DIAGNOSTIC DU CHANCRE
Tent unique et il s'aoeompagDe de la pléiade gaoglioDnaire. Lecbancre mou est souvent multiple et douloureux, sans retentissement ganglionnaire ou accompagné de bubon suppuré.
Les lésions qui peuvent être confondues avec le chancre infectant sont en premier lieu l'herpès qui est plus difficile parfois à diagnostiquer chez la femme que chez Phomme parce quMl est quelquefois très-confluent, formé dégroupes nombreux envahissant toute la vulve, et qu'il détermine un œdème des grandes et petites lèvres. C'est plutôt avec des plaques muqueuses qu'avec des chancres qu'on pourrait confondre l'herpès. Retenez cependant l'aspect de certains chancres multiples qui peuvent se rapprocher de l'herpès (Dubuc), mais ces chanores sont généralement indurés. De plus l'herpès est sous forme de groupes fbrmés d'abord par des vésicules qui ont une disposition régulière et qui, lorsqu'elles sont exulcérées, conservent la même disposition de petites exulcérations en corymbes. Enfin Tberpès, affection très-prurigineuse, guérit par des lotions simples en moins de huit jours, lorsqu'il n'y a qu'une plaque d'berpés, et ne donne lieu à aucune adénite.
Je TOUS signale simplement la difficulté qu'on éprouve parfois à reconnaître une plaque muqueuse à base élevée et dure, à surface ulcérée, d'avec un chancre ; nous y reviendrons après l'étude de la plaque muqueuse.
11 eiiste quelquefois des syphilides tertiaires du gland ou de la vulve à base tuberculeuse ou gommeuse qui sont dures et exulcérées à leur surface et qu'il est très-difficile, on peut dire impossible, de différencier d'un chancre initial. En pareil cas, le diagnostic de la syphilis n'est pas douteux, mais on doit se demander s'il s'agit, chez un sujet déjà syphilitique, d'une récidive de chancre mduré ou
d'une syphilide tardive. Là, on peut craindre que les préoccupations doctrinales empêchent de constater la vérité. Le pathologiste, qui admet que la syphilis contractée dure toute la vie, aura de la peine à admettre l'épuisement du virus qui serait prouvé par la récidive du chancre infectant. D'un autre côté les caractères anatomiques et cliniques du chancre induré comparé à une papulo-tubercule tertiaire ulcérée sont les mêmes, en sorte que la question est à peu près insoluble dans l'état actuel de la science et la majorité des syphiliographes considère ces prétendus cas de récidive du chancre comme des syphilides tertiaires.
Il faut aussi avoir présent à l'esprit le fait de la possibilité du développement d'un furoncle simple soit au mont de Vénus, soit au pénis et au gland. Ces petits furoncles, venus vraisemblablement à la suite du frottement, se conduisent là comme partout ailleurs. Ils consistent en une élevure à base dure et profonde dont le sommet blanchit bientôt, et qui suppurent à la façon du furoncle, après évacuation d'un bourbillon (Mauriac).
Il y a aussi des œdèmes du prépuce et des œdèmes de la vulve» suites du coit et d'attouchements qui sont faciles à reconnaître et qui peuvent s'accompagner quelquefois d'un abcès du prépuce, et très-souvent d'un abcès de la glande vulvo-vaginale. Il faut savoir aussi qu'un chancre induré, qu'un chancre mou peuvent se développer à la surface suppurante d'un abcès de la glande vulvo-vaginale. C'est une complication très-rare, mais à laquelle il faut songer si Ton voit un de ces abcès durer longtemps avant de se cicatriser.
Je ne vous parle que pour mémoire^ dans ce diagnostic, des ulcères dus à l'arsénite de cuivre et des tumeurs, épithéliomes, éléphantiasis, etc.