‹ Leçons sur la syphilis [electronic resource]Chapitre 124 sur 149 · SYPHILIS DES GANGLIONS LYMPHATIQUES · texte numérisé non relu

SYPHILIS DES GANGLIONS LYMPHATIQUES

de la capsule reconnaissent pour cause la syphilis. Mais ces épaississements de la capsule sont si communs chez les personnes avancées en âge qu'on ne peut les regarder en rien comme caractéristiques de la syphilis.

Les calcules surrénales ont été vues en dégénérescence graisseuse(Virchow) dans quelques cas de syphilis tertiaire, mais c'est là une lésion qui est loin de pouvoir entrer en ligne de compte de la syphilis.

Chez les nouveau-nés syphilitiques on observe, par contre, une altération spéciale qui doit être rapportée à la vérole héréditaire. Elle porte à la fois sur la capsule et sur le parenchyme (OUivier et Ranvier, Parrot). La capsule est enflammée, épaissie et, sur une section examinée au microscope, on trouve une formation nouvelle d'éléments embryonnaires disposés en couches ou en amas ronds entre ses faisceaux fibreux.

De plus on observe dans le parenchyme de petites taches ou des noyaux semi-transparents, qui sont constitués par des îlots de cellules embryonnaires., de la même façon que les petits grains du foie chez les mêmes sujets.

Les ganglions lymphatiques que nous avons étudiés déjà à propos du chancre et des premières manifestations cutanées (voyez page 98) sont relativement beaucoup moins influencés par la syphilis tertiaire. La pléiade ganglionnaire de la première époque de la vérole s'efface peu à peu : les ganglions restent pendant une ou plusieurs années plus volumineux qu'à l'état normal et durs, mais ils finissent par revenir à leur volume ordinaire et, lorsque surviennent des accidents profonds tels que les syphilides tuberculeuses ou gommeuses de la peau et des muqueuses,

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