GOMMES DU VOILE DU PALAIS
s'en aperçoivent à peine et ne consultent pas le médecin. Si Ton examine alors la partie atteinte, on voit le voile da palais^ par exemple, épaissi, rouge, tendu dans sa totalité on sur on point seulement en forme de bosselure. Avec le doigt, on peut sentir que Porgane est induré et épais. Si on fait prononcer au malade des sons qui exigent le concours du voile du palais, la consonne a, par exemple, pendant qu^on examine la gorge, on voit que le voile ne se relève pas, ou se relève incomplètement. Ce repli musculomeiiibraneux est, en effet, immobilisé presque complètement,parce quil est infiltré d^un tissu nouveau qui compromet non-seulement la muqueuse mais aussi les muscles.
On ne peut supposer, en effet, qu'une gomme ayant près de 1 centimètre en diamètre, et arrondie, n'intéresse pas à la fois la muqueuse et les muscles dans une membrane aussi mince que le voile du palais. C'est ce qui a toujours lieu, en effet, et souvent aussi les deux muqueuses du voile, la muqueuse antérieure qui appartient à la bouche, la muqueuse postérieure qui se continue avec celle des fosses nasales, sont prises en même temps.
Cette immobilité du voile du palais est un symptôme de haute valeur dans le diagnostic de cette lésion ; jointe à l'induration et à Fépaississement, à la saillie que forme souvent la gomme elle-même, elle vous permettra de faire facilement le diagnostic, et il est essentiel de le porter le plus tôt possible afin de prévenir une perforation qui est toujours un accident grave.
Si la maladie est abandonnée à elle-même, la gomme se perfore et se vide; si elle était grosse, et si elle avait atteint à la fois la muqueuse antérieure et la muqueuse postérieure, il en résultera^ et cela très-rapidement, dans l'espace d'un jour ou d'une nuit, une perforation complète. Avec la
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porfiMBlJ» «Twenaait te fÉM de ta iw^
oemau, l^diSmùÈé àt la parole, le retoar des bàmams el
^ ajineote wiidei par le aez pendant la déglvlilkm, ad
ni] iMot, taflt va cortège de sympiàmes noateanx.
Lon^ae la lémn siège nrbToàte palatine, la]
tiaBdelafommeD'aflMiie pasdesoite tous les
parce qae Voê résiste encore ; mais il est mince, il s'aitère
fite par le IraTaii de Tostéo-périostite gommense, et pair
afoir été relardée, la commnnicatioD da nez aiec la be»-
che,D'ea est pas moins grare car die est presqae
irrémédiable.
Une gomme du Toile da palais ne donne pas Ueu à one perforation, sortoot si le traitement mixte par le mercure et Tiodore de potassium est institoé de s&ile. Elle peut, en effet, n'intéresser qœ la partie antérioH^ «I la partie postérieure dn roile du palais ei alors die se cicalnsera au bout d'un temps plus ou moins Icmg sans q«e les fonctions du palais soient notablement penrerties. D même j ayoir une petite perforation du voile oomfM moment de TéTacuation de la gomme, perforatioB qui suivie de gnérisoa si elle était petite. Ainsi, nous weryaos revenir ici de temps en temps une de nos anciennes malades qui a été atteinte Tan dernier d'une gomme dn voile anprès de la luette, à gauche. L'évacuation de la gomme ouverte en avant se faisait normalement; lorsqu'elle lut vidée, il se produisit un petit pertuis qui pouvait laisser passer une sonde cannelée, à travers la muqueuse postérieure. Ce pertuis s'est comblé, mais le tissu du voile à ce niveau est toujours épaissi, la luette est déviée, et il reste encore nne petite perte de substance, une dépression inftmdibuliforme en forme d'entonnoir à la place de la gomme, mais il n'y a pas de véritable perforation.
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GOMMES DU VOILE ET SB LA TOUTE VfB PALAIS MB
Um perforttkm complète, poum qo^elie soU petite, ne s'aocoBtpagiie pas toajoars d'accidents persistants et n'empédM pas la déglutition.
Les malades s'habituent à déglutir de façon à ce que les aliments passent bien par TisUinie du gosier sans rerenir par le nez.
Dans le plus grand nombre des cas, la p^oration et les délabrements dus à des gommes du Toile et de la ?oàte palatine occasionnent des désordres fonctionnels incurables, le nasonnement, les difficultés de la déglutition, Timpossibilité même de ces actes sans des obturateurs ^ des appareils prothétiques.
La luette peut être détruite par une gomme ou par des ulcérations tertiaires profondes ; le Toile du palais peut se déchirer en deux par suite de la contraction musculaire après une perte de substance assez considérable. Il en résulte ce que M. Foumier appelle un voile en forme de rideaux.
Les gommes de la voûte palatine sont encore plus redoutables en raison des lésions osseuses qui les accompagnent, de la perte de plusieurs fragments d'os appartenant au maxillaire supérieur, au sphénoïde, aux cornets, aux os propres du nez, etc., car la syphilide tertiaire du palais peut s'étendre à une portion plus ou moins considérable des tissus voisins. L'effondrement de la charpente osseuse du nez détermine alors ces enfoncements du nez qui sont assez communs à un degré plus ou moins prononcé, dans la syphilis tertiaire.
Les formes graves de cette syphilis des fosses nasales et du palais^ les pertes de substance, les ostéites et les nécroses des os de la face, la suppuration interminable, Tozène, les récidives ou la propagation des gommes et ulcères syphilitiques, les larges perforations qui font com-
muniquer la bouche et le nez^ la bouche et le pharynx, et leurs suites anatomiques et fonctionnelles sont peut être ce qu'il y a de plus dégoûtant et de plus long dans la syphilis.
Les lésions syphilitiques du voile du palais et de la voûte palatine sont en général faciles à diagnostiquer, surtout lorsqu'on a pu suivre leur évolution. Il n'y aura pas de doute à avoir lorsque, par exemple, on assistera au début de la période de crudité et au ramollissement d'une gomme du voile ou de la voûte du palais. Hais il n'en est pas de même lorsque les malades se présentent à voas pour la première fois avec des pertes de substance considérables de la muqueuse, des os, avec des perforations faisant communiquer le nez et la bouche. Le lupus, en effet, qu'on distinguera bien lorsqu'il est à son début ou qu'il montrera encore l'une de ses formes caractéristiques à la face, le lupus est souvent térébrant et il atteint et perfore la voûte osseuse du palais et la muqueuse elle-même. Il serait à peu près impossible de distinguer la syphilis d'avec le lupus si Ton ne tenait compte que de l'examen des lésions de la bouche et du pharynx. H. Th. Williams a décrit aussi un ulcère perforant du palais qui ne se laisserait pas distinguer de la gomme syphilitique; mais tout porte à croire qu'il s'agit là bien réellement d'ulcères de nature syphilitique observés chez des personnes qui niaient la vérole ou qui ne savaient pas l'avoir eue, ou chez de jeunes sujets qui pouvaient avoir tardivement des manifestations de la syphilis héréditaire.
En faisant ce diagnostic il faut aussi. Messieurs, vous rappeler que le voile du palais est quelquefois, très-rarement il est vrai, atteint de tubercules. J'ai eu l'occasion de faire l'examen d'un des cas de tuberculose du voile du
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