‹ Leçons sur la syphilisChapitre 11 sur 17 · AVEC DU SANG DE SYPHILITIQUES · texte numérisé non relu

AVEC DU SANG DE SYPHILITIQUES

observée à Rivalla ; cet oiifanl avait coiilraclé celle maladie dtux ou trois mois avant la vaccination en prenant le soin d'une femme syphililique qui infecta en môme temps son neveu. Chiabrera Iraiismil ensuite la sypbilis aux autres enfants à l'aide de la vaccination.

18° Il }' a cà la règle générale quelques exceptions que nous devons indiquer. Chez certains enfants syphilitiques les vésicules vaccinales n'offrirent aucune irrégularité; chez quelques unes des mères syphilitiques on n'observa pas d'ulcération du sein, chez d'autres au contraire ces ulcérations existaient, bion que leurs enfants ne présentassent aucun accident vénérien à à la bouche.

49" Los faits observés à Rivalla offrent une grande importance eu égard à une grande question médico-légale que l'on a sou%enl donné à résoudre aux médecins, savoir si la syphilis peut être transmise des nourrices aux enfants qu'elles allaitent et des enfants à leurs nourrices ; et dans le cas où l'un et l'autre sont infectés si l'on peut savoir quelle est la personne qui a d'abord été malade, si c'est la mère, l'enfant ou la nourrice. On put observera Rivalta l'évolution naturelle de la maladie, ol l'on eut sous les jeux tous les éléments nécessaires à la solution de ce difficile problème.

Les questions médico-légales ayant Irait à la Iransmissibilité de la syphilis des frères, sœurs, parents ou domestiques, ces questions ont été également éclairées d'un jour tout nouveau.

20^ Cet événement de Rivalla a soulevé une autre question non moins importante, et a mis en évidence l avanceraeut eu civilisation du peuple italien. 11 est d'un haut intérêt de savoir si les médecins sont responsables, qui ont transmis la syphilis en vaccinant avec de la lymphe recueillie sur des enfants syphilitiques, l es médecins piéujontais émirent avec unanimité l'opinion que les médecins n'étaient pas répréhensiblcs dans de telles circonstances cl le gouvernement accepta leur jugement. Le peuple il ilien doit êire fier de celle mar()U(! de progrès et comparer avec orgueil la conclusion qu'adopta son gouvernemcul avec la conduite que l'on linl en Bavière eu 1855 contre

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le docteur Ilubncr : ce médecin fut, pour un cas semblable, traduit en justice et condamné à la prison.

51" Les laits que nous venons de rapporter exigent que dorénavant les médecins prennent les plus grands soins eu vaccinant afin de prévenir le retour de semblables accidents. Les gouvernements qui insistent sur la nécessité des vaccinations et des revaccinations, doivent nommer pour pratiquer ces opérations, des hommes capables et les rémunérer de manière à ne pas permettre au public de pouvoir soupçonner que les vaccinations ont été mal faites.

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