DESCRIPTION HISTOLOGIQUE DES LARGES PAPULES
Dans la cavité représentée en a, le noyau est accolé à la paroi de la cavité ; en c, le noyau est gros et entouré de fines granulations graisseuses ; en e, en d, le noyau s'est divisé et on trouve deux éléments cellulaires petits et arrondis ; en ^, une cellule cavi taire s'ouvre dans la cavité d'une cellule voisine dont le noyau s'est lui-même divisé.
Les prolongements du corps muqueux qui pénètrent entre les papilles, sont plus allongés qu'à Tétat normal en même temps que les papilles elles-mêmes sont allongées et hypertrophiées. La figure 5 de la Planche IV vous montre très-exactement celte pénétration réciproque des papilles hypertrophiées c, dans le corps muqueux 6, et rallongement des prolongements épithéliaux, m^ que le corps muqueux envoie entre les papilles. Ces prolongements sont trèslongs et les cellules épithéliales ont proliféré en raison directe de l'allongement inflammatoire des papilles. Dans cette même figure, dessinée à un grossissement de 100 diamètres, vous pouvez voirque des couches de cellules cornées tapissent encore la couche granuleuse du corps muqueux.
Les papilles, c, sont profondément modifiées par l'inflammation chronique. Leur substance fondamentale est remplie de petites cellules rondes ou cellules lymphatiques ou de cellules de tissu conjonctif tuméfiées. Les fibrilles du tissu conjonctif sont séparées par des éléments cellulaires, il ne s'agit plus seulement, comme dans le cas précédent, d'un épanchement de cellules lymphatiques le long des vaisseaux ; ces cellules ont pénétré partout dans la papille entre les fibres du tissu conjonctif. Les vaisseaux papillaires sont dilatés et remplis de sang.
Pour étudier plus complètement, dans ses détails, l'histologie des papules cutanées, j'ai enlevé à l'une de mes malades, avec son assentiment, une partie d'une large
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180 SYPHILIDES CUTANÉES PRÉCOCES
papule squameuse : les figures 1 et 2 de la planche VII que j'ai dessinées à un fort grossissement sont prises sur des pièces durcies méthodiquement aussitôt après Tablation , Elles montrent les papilles enflammées et les couches du corps muqueux de Malpighi,qui les recouvrent immédiatement.
Dans la figure 1, dessinée à 300 diamètres, le tissu conjonctif papillaire montre des cellules interposées entre ses fibres et des cavités creusées dans les cellules du corps muqueux de Malpighi. Ainsi on voit en b une cavité ovoide creusée dans une cellule du corps muqueux, cavité qui logeait un noyau ovoide, et dans la même cellule une autre cavité c qui logeait vraisemblablement une cellule lymphatique. Les faisceaux de fibres de tissu conjonclif p et les fibres élastiques h, forment dans le corps papillaire un réseau qui devient de plus en plus fin à mesure qu'on se rapproche des cellules épithéliales. Dans ces mailles on trouve des cellules plates tuméfiées du tissu conjonctif e^ e\ei des cellules lymphatiques o, rondes ou plus ou moins déformées. Ces cellules sont appliquées souvent contre les fibrilles. Telle est la cellule n relativement à la fibre m. Beaucoup de petits espaces sont vides parce que les cellules en ont été chassées par le mode de préparation.
La figure 2 de la planche VU, dessinée à un grossissement de 250 diamètres, montre une partie d'une papille enflammée avec les cellules du corps muqueux qui la recouvrent. Les faisceaux du tissu conjonctif f et les fibrilles élastiques p forment un réseau à mailles irrégulières au milfeu desquelles se trouvent des cellules lymphatiques de forme variée, les unes aplaties contre les faisceaux, les autres rondes, les autres allongées en bissac, etc. Les cellules du corps muqueux a, présentent une grande quantité
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