SYPHIUS DU TUBE DIGESTIF
ment me permettront de passer plas rapidement en revae les organes qu'il nous resle à étadier. J'aorai surtout à TOUS indiquer à propos de chacun de ces organes ce qui me semble devoir être rapporté sûrement à la syphilis, en faisant toutes les restrictions nécessaires à propos des lésions dont la nature parait encore douteuse.
Syphius du tube digestif. — Je vous ai déjà parlé des sypbilides tertiaires et des gommes des différentes parties de la bouche et du phar}'nx; je n'y reviendrai pas. L'œsophage, rmtestin et le rectum peuvent être atteints par la syphilis tertiaire.
Uœsophage en est très-rarement le siège. L'œsophage est un lieu de passage rapide pour les aliments et sa pathologie est très-bornée. On cite cependant des observations qui se rapportent indubitablement à la syphilis. Tel est le malade de Follin qui souffrait de dysphagie par rétrécissement de l'œsophage et qui guérit sous la seule influence du traitement interne antisyphilitique. Telle est une autopsie de Yirchow, dans laquelle il a constaté, à côté d'un ulcère en voie de rétraction, des tumeurs gommeuses jaunes en métamorphose graisseuse et ayant donné naissance à l'ulcération (1). Tel est le cas de West qui observa à l'autopsie d'une femme syphilitique, une dilatation de la partie supérieure de l'œsophage au dessous de laquelle ce conduit était très-rétréci et ses parois indurées.
Les gommes de l'œsophage ne peuvent donc être com-
(i) Nous ne connaissons de gomme de Toesophage que ce fait relaté par Virchow sans aucun détail histologique.
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IQê SYPHILIS DU TUBB DKâBSTlF
parôesi eu égard à leur fréquence^ à œlles da pharyni ou da foie. Lorsqu'on trouve (oui simplement des cica'* trices plus ou moins évidentes ou un ulcère plat» comme dans un autre fait de Yirchow, ou un rétrécissement consécutif à des brides fibreuses cicatricielles^ rétrécissement sur* monté d'une dilatation ampulaire, il faut être bien sûr que ce rétrécissement n'est pas dû à toute autre cause inflammatoire ou artificielle, et il faut avoir affaire à un individu iMnifeMemêût syphililiqnd poui^ le rapporter à la syphilis.
Lés lésions de Vestonuxc, rapportées â la syphilis, sont êgalemeht très-rares et doivent être rigoureusement critiquées avant d'être mises sur le compte de cette maladie.
Cependant il y a quatre ans, j'ai fait à la Charité, dans le sertice de M. Wolllez, l'autopsie d'une femme qui présentaiti en même temps qu'une gomme du foie» des gommes âere8tomac(l).La nmquease stomacale montrait, le long de la petite courbure et au voisinage du pylore, le relief de tumeurs aplaties, marronnéeSi l'mie ayant cinq cenii^ mètres de diamètre, l'autre trois et la dernière deux centh mètres; la muqueuse était conservée, mais amincie et adhérente à leur niveau. Sur une section perpendiculaire à leur surfeoe» le tissu sous^mnqueuic épaissi et induré offrait une épaisseur de 8 & 12 millimètres : ce relief du tissu Donjonctif sous^muqueux se distinguait parfaitement de la couche mnsculeuse située au-dessous. Le pylore était rétréci; des ganglions hypertrophiés et indurés entouraient la petite courbure stomacale; il existait, en outre, une cica-
(1) Voyez les comptes-rendus des séances de la société médicale des hôpitaux, séance du 22 mai 1874 et planche II, et manuel d'hislotoitie pathologique de Cornu et Aanvier p. 797, ngures sd? et m
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OOHIIBS DB l'bSTOMAG 107
trioe btanche^ dare et rayonnée ft la sorfiBce péritonéale de Festomac. Â ra^tamen microscopiqae» la couche glandalaire de restomac, aa nireau de ces petites^ tumears se montra hérissée de petites saillies villenses ou papillaires dues au bourgeonnement hypertrophique du tissa conjonctif qui entourait les glandes. Gelles-^ci étaient séparées par du tissu conjonctif épaissi et fibreux. Leur canal excréteur était rétréci, oblitéré parfois par le tissu conjonctif, bien que les eals-de*sdc profonds des glandes fussent à peu près normaux. Ceux-ci se présentaient en effets à 1 millimètre ou 1 millimètre et demi de la surface de la muqueuse^ sous la forme d^agglomérations de sections circulaires ayant le diamètre normal des culs-de-sac terminaux des glandes. Ces glandes contenaient quelques cellules d'épithélium cubique et petit ne formant pas un revêtement complet si ce n'est dans les dilatations terminales qui étaient complètement tapissées par des cellules cylindriques à grosse extrémité tournée vers la paroi, à extrémité plus étroite tournée du côté de la lumière de la glande qui contenait un liquide muqueux.
Le tissu conjonctif sous- muqueux, qui constituait tout le relief de la néoformation^ était serrée dense» feutré, parcouru par des vaisseaux sanguins perméables au sang* Il était formé de faisceaux de tissu conjonctif entre lesquels il y avait de nombreuses cellules embryonnaires rondes et petites, ou un peu allongées. Ces cellules étaient parfols disposées en petits Ilots.
Les couches musculeuses très-épaissies de Testomac étaient composées de feisceaux de fibres lisses séparés par des bandes de tissu fibreux contenant beaucoup de cellules embryonnaires. Le tissu conjonctif sous-péritonéal présentait une néoformation de cellules analogue.
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