SYPHILIS CONGÉNITALE DU POUMON
paroi et la face tonmée vers la lumière de l'alvéole étaient des cellules plus larges que les faces latérales ; les diamètres transversaux, étaient plus grands que les diamètres verticaux. Dans Tintérieurde Talvéole il y avait des cellules arrondies granulo-graisseuses et de grandes cellules rondes pourvues de plusieurs noyaux et également granuleuses. Les cloisons alvéolaires étaient épaissies, mais contenaient très-peu de cellules fusiformes et pas du tout de cellules embryonnaires. Le réseau vasculaire trés-riche qui cheminait à la surface et dans l'épaisseur des cloisons renfermait peu de sang dans ces portions du poumon.
Les parties qui m'ont paru altérées depuis moins longtemps montraient dans leurs cloisons des vaisseaux capillaires très-nombreux remplis de sang. Les parois des cloisons alvéolaires étaient tapissées aussi de cellules pavimenteuses^ mais au lieu de trouver uniquement des cellules rondes dans leur intérieur, onvoyait des amas de cellules prismatiques contiguës situées au centre des alvéoles, et ces cellules se continuaient avec l'agglomération de cellules analogues qui remplissaient les petites bronches. Celles-ci en effet étaient distendues par des cellules prismatiques ou cylindriques tuméfiées, pressées les unes contre les autres. La surface des petites bronches et des bronches plus volumineuses était tapissée par des cellules cylindriques à cils vibratils disposées en plusieurs couches et dont les plus anciennes remplissaient le calibre de ces conduits. Autour des bronchioles et des vaisseaux, il existait une assez grande quantité de faisceaux de tissu conjonctif séparés par des cellules plates.
Les parties grises miliaires situées au milieu du tissu rosé hépatisé dont je viens de parier étaient décolorées à l'œil nu, ce qui était dû à une moins grande quantité de