‹ Leçons sur la structure et les maladies du système nerveuxChapitre 13 sur 19 · I. Preuves anatomo- pathologiques · texte numérisé non relu

I. Preuves anatomo- pathologiques

On range dans cet ordre les lésions secondaires de la couche optique. On nomme ainsi les atrophies de tout ou partie de la couche optique, consécutives aux lésions de la substance corticale. Ces dégénérescences sont totales quand toute l'écorce du cerveau est primitivement touchée; elles sont, au contraire, limitées à tel ou tel centre, quand la lésion occupe le point d'arrivée des fibres émergeant de ce centre.

Réciproquement, on a observé des dégénérescences secondaires de la couche corticale, consécutives à des altérations primitives de diverse nature, siégeant dans la couche optique.

Le premier en date des faits rentrant dans la catégorie dont nous nous occupons, est celui qui est rapporté par Cruveilhier (1).

Cet auteur remarque que « l'atrophie de la couche « optique a pour conséquence la réduction de tout l'hé-

(1) Anatomie pathologique, 1856, t. III.

« misphère correspondant, centre médullaire et circon- « volutions, et suivant que le foyer a respecté telle ou « telle partie de la couche optique, la portion de l'hé- « misphère qui répond aux radiations de la partie res- « pectée échappe seule à l'atrophie. »

L'opinion émise par Cruveilhier fut laissée dans l'oubli jusqu'au moment où nous fûmes amené, dans le cours de nos travaux sur la couche optique, à rechercher les faits de dégénérescence secondaire de cet organe relatés dans les auteurs.

Il nous fut ainsi possible de recueillir 38 cas, empruntés pour la plupart à Cazauvieilh, Braehet, Andral. 36 fois sur 38, c'est-à-dire dans la presque généralité des cas, les dégénérescences atrophiques des régions périphériques retentirent sur les noyaux gris centraux (1).

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