INTRODUCTION
Cet Ouvrage a été rédigé à la suite de Leçons que j'ai faites au Collège de France, sur la théorie des Marées, pendant Tannée scolaire 1893-1894.
Dans cette première Partie, qui est imprimée depuis deux ans sans qu'il m'ait été possible de mettre la dernière main à la correction des épreuves, j'ai cherché à réunir ce qu'on peut dire de plus élémentaire sur la matière et aussi ce qui m'a paru pouvoir être de quelque profit aux ingénieurs qui ont à faire ou à utiliser des observations de marées.
Dans cette vue, je m'appuie essentiellement sur la théorie statique des marées, théorie extrêmement simple qui, depuis Newton, n'a jamais cessé de rester en honneur en Angleterre et à laquelle Lord Kelvin a donné le moyen de tenir compte de la distribution réelle des mers à la surface du globe.
Elle permet, sans qu'il soit nécessaire de recourir à la théorie plus magistrale^ mais beaucoup plus difficile de Laplace, d'exposer l'application pratique de cette théorie, c'est-à-dire les formules de prédiction des marées de l'illustre auteur de la Mécanique céleste, formules utilisées jusque dans ces derniers temps et peut-être encore aujourd'hui pour la rédaction de Y Annuaire des marées des côtes de France.
J'expose ensuite les travaux plus récents faits en Angleterre, notamment par Darwin, sur la réduction des observations et la prévision des marées. Je n'en méconnaîtrai certainement en rien le mérite, encore moins la -grande utilité,