S OBSERVATIONS DES PLAQUES MUQUEUSES
autres, et quand on les pique avec une épingle, on en fait sortir un liquide clair transparent et assez abondant.
Pendant les premiers jours, la malade souffrait beaucoup de son éruption, si bien qu*elle ne pouvait dormir ; les douleurs étaient cuisantes comme du feu. Elle ne pouvait y toucher sans réveiller des douleurs.
Les jours suivants, les érosions de la vulve et celles de la dernière poussée d'herpès, continuent à suinter.
Le 30 juin, la malade va mieux, mais les érosions existent encore ; la vulve ^st napin^ tendue, moins enflammée.
Le 6 juillet, elle va bien ; toutes les érosions sont absolument cicatrisées e| remplacée» ppr des petites places arroQ4ies ou irrégulièure^ et bl^r^cbes; j^i pçaaqui entoiM'e ces petite^ ci(^tr|culcs est légèrement pigmentée.
Le i% juillet, elle aort guérie. L» période d'éruption ayaii duré près de quinze jours-
OBSERVATION VH.
Plaques muqueuses de ^amygdale. — Ablation de f amygdale.
C... L.... Agée i» iS MIS, çntr^ le ^ avril i3T8 ^ LQarjçîpo, salb SaintHClément, lil o^" 28.
Pas d'antécédents p^rsonQels pu héréditaire^.
U y a deux ws, elle » ea èi 1» vulve des plaques i^aqueqscs conJluentes pour lesquelles ^11^ a «éjourné plusieurs çepiaif)^ à Lourcine.
Bien portante depuis cette époque» Qlle vit ré^ppai^altre, U y ^ quinze jours, de nouvelles plaques ftux petites lèvr^; pes ijtcérations devenaot plus douloureuses, elle se décide i eplrer à rhôpiUL
Etal actuel. — On constate à la face interne des petites lèvres la présence de 6 plaques muqueuses : 4 sur la petite lèyre droite, % sur la gauche.
Ces plaques ulcérées sont larges, indurées & leur im3Q, ^t présentent une couleur grisâtre. L'une des plaquos de la petite lèvre droite est assez profondément érodée; son GoQds est poiienpeiix,^ sa base trèsnndurée, et on la pourrait prendns (ftcltement pour un chaoere infisdanL
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PLAOUPS MUQUEUSE» DE l'amYGDALE 459
Cioq 00 six ptoqoeg muqueuses aoa uioérées à l'aïuifi.
Quêtre à cinq ganglioQS induré», gros comme des Doisitftes, dans les plis inguinaux à droite et à gaucbe.
Plaquas miuiueuses ulcérées sur Tamygd^a gauebe et à la lice interne des lèvres*
TraiumefU. — Liqueur de Yan Swieten. Badigeonnage des plaqaes avec la solution de nitrate d'argent.
▲près 2d jours i|e Iraitemenf, la malade quitte le service. Les plaques muqueuses ont disparu.
Le 43 juin elle en^e de nouveau à Lourcine.
Les plaques muqueuses vulvaires et anales ont répara, prolir féré et sont devenues végétantes.
Les amygdales, hypertroptiiées, sont couvertes de plaques muqueuses opalines, volumineuses, mais non ulcérées. Plaques muqueuses sur le pilier antérieur droit.
L'amygdale gaucbe est enlevée le 14 juin au moyen de Tamygdalotôme.
On prescrit de nouveau la liqueur à% Yaa SwietMi. Qargarimes émollients. Cautérisation des parties atteintes, au nitrate d'argent.
Le \h. lA plaie résultant de Tabktion de Tamygdale gaucbe est entièrement cicatrisée. On n'y trouve aucune trace de pUque moqueuse. Par contre, les plaques qui couvraient Tamygdale droite sont à peine diminuées.
S8. Plus de pbiques muqueuses à la gorge.
Deux ou trois plaques muqueuses érosiyes à la base de la langue.
Les plaques muqueuses vulvaires et anales tendent à disparaître.
Examen hUtologiquede l'amygdale.—Vawy^dle enlevée est le siège d'une plaque muqueuse opaline, non ulcérée, à surface lisse, ovoïde, ayant près d'un centimètre de diamètre. Sur une section de l'amygdale durcie passant par le grand axe de la plaque muqueuse opaline précédente, on voit que les coucbes épitbéliales sont accrues en même temps que les papilles se sont allongées et que le tissu conjonctir profond est le siège de nombreux vaisseaux dilatés. La figure 4 de la plancbe I, représente un dessin à un faible grossissement de celte plaque. A la surface même de répitbélium on voit une petite échancrure b, et un point obscur c, qui sont le piiepii^r un petit abcès sqperliciel o^vert, le second un petit abcès encore emprisonné àfm les cimpbes 4e Vépii^é"
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iOa OBSERVATIONS DE PLAQUES MUQUEUSES
lium superficiel. La figure 2 de la planche II représente les détails à un grossissement de 430 diamètres, des altérations de Tépithélium superficiel et du résean muqueux dans ce même fait. On y voit les petits abcès m, m\ n\ qui siègent dans les couches de l'épithélium les plus rapprochées de la surface et qui finissent par s*y ouvrir. Les cellules épithéliales plus profondes qui s'enfoncent entre les papilles, sont en grande partie cavitaires, et quelques-unes montrent plusieurs globules de pus dans leur intérieur. ^
La figure 3, planche II, représente le détail, à un fort grossissement, de rétat cavitaire des cellules et le début de la formation des petits abcès. Il est facile de s'assurer que c'est bien réellement dans des cellules que se montrent des globules de pus à la place des noyaux, dans une cavité creusée au milieu de la cellule et où ces globules sont libres.
Les crénelures qui sont conservées indiquent en effet la limite et les bords des cellules.
Toutes les couches dermo-papillaires de la muqueuse sont enflammées en même temps dans la plaque muqueuse.
Les papilles montrent beaucoup de petites cellules qui sont également infiltrées entre les faisceaux du tissu conjonctif plus profond. Les vaisseaux sont élargis, remplis de sang. Plus profondément encore les follicules clos de Tamygdale sont plus considérables qu'à rétat normal. On voit en d, figure 4, planche I, une partie d'un de ces follicules. Les travées du réticulum sont normales, mais le contenu des sinus perfolliculaires, des vaisseaux lymphatiques afférents et des mailles du tissu réticulé fin est modifié. Ces cavités sont bourrées de cellules lymphatiques, dont un certain nombre, dans les sinus perfolliculaires surtout, montre une prolifération de leur noyau en même temps qu'elles contiennent, dans leur protoplasme, des globules sanguins.