CHAPITRE II
EXPÉRIENCES &UK LK KHOriEMENT INTERIEUR DU MERCURE.
129. Intérêt de l'étude du mercure. Expériences de Poiseuillâ. — Le mercure ne moinlle pas le verre; des expériences faites avec ce liquide pourront, donf nous renseigner sur le glissemenl à la paroi.
Poiseuille avait fuit des expériences sur des dissolutions salines tans l'eau; elles avaient confirmé les résultats généraux fournis par Peau. La Commission de l'Académie, chaigée d'examiner ces travaux, proposa des expériences sur le mercure. Poiseuille les fit el obtint des résultats qui ne concordaient pas avec ceux qu'il avait obtenus pour l'eau; la loi des pressions semblait n'être plus exacte. Comme il employait l'appareil même qui lui avait servi pour l'eau, on pouvait admettre que la divergence tenait à la grande dillVrence entre les
chutes de
j début.
i lin de I
expi
s variations,
nui tiennent à la grande densité du mercure, ne peuvent devenir néglisables que sous de fortes pressions; mais alors c'est la loi simple ■ pressions qui cesse elle-même d'être exacte, sous t'influence des ^mes dus à la force vive. Ces expériences étaient à refaire.
- Warburg est !e premier qui ues sur la question; malheuet nécessitent des manipula-
I i30. ExpérienceB de 'Warburg('). - Et publié des expériences un peu étent Busement elles manquent de précision
ions trop délicates.
I L'appareil se compose de deux tubes larges, A el B, verticaux,
Courbés horizontalement au bas; deux tubes horizontaux aa', ^b' traversent les bouchons qui forment les deux tubes A et B; ils
lortent deux robinets de verre c et d. Enfin le tube capillaire C , par l'intermédiaire de bouchons de liège, les tubes aa', lib'
f <') Pogg- Ann . t, CXL, 1870, p. 3117.
Un vase D contenant du mercure est placé au-dessus du tube A et le robinet R permet de faire écouler une quantité convenable de ce mercure dans le tube A. Enfin, le tube B est muni également d'un ro-
Fig. 27.
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binet /• qui permet de faire écouler du mercure dans un vase taré V.
On commence par nettoyer soigneusement le mercure, on rempbt l'appareil et l'on règle au cathétomètre l'horizontalité du tube capillaire. Cela fait, on amène les niveaux du mercure dans A et B, à la hauteur de deux repères tracés sur ces tubes, dont la distance verticale représente la différence de pression H — H', sous laquelle doit se faire l'écoulement.
Les robinets c, R et /* étant fermés, on vise avec deux cathétomètres les ménisques dans A et B, puis on laisse les lunettes en place. On fait ensuite écouler un peu de mercure par le robinet r sans le recueillir, on referme ce robinet, puis on ouvre les robinets c et d\ du mercure passe de A en B à travers le tube capillaire ; on suit dans la lunette la marche du niveau dans B, et, quand ce niveau arrive à la hauteur du réticule, on met un chronomètre en marche; c'est
le commencement de l'expérience. On ouvre aussitôt partiellement
les robinets R et r, que l'on règle de manière que les niveaux dans A
et B se maintiennent constants. Quand on juge que l'expérience doitzi prendre fin, on ouvre largement le robinet r pendant un instant H <=
manière à faire un peu baisser le niveau dans B; on ferme alors com
plètement ce robinet et l'on remet l'œil à la lunette. On arrête 1^^* chronomètre au moment précis où le ménisque en B devient tangei au fil horizontal de la lunette.
L'expérience ayant été ainsi conduite, le mercure contenu dans le e V a exactement le môme poids que celui qui s'est écoulé à trai le lulie capillaire pendant le temps marqué par le citronoraètre. Deux peséca le déterminent, et l'on connaît ainsi le débit. De plus, la pression est pestée sensiblement constante pendant l'écouleiDeni; malgré l'absence d'indications à ce sujet dans le Mémoire de Warburg, il est possible que chaque niveau, dans A et B, ait été maintenu constant à y^de millimètre prés. La différence de pression H — H'
serait donc restée constante à i de moins à -^ près, la valeur de H ^ H' "': dans certaines expi
lillimètre i
est-à-dir
'ayant pas été prise inférieure inces, elle a même été de ao"".