M SYPHILIS DB L^APPAREIL RESPIRATOIRE
gaog contenu dans les vaisseaux des parois ahéolaires. C'était évidemment les portions de ce tissu les plus anciennement altérées.
Autour des lobules ainsi modifiés, le tissu pulmonaire était fortement congestionné et les vaisseaux des cloisons étaient distendus par le sang.
Voilà des lésions qui, assurément, doivent être rapportées à la syphilis. L'enfant était manifestement syphilitique : depuis sa naissance il avait eu des éruptions successives de syphiUdes cutanées et de plaques muqueuses et il avait toussé; les os du crâne étaient couverts d'exostoses ; il était mort de cachexie syphilitique avec une lésion pulmonaire qui n'avait aucun rapport avec la tuberculose et qu'on ne peut pas rapporter non plus à une broncho-pneumonie simple. Le tissu conjonctif du poumon ne présentait pas, il est vrai, un épaississement inflammatoire partout manifeste ; malgré cela je n'hésite pas à considérer ce fait comme un cas de pneumonie syphilitique.
Ne croyez pas cependant, messieurs, que nous soyons encore complètement édifiés sur Tanatomie pathologique de ces pneumonies dues à la syphilis héréditaire. Nous voudrions voir déterminer exactement Tétat des cloisons du poumon et la structure du tissu fibreux qui les compose à toutes les époques de la vie intra-utérine et dans les premières années de la naissance afin d'avoir un terme de comparaison positif avec les altérations pathologiques qui portent sur la trame pulmonaire.
J'ai trouvé dans le fait de syphilis héréditaire de M. Bouchard rapporté précédemment (voyez page 330) et dans lequel il existait une broncho-pneumonie toute spéciale, une lésion très-curieuse des fibres élastiques.
Elles se cassaient et se fragmentaient en petits morceaux
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