‹ Leçons sur la syphilis vaccinale [electronic resource]Chapitre 7 sur 46 · DANGERS DE LA VACCINE · texte numérisé non relu

DANGERS DE LA VACCINE

table que possible. YoiKi un cas devant lequel les plus difficiles elles plus incrédules n'ont qu'à s'incliner.

Conclusion bien légitime : La sijpJdlis cl origine vaccinale est cliniqucment et expérimentalement démontrée .

Si le vaccin est susceptible de transmettre la syphilis, c'est là un fait d'où doivent naturellement dériver des conséquences nombreuses et diverses, dont les unes se laissent entrevoir du premier coup, mais dont quelques autres ne ressortent, au moins quant à leur importance, quant à leur gravité réelle, que d'une connaissance approfondie de la question.

Ces conséquences, je veux vous les signaler tout aussitôt, pour bien vous convaincre du haut intérêt pratique de la question qui nous occupe.

De ce qui précède il résulte d'abord et en toute évidence que, d'une façon générale, un danger réel et sérieux se trouve contenu dans la vaccination. Et ce (Îanger7 à coup siir, est bien de nature à éveiller notre sollicitude pour quantité de raisons, car :

1" Chaque individu est destiné à subir une ou plusieurs

transmission n'a pas lieu cependant fatalement dans tous les cas. — Quand la syphilis est ainsi transmise par inoculation, la première manifestation de la syphilis a lieu au niveau des points inoculés. — Il faut donc se garder de recueillir du vaccin non seulement sur un enfant syphilitique, mais encore sur un enfant atteint d'une afl'ection de la peau qui soit le moindrement suspecte. » — P.

FoiJHNiEn. 2

18 SYPHILIS VACCINALE.

fois dans sa vie l'inoculation vaccinale. Donc le danger de la syphilis vaccinale est encouru par tout le monde une ou plusieurs fois au cours de l'existence ;

2" La diffusion excessive et toujours croissante de la syphilis dans les sociétés modernes ne fait et ne fera qu'accroître numériquement les risques de ce danger;

3° La syphilis qui frappe les tout jeunes sujets (c'està-dire qui envahit l'organisme à l'âge habituel où se pratique la vaccination) est particulièrement grave, chacun le sait, et grave au point de se terminer d'une façon

I fatale en maintes occasions^"

\ Etc., etc. //

^ Que nous voici loin, en conséquence, avec de telles éventualités en perspective, de cette heureuse époque où l'on considérait comme une impossibilité matérielle, comme une « monstruosité » la transmission de la syphihs parle vaccin! Que nous voici loin de cet âge d'or où la vaccine était représentée comme « une vierge immaculée et immaculable », conservant toujours sa pureté et son autonomie, incapable, au nom des prijicipes, de communiquer quoi que ce soit d'autre que la vaccine, etc. (1); où l'Académie elle-même, dans une

(1) Quelques citations ne seront pas ici superflues.

(I Le vaccin est toujours sui gencris; il se renouvelle indépendamment des circonstances maladives de l'individu sur lequel il est inoculé. Je l'ai développé sur des sujets dartreux, vénériens, galeux; je l'ai repris sur ceux-là pour l'inoculer à des sujets parfaitement sains, et je n'ai pas reconnu qu'il ait produit sur eux le plus léger symptôme d'affection dartreuse, syphi/iiiquc ou psorique. » (Husson, Recherches historiques et médicales sur la vaccine, 1803, 3" cdit., p. 32G.)

« Ou a pris nombre de fois, par ignorance et quelquefois à dessein, du vaccin sur des enfants atteints de syphilis. Qu'est-il arrivé? Le vaccin s'est toujours reproduit dam toute sa pureté et sans causer aucun accident qui pùt faire soupçonner la source impure où on l'avait puisé.

« Qu'on se persuade donc bien que, de la mûmc^anièrc que le virus

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