PLAQUES MUQUEUSES DES AMYGDALES
de pus, plus ou moins volumineuses, m, m', n, qui sont toutes situées à la surface de la muqueuse. Dans ce cas, les cellules de la couche de Malpighi, c, étaient, en majorité, creusées de cavités, ainsi qu'on peut en juger même avec ce faible grossissement.
Les figures k et S de la planche III représentent aussi des plaques muqueuses de l'amygdale à un grossissement de 60 diamètres. Dans la figure 4, les couches épithéliales sont très-épaissies et les papilles sont également très-épaissies et allongées. Dans la figure 5, la couche superficielle de l'épiderme présente plusieurs petits abcès semblables à ceux qui sont représentés dans la figure 2 de la planche II. Mais dans la figure 5 de la planche III, les cellules épithéliales sont en partie désintégrées et la plaque était exulcérée par places.
Nous avons figuré (fig. 3, pl. II), à un grossissement plus considérable de 300 diamètres, une partie de la surface épithélique d'une plaque muqueuse de l'amygdale, afin de montrer les détails de structure de ces cellules cavitaires. Entre quelques-unes d'entre elles on voit le ciment crénelé qui les unit, d. Les unes possèdent un noyau atrophique dans leur cavité, b ; d'autres sont vides, a ; d'autres, c, e, contiennent plusieurs éléments cellulaires arrondis.
L'existence de ces cellules superficielles cavitaires, ces petits abcès intra-épithéliaux, si remarquables et si curieux, ainsi que l'altération analogue, mais moins intense, moins commune des cellules du corps muqueux les plus rapprochées des papilles, vous rendent parfaitement compte de l'opacité, de la couleur blanchâtre et de l'imbibition des couches de revêtement des papules muqueuses .
Nous croyons que ces petits abcès ou collections de