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volume un peu moins considérable que le précédent ; il est comparable sous ce rapport à un gros pois. D'une coloration blanchâtre, il est en même temps moins vasculaire. Situé en arrière et en dedans du centre moyen, il répond d'une manière exacte à la partie centrale du cerveau, au moyeu de la roue formée par le système convergent supérieur, ce qui permet de lui donner le nom de centre médian.
Ce centre , dont j'ai le premier signalé l'existence, est l'aboutissant des fibres sensitives que contient le système convergent inférieur. C'est donc vers lui que se rendent, en dernière analyse, les impressions qui sont arrivées aux centres nerveux par les racines postérieures des nerfs rachidiens. Ces libres afférentes arrivent à la couche optique par ce contingent spécial d'éléments nerveux qui s'adossent sur les parois du quatrième ventricule et s'épanouissent dans le centre médian à la manière d'un bouquet.
Les fibres efférenles vont se disséminer irrégulièrement dans tous les points de la périphérie de la corticale. Les régions ultimes d'élaboration des impressions de sensibilité générale ne sont donc point spécialement localisées en tel ou tel point, comme celui des impressions olfactives, visuelles, acoustiques.
Il convient ici de mentionner les rapports très-étroits des centres médians avec le noyau rouge de Stilling.
Le quatrième centre de la couche optique, centre postérieur ou auditif, est situé en arrière et en dehors du -précédent, derrière le centre médian. C'est de tous le plus difficile à préciser, car ses limites ne sont pas trèsaccusées, ce qui jette parfois quelque incertitude sur sa situation exacte. Son volume est également variable.
Les fibres afférentes sont constituées par la commissure blanche postérieure du cerveau, qui n'est pas à proprement parler une commissure ; elle résulte de l'en-
COUCHE OPTIQUE. al
trecroisement d'un bouquet de fibres ascendantes qui subissent dans son sein une décussation complète, celles de droite passant à gauche, et réciproquement. Ces fibres constituent le pont qui relie le centre postérieur à l'origine bulbaire du nerf de la huitième paire .
Les fibres efférentes vont en partie aux régions postérieures du cerveau, qui se trouvent ainsi en rapport avec le sens de l'ouïe.
Ces fibres (fibres convergentes postérieures) avaient déjà été aperçues par Gratiolet. Elles donnent aux circonvolutions postérieures cet aspect particulier dont nous avons déjà parlé et qu'il a mentionné le premier. Seulement, il les croyait en rapport avec les tubercules quadrijumeaux et en faisait des fibres optiques. Nous verrons plus loin les faits anatomo-pathologiques et physiologiques qui ont dévoilé le rôle du centre postérieur.
Enfin, pour terminer la description de la couche optique, il nous reste à décrire la région centrale grise.
Cette substance, étalée sur la paroi latérale du ventricule moyen, peut être considérée comme la prolongation supérieure de la substance grise médullaire. En effet, le canal formé par le quatrième ventricule, l'aqueduc de Sylvius et le troisième ventricule, n'est autre qu'un prolongement, dilaté en certains points, du canal central de la moelle. La substance grise qui le tapisse représente une expansion intra-crânienne de la substance grise de cette même moelle.
Elle est visible sous la forme de deux processus bi-latéraux étendus parallèlement des tubercules quadrijumeaux jusqu'à la cloison transparente. Sur son trajet, elle présente plusieurs renflements, qui sont :
En bas, les tubercules mamillaires ; — puis le tuber cmereum, avec les fibres grises végétatives qui constituent la tige pituitaire.
En haut et en avant, la substance grise de la cloison, où aboutit la racine interne grise de l'olfactif; —
En arrière, la partie du conarium qui est formée d'éléments nerveux.
Sous le rapport de la structure, la substance grise centrale de la couche optique se compose de petites cellules nucléées, et d'un réticulum de fibriles grises trèsminces. En outre, on y trouve des vaisseaux et de la névroglie.
Les fibres afférentes sont cette série de fibres grisâtres, d'origine spinale, que constitue la substance grise du plancher du quatrième ventricule et qui s'épanouissent en éventail dans son sein (1).
Les fibres efférentes, en continuité avec les convergentes supérieures, se rendent à toute la périphérie du cerveau. Peut-être sont-elles en rapport avec les cellules végétatives de la corticale ? C'est encore un point à élucider.
Dans la prochaine leçon nous aborderons l'étude des faits pathologiques qui nous ont conduit aux résultats ci-dessus énoncés.
Couche optique : Déductions physiologiques.
Dans la précédente leçon, nous avons étudié l'anatomie normale de la couche optique : nous avons vu qu'elle pouvait être considérée comme formée par la réunion de plusieurs ganglions — centres de la couche optique et substance grise, centrale soudés en une masse commune qui occupe le centre du cerveau ; enfin
(1) Voir la planche LXV de Y Iconographie photographique des centra
nerveua.
nous avons indiqué les connexions de ces ganglions avec la substance corticale d'une part, avec la périphérie générale du corps d'autre part. Il nous reste à énumérer les faits qui nous ont conduits aux résultats précédemment énoncés, en un mot, à faire la preuve de la théorie que nous avons avancée.
Ces faits peuvent être rangés en trois classes : Les uns sont du ressort de l'anatomie pathologique pure; ils permettent de voir comment une lésion s'irradie de la couche optique à la périphérie, et réciproquement;
Les autres ont été puisés dans les recherches expérimentales des différents physiologistes sur les fonctions du cerveau ;
Un troisième groupe de faits comprend les symptômes étudiés au lit du malade, rapprochés des résultats fournis par l'examen post mortem. Nous les réunissons sous le titre de : Preuves cliniques.