IL — LÉSIONS DES CELLULES
1° L'hypertrophie, encore peu connue, a été signalée par Fr. Meschede dans la manie chronique et la paralysie générale. (Je vais passer sous vos yeux une préparation photographique, très-nette, qui vous montre les altérations de formes des cellules corticales dans un cas de manie chronique. Vous voyez combien ces cellules sont déformées, combien elles ont toutes avec leurs prolongements subi une augmentation considérable de volume). Le volume des cellules se trouve alors augmenté et peut être doublé. La cellule se„ développe inégalement , ses prolongements deviennent gigantesques ; d'où des déformations singulières et bizarres.
2° Les diverses métamorphoses involutives sont mieux connues et plus fréquentes. Ce sont :
La dégénérescence granulo- graisseuse. C'est le noyau qui est envahi le premier par les granulations ; puis elles envahissent le protoplasma, qui se trouble, devient grenu. Les cellules complètement atteintes se présentent alors sous forme de petites masses agglomérées, irrégulières, tomenteuses. Le noyau disparaît le dernier; alors la cellule n'a plus de forme propre, et se trouve remplacée, soit par de petits tronçons irréguliers, soit par une masse solide, granuleuse.
Dans ce cas, le processus va du centre à la périphérie. Il est concentrique, au contraire, quand il s'agit d'infiltration hématique.. Autour des anciens foyers hémorrhagiques, en effet, la cellule se laisse envahir, de la périphérie au centre, par l'hématine, soit amorphe, soit en cristaux. Cette transformation se termine d'ordinaire par dégénérescence granulo-graisseusei
Dans la paralysie générale, on trouve une dégénérescence colloïde et sdéreuse des cellules cérébrales. Le