete , qui vestiebat vos coccino indeliciis , qui prabebat ornamenta aurea cultui veslro.
Quomodo cediderunt fortes in prœlio ? Jonathas in excclsis tuis occis us est ?
Doleo super te frater mi lonatha décore nimis , et amabilis super amorem mulierum. Sicut mater unicum amat filium fuum s ità ego te diligcbam.
Quomodo ceciderunt robusti , et perierunt arma bellica.