ANATOMIE PATHOLOGIQUE DU CHANCRE MOU
Nous ayons dessiné cet aspect général d'nne conpe dn chancre mon dans le schéma représenté dans la figure 3.
Si DOQS entrons dans le détail des altérations, nous trou- Tons, dans lesconcbes superûcielles de Tépiderme et dans le corps muqueux, des cellules creusées d'une cavité entre le noyau et la substance solide de la cellule, comme cela existe toutes les fois qu'il y a une congestion inflammatoire des papilles cutanées an niveau de toute inflamma* tioD ou tumeur cutanée qui arrive jusqu'à la surface du tégument.
Dans les papilles rapprochées de Tulcération, il existe un assez grand nombre de cellules lymphatiques infiltrées dans le tissu même de la papille qui est plus grosse qu'à l'état normal. Ces cellules proviennent très -vraisemblablement de l'intérieur des vaisseaux sanguins par diapédèse.
La surface externe des papilles qui se trouvent les plus rapprochées de la perte de substance est séparée des couches ^pidermiques ; en d'autres termes ces couches épidermiques sont décollées, au bord de l'ulcération, d'avec les papilles hypertrophiées et enflammées qui sont en rapport avec elles.
Dans toute la partie de la peau enflammée^ dans ce qui reste du tissu dermo-papillaire, dans le derme et dans le tissu cellulaire sous-cutané, il y a une infiltration de cellules rondes interposées entre les éléments constitutifs du tissu conjonctif. A mesure qu'on se rapproche de la surface de l'ulcération, ces cellules lymphatiques sont plus nombreuses, plus voisines les unes des autres, en sorte qu'à la surface des bourgeons charnus^ le tissu du bourgeon est granuleux, sans fibrilles^ car les fibres du tissu
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coDJODCtif ont été dissociées» ramollies et détruites ^ Les cellules de pus devenant libres par suite de cette destruction du tissu conjonctif» forment une couche plus ou moins épaisse à la surface des bourgeons d'où elles proviennent. C'est cette inûltration des bourgeons et la sécrétion purulente dont ils sont le sii'^ge, qui donne à leur surface, dans le fond de Tulcèrei cette couleur grise qui les a fait comparer par certains auteurs à la dipbtbérie.
Je ne veux pas, à propos du cbancre mou, vous faire l'bistoire de Tinflammation commune et de la suppuration du derme et du tissu conjonctif sous-cutané; cela m'entraînerait trop loin et ce n'est pas ici le lieu, mais je désire insister sur deux points : le premier, c'est que, dans le chancre mou, il n'y a pas de sclérose des parois des vaisseaux : on n'observe rien autre que ce qui existe dans toute inflammation commune, c'est-à-dire que la paroi externe des artérioles et des veinules présente une certaine quantité de cellules migratrices interposées entre les fibrilles de tissu coujonctif de cette tunique adventice, mais il n'y a pas induration et épaississementdelaparoi et on n'observe pas non plus de rétrécissement du calibre du vaisseau. Le second point, c'est que la charpente fibreuse du derme de la partie envahie n'est pas conservée intacte : les faisceaux du tissu fibreux sont dissociés; leurs fibrilles sont séparées les unes des autres dans les points les plus rapprochés de la perte de substance. Les fibrilles séparées par des cellules lymphatiques sont elles-mêmes détruites dans ce ramollis* sèment suppuratif du tissu. Il en résulte qu'au niveau du chancre simple, le tissu fibreux a perdu sa solidité, son élasticité normales ; sa charpente fibreuse a de la tendance à disparaître. Les cellules lymphatiques qui s'accumulent m grande abondance dans les bourgeons charnus et dans
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