‹ Leçons sur la viscosité des liquides et des gaz (volume 2)Chapitre 84 sur 104 · CHAPITRE III. — VISCOSITÉ DES LIQUIDES PURS. igS · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. — VISCOSITÉ DES LIQUIDES PURS. igS

Warburg pour le calcul de ses expériences, si Ton etï'ace le terme en [Ji' qu'il a oublié.

Lorsque la pression motrice tombe de pa k pi^ entre les deux marques o, i, l'équation (lo) donne a par la formule

Pi\ \o„Po \* p 2(X

165. Discussion. — La parenthèse diffère très peu de i; elle est sensiblement ésfale à ; j—, car — ^ et — — — diffèrent peu

de Pq.

Ledénominateur de Warburg, i -|- — i- sensiblement, est toujours

supérieur à i (maximum i,o3o à i,o45 suivant la température au

voisinaere de la densité o,5). Le dénominateur vrai i -+- — — f i — 4^ )

a une allure différente. On voit, en effet, directement sur la courbe

de Warburg {fig^ 5 1) que ^-7— varie depuis o, 2 environ pourp =: o, 20,

à I pour p = o, 5o, et jusqu'à 1,6 pour p = 0,80. Le dénominateur est donc à peine supérieur à i de moins de 0,01 pour les faibles densités, égal à i vers la densité critique, et à peine inférieur à i pour les fortes densités.

En un mot, la variation de viscosité compense presque exactement l'influence de la variation de densité: les valeurs de seconde approximation de Warburg, celles qu'il désigne par [ji, sont moins près de la vérité que celles de première approximation, qu'il désigne par a', données de la formule simple

a 1 '^^ log P^

^ Pi

166. Résultats. — En conséquence, ce sont les valeurs de première approximation de Warburg que je transcris, d'après son Tableau XI (p. 4*7)9 pour le gaz le plus pur (moins de 0,001 d'air); elles sont exprimées en C.G.S. La densité p est prise par rapport à l'eau. Les pressions P, tirées du Tableau XIV de Warburg, sont

mesurées en atmosphères.

Densité p. jx. P. jx. P.

o,8oo 678.10-6 107,3

0,780 575 88,5 581.10-* ïi4,6

0,660 496 80,7 5oo 101,6

o,3io 241 74,6 244 82,7

A ces températures, peu supérieures à la température critique, la viscosité est définie par la densité, et non par la pression; aux fortes densités, elle varie très peu avec la température. C'est le contraire de la viscosité des gaz peu denses, qui est indépendante de la densité, et pour l'anhydride carbonique, presque proportionnelle à la température absolue, ce qui produirait un accroissement de — environ entre 82'* et 4^^''? de même ordre que l'excès obtenu aux densités inférieures à o,3oo.

Al l'état liquide, à 25", i , Warburg a obtenu des résultats analogues (o,ooo5 d'air) :

fx 800.10-6 741 703 665 628

P io5 95 85 75 70

A diverses températures sous la pression de vapeur saturante (0,002 d'air) (*) :

fx 925. 10-* 852 784 yi'i 625 539

Ces viscosités ne sont guère que le -^ de celle de l'eau.

Tous ces résultats sont groupés dans les courbes isothermes ci-jointes, qui montrent bien l'influence prédominante de la densité, prise en abscisse, même à température largement variable, sous pres-

( ^) p est tiré des observations d'Andreef {Ann. de Liebig, t. CX, iSSg). — Peut-être cette différence d'origine des valeurs adoptées pour p explique-t-elie pourquoi le point 25" de ce tableau ne se place pas sur la courbe isotherme 26*.

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