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CHAPITRE III. — VISCOSITÉ DES LIQUIDES PURS. lyS

Viscosité moléculaire Température, observée, calculée.

Bromure d'éthyle si6,9 663 667

Bromure de propyle 54,7 774 777

Bromure d'isopropyle 5 1,6 760 766

Bromure d'isobutyle 76,4 877 876

Bromure d'allyle 5o, 8 784 789

Chlorure de propyle 26,4 658 661

Chlorure d'isopropyle 21,4 644 640

Chlorure d'isobutyle 5o,o 760 760

Chlorure d'allyle 20, 3 617 623

En résumé, la viscosité moléculaire, prise aux températures de même vitesse de variation de la viscosité avec la température, est sans nul doute une fonction de la composition centésimale et du mode de groupement des atomes dans la molécule.

La formule

est celle qui représente le mieux la viscosité des liquides dans un rand intervalle avec trois constantes seulement. Pour la plupart des corps, la représentation est presque aussi exacte -^n adoptant uniformément l'exposant n=^j= 1,75, ce qui réduit ^ 2 le nombre des constantes spécifiques.

Pour les alcools, on doit adopter un exposant voisin de 1, mais plus variable.

Il est encore impossible d'attribuer à ces formules une signification théorique.

154. Influence de la pression sur la viscosité. — Rontgen (^), Warburg et Sachs (-), Cohen (3), Haiiser (^) ont étudié l'influence de très fortes pressions entre des limites variées de température.

Les premières recherches sur ce sujet ont été faites de 1880 à 1884 par Rontgen à Giessen, par des moyens très simples. Le tube de verre capillaire ah soudé aux boules bgh {fig» 38) est contenu dans un piézomètre de verre A.B (genre Magnus) plongé dans une cuve à parois de glace, pleine d'eau. Le tout est dans une cave.

(») W, A,, 1884, t. XXII, p. 5io.

(») W, A,, 1884, t. XXII, p. 5i8.

(*) W, A,, 1892, t. XLV, p. 666.

.(^) Inaug, Di$s,f 1900.

Le piézomètre contient du mercure propre, au fond, et de l'eau distillée au-dessus. Le tube à boules est mastiqué à sa partie supérieure dans une monture de laiton à bayonnette, qu'on peut manœuvrer à l'aide de la tige auxiliaire C. Pour préparer l'expérience, on détache le tube, on le fait plonger dans le mercure, jusqu'à ce que

Fig. 38.

la boule inférieure et la moitié de la boule supérieure soient remplies de mercure ; on le relève alors et on le remet en place. On ferme le piézomètre et l'on donne la pression.

On suit la descente du mercure, on note le temps nécessaire à l'écoulement de g en h. Le tube h étant large, la pression dans le mercure suit la loi hydrostatique; toute la résistance est due à l'écoulement de l'eau par le tube capillaire ab,

La théorie de l'expérience est très simple si les variations relatives de résistance avec la pression sont beaucoup plus grandes que les variations relatives de volume des vases, et de densité des liquides. Si la quantité de mercure est la même dans toutes les expériences, et si le tube prend exactement la même position (ce qui exige que

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hltache à bayonnetle soit bien travaillée), )a pression motrice p est pie fonction déterminée i{'(y) du volume v occupé par l'eau dans les lOules, c'est-à-dire de la position du mercure. On a donc

p=\yv)

l étant la résislance du

c. D'où

en prenant pour origine des volumes l'étriinglement g, et pour origine du temps l'époque de passhige du mercure eu ce poinL. La durée d'écoulement t\ du volume i^', de la sphère est proportionnelle à la résistance du tube, et par conséquent, pi}ur un même tulie, à b viscosité [1 du liquide.

La durée d'écoulement a diminué de 0,004 environ pour a5 atmor chères, limite des pressions qu'a pu supporter longtemps sans rupture Llfi piézomètre de verre; tandis que les autres influences ne paraissent

s dépasser 0,001.

La viscosité de l'eau diminue donc quand la pression augmente.

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