‹ Leçons sur la syphilis, faites à l'Hôpital de LourcineChapitre 15 sur 148 · FAUSSE MEMBRANE DU CHANCRE S · texte numérisé non relu

FAUSSE MEMBRANE DU CHANCRE S

les, on constate qn'elle est difiScile à bien délacérer et qu'elle est élastique en même temps que résistante. On ne peut pas même, après un séjour assez long de fragments d'une pareille fausse membrane dans Talcoolau tiers, en isoler tous les éléments. La fausse membrane, en effet, lorsqu'on en a enlevé les globules de pus et les cellules épidermiques libres par la dissociation, reste constituée par un feutrage serré de fibrilles. Aux bords des fragments très-petits, obtenus par la dissection, on voit des fibrilles quisediyisent et se subdivisent en prolongements rameux, courts, en forme de bois de cerf ou de buisson épineux ; parfois un fragment microscopique de la membrane tout à fait isolé montre plusieurs de ces prolongements parlant d'un centre commun où se trouve un noyau ovoïde, en sorte qu'on doit penser qu'il y a là des cellules ayant subi TaVtération spéciale de la diphthérie pharyngienne. La difficulté qu'on rencontre à isoler ces filaments fait qu'on ne peut pas afiinner que tous proviennent de cellules épidermiques. Les filaments se colorent facilement par le carmin: entre les mailles formées par leur intrication, il existe de petites cavités contenant souvent des cellules lymphatiques.

J'ai représenté dans la figure 7 do la planche I deux fragments obtenus par la dissection de ces fausses membre aes. On y voit bien les travées qui sont assez épaisses et se terminent par des filaments de forme variée et par des prolongements courts. Ces travées laissent entre elles des espaces c qui contiennent souvent des cellules lympbiU'ques /. En a se trouve une cellule à prolongements multiples qui a conservé son noyau ovoïde.

Ilû6 goullelelte d'acide acétique cristallisable mise entre les deux lames de verre gonfle inunédialement et pâlit les filaments, de telle sorte qu'on ne voit plus à leur place

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n DESCRIPTION INàTOMIQUE DU CHINCB^ INFECTANT

qn'wàù sjobs^nce pâle et transparente an milieu de laquelle 4es noyaux ovoïdes e^ petits subsistent avec leur coloratioii ist deyiennemt très-apparents. Cette substance réticulée se /comporte donc, au point de yu$ de l'action de Tacide acé- ^que, de même que la fibrine; niais elle est beaucoup plus résistante ^ la dissociation que la fibrine. Quelle que soit la nature chimique de cette membrane, et on est loin d*étre fixé sur ce point, elle a la plus grande analogie avec la lansse membrane dipbthériliqae du pharynx ou du larynx.

Jusqu'ici, Messieurs, nous avons examiné au microscope le liquide e^ les éléments libres à la surface du chancre et la fausse membrane qui le tapisse . Je vais maintenant entrer avec vous dans le détail de Texamen des préparations obtenues en coupant en tranches minces un chancre enlevé.

Pour obtenir ces préparations, on place la partie enlevée, c'est-à-dire le chancre en entier avec la portion de peau ou de muqueuse saine qui l'entoure, soit dans l'alcool, soit dans l'acide osmique pour fixer les éléments; puis on laisse séjourner 24 heures dans l'acide picrique ou dans )e liquide de Mulier ou dans le bichromate d'ampioniaque. puis on le met daps la gomme, et enfin dans l'alcool ^n d'obtenir un dufcissen^ent suffisant. On en fait ensuite des coupes qu'on colore aij picro-carmin et qu'on monte dans la glycérine.

Ces sections, qui passent par le grand ase du chancre, montrent, avec un faible grossissement, l'ensemble des parties qui le composent et doqt je vous ai déjà présenté un schéma. La figure 1 de la planche I, dessjnée à un faible grossissement (IS diamètres) représente un chancre de la grands li&vr? enJPYé à Tune 40 nos oialades. Sur C6|^

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