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VINGT-DEUXIÈME LEÇON

DE LA. TUBERCULINE DE 31. KOCII

Généralités. — Quels sont la nature etle mode de préparation de la tuberculine? Ses eiïets sont-ils inattendus ou ne sont-ils que la confirmation de données acquises à la bactériologie? Travaux antérieurs et postérieurs sur les produits solubles du bacille tuberculeux.

Après avoir esquissé à grands traits nos connaissances actuelles sur les propriétés et les caractères des produits solubles fabriqués par les microbes en général, je vais aborder l'étude expérimentale de la tuberculine de M. Koch dont la vogue a été passagère; car, après avoir soulevé la plus vive et la plus fiévreuse émotion, après avoir occupé toute la presse médicale et politique, elle commence à rentrer dans l'oubli.

Vous vous souvenez que les brillants succès attribués à la tuberculine ne tardèrent pas à être assombris par de véritables sinistres. Les nouvelles lâcheuses arrivèrent à Lyon au moment même où l'on entreprenait une série de traitements. Ceux-ci furent presque immédiatement suspendus dans les cliniques de la Faculté (1), et, simultanément, le conseil des professeurs me chargea de faire dans mon laboratoire une étude expérimentale sur les effets du remède. On m'alloua des fonds spéciaux et l'étude fut entreprise avec l'assistance de M. Rodet, agrégé, chef des travaux, et de M. le D'' Courmont, préparateur. Nos expériences, communiquées dans leur ensemble au Congrès pour

(1) Voyez l'histoire de quatre tuberculeux traités dans le service de M. le pro-; fesseur Bondet par la méthode de M. Koch (MM. Bondet et Courmont. — Province médicale, avril 1891),

Tétude de la tuberculose, en 1891, ne révélèrent rien de bien nouveau et qui n'ait été vu plus ou moins par d'autres observateurs dont les résultats avaient été déjà publiés. Mais elles forment un ensemble imposant par le nombre, et, à ce titre, oiïrent un certain intérêt. Aussi, en vous résumant simplement les résultats auxquels nous sommes arrivés, j'espère vous instruire d'une façon suffisante sur presque tous les problèmes soulevés par les travaux de M. Kocli.

Le mystère dont l'auteur a entouré ses premières communications, laissant entrevoir des faits aussi surprenants qu'inattendus aux points de vue théorique et pratique, provoqua presque partout un étonnement admiralif.

En effet, M. Kocli disait plus ou moins implicitement qu'il avait observé la non-récidive de la tuberculose et que la marche de ses observations l'avait conduit à la découverte d'une substance capable de prémunir l'organisme contre les atteintes du virus tuberculeux et de le guérir lorsqu'il en avait subi les effets. Il apprenait encore que cette substance exerçait spécialement son action sur les tuberculeux en commençant localement par les lésions phymiques.

On se demandait quelle était cette substance. On s'inlorrogeait sur sa nature et l'on était impatient de connaître les notions nouvelles que M. Kocli introduirait probablement en bactériologie.

L'étonnement cessa quand l'auteur eut appris, au mois de janvier 1891 , que la substance à l'aide de laquelle il avait obtenu ces divers résultats « est un extrait glycériné tiré des cultures pures du bacille de la tuberculose. »

C'est le moment de nous demander la nature de cet extrait glycériné ou du moins la nature des produits solubles qu'il renferme et quivalentàla tuberculine ses propriétés. Malheureusement nous ne connaissons pas exactement son mode de préparation, les explications fournies par M. Koch étant incomplètes (1 ).

(1) Depuis, M. Koch nous a mieux renseignés. Voir l'addendum.

La première question à se poser est de savoir si T-extrait glycériné porte sur le précipité alcoolique des cultures, ou sur les cultures filtrées ou sur les cultures complètes du bacille tuberculeux. Il semble, d'après certaines phrases de M. Kocli, que le milieu de culture entier et que les bacilles eux-mêmes fournissent une partie de l'extrait : « Dans le simple extrait fourni par les bacilles delà tuberculose, dit-il, passent aussi, naturellement, outre la substance active, toutes les autres matières solubles dans la glycérine à 50 p. 100 et il s'y trouve, par suite, une certaine proportion de sels minéraux, de substances colorantes et d'autres matières extractives inconnues. ))I1 semble donc que la tuberculine de M. Kocli contienne à un degré de concentration élevé tous les produits solubles dans l'eau glycérinée, fabriqués par le bacille de la tuberculose, excrétés dans le milieu de culture ou retenus dans le protoplasma des bacilles.

M. Babès, qui a préparé avec les cultures du bacille aviaire une tuberculine semblable à celle de M. Koch (1), ne fait agir l'eau glycérinée que sur le précipité alcoolique.

Quoi qu'il en soit, si nous ne connaissons pas dans ses plus petits détails le mode de préparation de la tuberculine, nous en savons assez pour pouvoir, guidés parles principes que je vous

(1) M. Babès a dit au Congrès de la tuberculose en 1891, que la tuberculine aviaire est identique à la tuberculine humaine et il eu a profité pour plaider la cause de la dualité de la tuberculose humaine et de la tuberculose aviaire. Il est hors de contestation qu'en microbiologie générale on ne pourrait identifier deux microbes parce qu'ils fabriquent une substance soluble identique, mais il n'en est pas moins vrai que les travaux de ^L Babès nous ont révélé un nouveau point de contact entre les deux bacilles. Bien plus, étant données les propriétés un peu spéciales de la tuberculine, je crois cette identité des deux tuberculines un grand argument pour l'unité d'espèce des deux microbes. En effet, la tuberculine a pour effet certain et original d'agir sur les lésions tuberculeuses ; cette action essayée par nous avec la tuberculine humaine sur les tuberculoses humaine, bovine, aviaire, nous a paru identique dans les trois cas; essayée par M. Babès avec de la tuberculine aviaire sur des lésions de provenance humaine, elle a paru à cet expérimentateur semblable à celle de la tuberculine de M. Koch. Les deux tuberculines {humaine et aviaire i ont donc toutes deux la même action élective sur les lésions produites indifféremment par le bacille aviaire ou le bacille humain, voilà ce qui ressort de nos travaux et de ceux de M. Babès. Je crois qu'il y a là matière à affirmer tout le contraire de la dualité des deux tuberculoses.

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ai exposés dans une leçon antérieure, en fabriquer, après quelques hésitations peut-être, si jamais le liquide de M. Kocli acquérait une importance sérieuse dans le traitement de la tuberculose.

En somme, le principe actif de la tuberculine paraît être insoluble dans Talcool, ce qui le rapproche des diastases ; toutefois il supporte des températures élevées et passe facilement à travers le dialyseur, propriétés appartenant en général aux ptomaïnes.

Certains auteurs ont prétendu avoir retrouvé des bacilles tuberculeux dans le liquide livré par M. Koch. Il est possible que quelques-uns de ceux-ci aient passé par le filtre employé par M. Koch (il y a certainement une filtration dans la préparation de la tuberculine) ; mais ils ne sont pas virulents^ ou bien ils passent en trop petite quantité pour être nuisibles, car, dans les nombreuses vaccinations que nous avons tentées, nous n'avons jamais observé, chez nos animaux en expérience, de lésions tuberculeuses imputables à ces inoculations.

Sur l'origine même de sa tuberculine, M. Koch ne nous apprenait donc rien de nouveau : il avait extrait les produits solubles des cultures concentrées du bacille de la tuberculose, en se servant des procédés connus.

Les effets de ces produits solubles auraient-ils quelque chose de plus original? Oui et non.

Tout d'abord M. Koch disait : « J'ai réussi à rendre des animaux indemnes contre l'inoculation des bacilles des tubercules. » La création de l'immunité contre les maladies virulentes parles produits solubles de leurs microbes était déjà contenue en germe dans un ancien travail de Toussaint, et elle s'est affirmée peu à peu parles recherches de MM. Chauveau, Pasteur, Gharrin, Roux et Chamberland, Chantemesse et Widal en France, de MM. Feran, Salmon et Smith à l'étranger. M. Koch ajoutait donc simplement un nouveau fait à l'histoire des vaccinations par les produits solubles.

On a beaucoup parlé de la production d'une réaction fébrile parfois considérable à la suite de l'administration de la tuberculine. Il n'y avait encore là rien qui dût nous surprendre outre mesure. La propriété liypertliermisante des substances d'origine microbienne était un fait bien connu. Je l'ai signalée dans un cas où la sécrétion pyrétogène partait d'un foyer bien circonscrit sur le vivant (testicule bistourné envahi par le bacillus heminecrohiophilus). Quant à la fièvre engendrée par les produits fabriqués dans les cultures, je peux vous citer les expériences démonstratives de MM. Charrin et Ruffer, Serafuii et Lucatello, Roussy, etc. J'ai même constaté, comme on l'a signalé quelquefois depuis, l'existence d'une période d'hypothermie précédant la période fébrile.

M. Koch a parle de vomissements, d'action dépressive sur le système nerveux, observés sur lui-même; pour mon compte, j'ai vu tous ces phénomènes se produire sous l'inlluence des sécrétions du hacillm heminecrohio'philus.

L'existence d'cffels plilogogènes n'était pas non plus une nouveauté. J'ai été le premier, je crois, à signaler cette propriété dans une culture du pneumobacilliis liqnefaciens bovis, et dans une diastase isolable de cette culture. Apres moi, Christmas, Grawilz et Baryont fait des constatations analogues avec la substance diastasique fabriquée parle staphylocoque pyogène. La même propriété inflammatoire peut d'ailleurs appartenir à des ptomaïnes, telles que la cadavérine (Grawitz, Behring), la phlogosine, matière soluble dans l'alcool et retirée par Leber des cultures du staphylocoque pyogène.

La tuberculine a aussi des effets nécrosants. M. Koch disait : « Parmi ces substances (celles contenues dans lalymphe), il s'en trouve une qui, à un degré de concentration déterminé, tue le protoplasma vivant et y provoque une altération qui aboutit à l'état désigné par Weigert sous le nom de nécrose de coagulation. » Cette action nécrosante des produits solubles micro-

biens n'est pas non plus absolument neuve; je Fai constatée dans le bouillon de culture du B. heminecrobiophilus et dans une diastase précipitée de ce bouillon. Dans certaines conditions (testicule bistourné depuis quelque temps), la nécrose aboutit à la formation d'une masse caséiforme, à tel point même que je m'étais demandé si ce microorganisme n'était pas l'agent direct de la caséification.

Toutes les propriétés de la tuberculine que je viens de vous énumérer n'étaient qu'une confirmation, à l'aide du bacille tuberculeux, de principes déjà établis en bactériologie.

Deux autres points de la découverte de M. Koch méritent au contraire toute notre attention, car ils sont jusqu'à présent restés sans analogues dans l'bistoire des virus et, par suite, ont enrichi le patrimoine des expérimentateurs, je veux parler : 1° de l'électivité de l'action pyrétogène pour les tuberculeux, et 2° de l'action phlogogène et nécrosante localisée aux tubercules. C'est d'ailleurs sur ces deux propriétés qu'étaient basés le diagnostic et le traitement de la tuberculose, dans les communications de M. Koch. J'y reviendrai longuement à propos de nos expériences. Vous verrez alors qu'elles ne sont pas absolues comme le croyait leur auteur.

Enfin, M. Koch lui-môme nous a dit que sa tuberculine n'avait aucune action sur la vitalité des bacilles contenus dans les tubercules, qu'elle s'attaquait exclusivement à la lésion. Dès lors la dissémination des bacilles dans tout l'organisme du malade traité était inévitable, grâce aux efîets phlogogènes et à l'aftlux de cellules migratrices provoqués autour des tubercules ; de sorte que le traitement de M. Koch ne pouvait être désormias efficace qu'en vaccinant en même temps l'organisme traité. Or nous verrons que la tuberculine ne possède pas de propriétés vaccinales. Ces déductions théoriques, trop justifiées depuis parles recherches anatomo-pathologiques de M. Virchow et par nos expériences, nous avaient frappés dès la première

heure ; dès le 29 novembre 1890, c'est-à-dire avant tout travail infirmant les résultats annoncés par M. Koch, M. J. Courmont s'exprimait ainsi : « Sans vouloir en rien diminuer l'importance capitale d'une pareille découverte, ni le mérite de son auteur, il est permis de faire, dès aujourd'hui, quelques réserves sur Tefficacité absolue du procédé curatif et cela en s'appuyant sur la communication de M. Koch lui-même.

«... Tout porte à croire, au contraire (l'expérience nous démontrera si nous avons raison de craindre), que le tuberculeux est exposé à une récidive. M. Koch nous dit en effet que son liquide n'atteint pas les bacilles, ne modifie pas leur virulence, qu'il ne fait qu'attaquer le tissu tuberculeux et même seulement le tissu tuberculeux vivant. Or nous savons aujourd'hui d'une manière indubitable que les bacilles tuberculeux sont disséminés dans toute l'économie des individus infectés, et les tissus sains du phtisique qui échapperont par conséquent à l'action du liquide de Koch renfermeront encore suffisamment de bacilles pour qu'une seconde infection soit non seulement possible, mais même probable (1). »

Je n'ai pas l'intention de m'appesantir plus longuement sur ces détails théoriques. Si je vous en ai dit un mot, c'est pour vous montrer que l'admiration étonnée dont on a fait preuve au début de la découverte de M. Koch était un peu irréfléchie. M. Koch s'était inspiré en silence d'une notion déjà courante en bactériologie : il a même négligé et peut-être à tort de se souvenir qu'on distinguait déjà en France, parmi les produits solubles des microbes, des substances vaccinantes, des substances non vacci nantes, et même des substances prédisposantes, substances qui peuvent exister séparément ou mélangées en proportion variable dans les cultures, comme on l'a vu dans le laboratoire de M. Bouchard et dans le mien.

(t) Courmont, Province médicàle (29 nov. 90). Sur la vaccuiùtion antiluberculeuse.

Eq effet, au lieu de livrer une luberculine complète, il aurait pu la débarrasser de certains principes jouissant de propriétés opposées à celles qu'il rechercbait.

Avant de terminer cette leçon, je veux vous indiquer en quelques mots les travaux antérieurs ou postérieurs à ceux de M. Kocli, qui ont eu le même but et ont suivi la même voie.

En 1888, c'est-à-dire bien avant les publications de M. Kocb, Ilammerschlag a extrait du corps dessécbé des bacilles de la tuberculose : l"* 22,7 à 28,2 p. 100 d'une substance toxique et convulsivante pour les animaux, à l'aide de l'alcool et de l'éther; 2" un corps protéique à l'aide de la potasse à 1 p. 100 ; 3° un corps réagissant comme la cellulose. Plus récemment, le môme auteur, continuant ses rechercbes, n'a pas isolé des ptomaines actives des cultures, mais bien une îoxalbumine pyrétogène pour le lapin. Il s'est demandé quelle était la substance qui réagissait d'une manière spéciale dans la métbode de coloration d'Ehrlicli et a vu que c'était le mélange de la matière protéique et de la cellulose.

Postérieurement à M. Kocli, Weyl, traitant les bacilles par de la soude diluée, finit par obtenir: l'' un corps, soluble dans ce réactif, ne jouissant pas des propriétés des albuminoïdes, mais possédant la réaction colorante d'Ehrlich ; 2° une sorte de toxomucine^ insoluble dans la soude, produisant chez les souris et les cobayes une nécrose au point inoculé.

Zuetzcr a isolé un alcaloïde très dangereux pour les cobayes et les lapins. Les animaux qui l'ont reçu éprouvent de la dyspnée, de l'hyperthermie et présentent à l'autopsie des hémorragies multiples au point d'inoculation, dans l'estomac, dans l'intestin, parfois de l'ascite et de la congestion cérébrale.

Hueppe et Scholl, réduisant du bouillon peptonisé de

cultures de bacilles de Koch, ont obtenu un liquide analogue à celui de M. Kocli, actif sur les cobayes tuberculeux, inactif sur les cobayes sains.

Kostjurine et Krainsky ont fait des extraits aqueux et alcooliques de cracbats et d'organes tuberculeux. Les extraits aqueux étaient pyrétogènes à petites doses, hypothermisants à fortes doses et produisaient en outre delà diarrbée^ du collapsus, des paralysies, la mort. D'après les auteurs, ces extraits paraîtraient retarder la marcbe de la tuberculose (?).

MM. Ricliet et Héricourt ont constaté que les cultures de bacilles aviaires stérilisées par la clialeur constituent un liquide toxique pour les lapins tuberculeux, à peu près inoffensif pour les lapins indemnes. Une dose de 20 à 2o c. c. de bouillon de culture ainsi préparé introduite dans la veine d'un lapin tuberculeux occasionne la mort de l'animal en moins de vingtquatre lieures ; une dose de 60 c. c. est sans effet sur un lapin sain.

M. le professeur Debove et MM. Rémond et Renault ont fait d'intéressantes recherches sur les produits solubles contenus dans les exsudats des tuberculeux (ascite, pleurésie). Ces liquides ont des propriétés qui se rapprochent beaucoup de celles de la tuberculine de M. Koch. Injectés après stérilisation à des tuberculeux et à des personnes saines, ils ont produit une réaction fébrile et une modification locale des lésions chez les premiers, tandis qu'ils sont restés sans effets sur les malades exempts de tuberculose.

Enfin, je vous ai déjà dit que M. Babès avait préparé, en se servant de cultures de bacilles aviaires, une tuberculine qu'il regarde comme identique à celle de M. Koch et douée desmêmes propriétés.

Je ne fais que vous signaler ici les recherches de MM. Grancher et H. Martin, Courmont et Dor, Richet et Héricourt, tendant à établir l'existence de produits solubles vaccinants dans

les cultures de la tuberculose aviaire; je vous les ai déjà exposées dans une autre séance.

M. William Hunter a montré à la section de bactériologie du Congrès international d'hygiène tenu à Londres, en 1891, plusieurs substances solubles qu'il avait retirées de la tuberculine de M. Koch. Les propriétés physiques, chimiques et physiologiques de ces substances sont différentes.

C'est ainsi que M, Hunter admet au moins trois substances actives, isolables de la tuberculine de Koch. L'hyperthermie, l'inflammation locale et l'effet curatif seraient le résultat de principes différents. L'action hyperthermisante serait l'apanage des substances non albuminoïdes, tandis que les actions curatives et inflammatoires appartiendraient à certaines albumoses. La substance curative pourrait elle-même être séparée de la substance inflammatoire. M. Hunter serait ainsi arrivé à isoler de la tuberculine de Koch, qui, inoculée entière, favorise, dit-il, la maladie, un corps doué de propriétés curatives et ne produisant ni inflammation locale, ni hyperthermie; ce serait une albumine provenant du corps môme des microbes. La réaction fébrile, l'inflammation locale n'ont donc pour M. Hunter aucun rapport avec le processus curatif.

M. Hunter dit avoir obtenu de bons effets du liquide composé par lui, ne contenant que l'albumine curative et qu'il appelle « Tuberculinose CB ».

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