‹ Leçons sur la syphilis, faites à l'Hôpital de LourcineChapitre 14 sur 148 · VUE D ENSEMBLE U · texte numérisé non relu

VUE D ENSEMBLE U

posée par ilôts. Elle est assez difficile àdétacher, cependant on y arrive en la raclant avec un bistouri, et alors on peut constater son adhérence en môme temps que son épaisseur qui est d'un cinquième ou d'un quart de millimètre, quelquefois plus. Au-dessous de la fausse membrane on trouve un tissu qui saigne facilement. Lorsqu'on examine, dans son ensemble, un chancre à base plus ou moins dure, on reconnaît qu'il n'a pas l'apparence d'une dépres* sîoo. mais, au contraire, d'une saillie papuleuse du derme, car si son centre est déprimé et légèrement excavé en godet, ses bords sont plus épais, plus saillants que la peau saine avec laquelle il se continue.

Ainsi, si nous représentons un peu schématiquement au tableau la figure d'un chancre sectionné suivant son grand diamètre, perpendiculairement à la surface de la peau, nous aurons la figure suivante :

Fig, 1, — Scbéma de la eoope d*an cbanere indoré. A, B, éplderme eoraé. P. papUlai. T, Usso induré dt U l>ase da ehaatre. If, fâiisf« membrant. <-

La couche cornée de l'épiderme  se contiduedéla pariie saine de la peau sur le relief formé par le^t>ord :du chancre en B, puis elle s'amincit lorsqu'on arrivera" la dépression centrale. Cette dépression est recouverte par la feiusse membrane adhérente M. La couche de' Mâlplghi, intermédiaire entre la couche cornée et les papilles P,Vépaissit an niveau des bords du chancre et s'amincit ou même

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ti DESCRiPTiœr anatoipqce du chancre infectant

disparaît am centre de renicération sous la bnsse membrane. La couche pepiUaire P, présente, annifeau des bords du chancre, un épaississement et on allongement des papilles, et, an niTcan de rexnlcéralkm, nn aplatissement du corps papillaire. Enfin, le tissa coqjonctif dv denne est épaissi et dnr dans toole la région T»

Si, an lieu d'examiner nne section, tous regardez le chancre de face, voos aures nne sorfoce circulaire dont le centre est phis ou moins creux et dont le bord formé par le relief descouches épidermiqnes et paptUaires est saillant. Les couches épidermiqnes en s'amincissant de la partie saine au centre du chancre lui forment une bordme en oeil de perdrix.

D'après ces caractères omstatési un examen superficiel, fous comprenex que nous aurons i examiner successivement le liquide qu'on trouve i la surCaice du chancre, la nature du revêtement épidermique et de la fausse membrane qui le recouvre, et enfin les lésions du tissu dermo-papiUaire induré.

Les chancres que nous avons pu étudier et tons ceux qu^on observe communément siègent à la peau ou anx orifices muqueux en continuité avec la peau, ^idve, gland, prépuce, lèvres, langue, eic, c'est-à-dire dans une membrane analogue A la peau, recouverte de couches épaisses d'épitbéliom pavimenteux et possédant un cborion papillaire. Aussi le type de notre description se rapporte-t-il à une membrane, peau ou muqueuse, constituée comme nous venons de le dire et présentant an-^lessus de la couche des papilles un revêtement épitbéliai formé d'un corps muqueux et d'un épiderme superficiel on couche cornée. Noqs décrirons donc les altérations pathologiques de cas diverses couches^ et nous reviendrons ensuite sur les lé-

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UQUIOS SÉCRÉTÉ Pia Lfi CHANCRE S3

s^ 4«s partio$ cûQftifja^ntQs de ^ pi^, poil^, glaqdeS| etc.

/> liquide transparent et peu abondant de la surface du chancre contient de$ éléments assez nombreux gai sont :

1<> Des glQbales de pns ou celloles lymphatique? : ces cellules lymphatiques, plus ou moii)s granuleuses ou atrophiées, ne sont pas très-nombreuses. Elles sopt contenues dans un liquide qui présente des grapulations fines et qui^ sous l'influence de Talcool au tiers, se coagule en partie, de telle sorte que les cellules, possédant un ou deux noyaux et un protoplasma clair, sont assez souvent entourées d'une substance grenue, coagulée qui parait plus solide que Ip protoplasma. (Voyez a, fig. %, planche I).

2"" Des granulations fines, protéiques ou graisseuses, animées de mouvements browniens; des spores très-petites isolées ou réunies en chapelets, des bâtonnets de bactéridies, etc. Ges diverses productions, végétales ou vibrioniennes, sont surtout très-abondantes le jour de l'arrivée des malades, avant qu'elles aient pris des bains locaux , avant que les lésions aient été touchées par des agenis médicamenteux locaux.

3"" Des cellules cornées (f, fig. 2, pi. I)ou des cellules du corps muqueux d de Malpighi en voie de destruction; elles sont en petit nombre : quelques-unes d'entre elles sont réduites à un noyau allongé plus ou moins atrophié qui est relié à des débris très-finement granuleux de la membrane cellulaire, de telle sorte qu'on voit se déplacer ei^semble, sous l'influence des mouvements du liquide de la préparation, u^ noyau allongé, minc^, ratatiné, entouré

deflBS linéaments irrégoliers formés par une poussière exMnmnent ténne de granulations.

hdi fausse membrane diphthéritiqtie s'enlève assez difficilement par le raclage, et, en la décollant à Taide du bis • touri, on fait saigner habituellement un peu la surface de rérosion. Cette membrane grisâtre ou jaunâtre est imbibée de liquide, dételle sorte que, lorsqu'après Tavoir enlevée^ on en dissocie un petit fragment avec les aiguilles dans Teau, on obtient un peu de liquide contenant des éléments cellulaires. Ces éléments sont des cellules lymphatiques en assez grande quantité et des cellules d'épithélium corné ou crénelé. La dissociation est faite soit dans une goutte d'eau, soit dans Talcool au tiers, après quoi on ajoute une goutte de picro-carmin pour mieux yoir les détails de la préparation. Les cellules lymphatiques sont observées avec tous leurs caractères, les unes petites, ne contenant qu'un noyau; les autres, plus grosses, avec leurs noyaux rameux; quelques-unes présentent des prolongements amiboides. Les cellules épithéliales, isolées et libres dans le liquide, sont tantôt des lamelles cornées, minces, atrophiées, plissées, avec leur noyau allongé et ratatiné, tantôt des cellules plus épaisses à prolongements irréguliers et à facettes, tantôt des cellules crénelées du corps mu- Ijueux de Malpighi, unies les unes aux autres ou isolées avec leurs noyaux ovoïdes. On trouve quelquefois aussi, dans ces éléments isolés^ de grosses cellules épidermiques globuleuses dont le protoplasma colloïde fixe le picrocarmin et qui sont analogues à celles qu'on trouve dans les fouisses membranes de Tangine diphthéritique.

Lonqa'(tt dissèque la fausse membrane avec les aiguU-

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