CHAPITRE I. — EAU
On voit l'Importance de cette correction qui est une fraction notable de la pression quand celle-ci est faible. De plus, elle dépend de la tension superficielle. Pour le mercure, par exemple, elle serait encore plus considérable et de signe contraire.
108. Mesure de la pression extérieure {fig^ 19). — Pour obtenir une pression extérieure /?, aussi constante que possible, Poiseuille avait relié son ampoule à un réservoir M de verre (^fig- 19), commu-
Fig 19-
niquant par l'intermédiaire de tubes, d'une part avec une pompe de compression ou une machine pneumatique, et, d'autre part, avec un réservoir en cuivre de 5o litres environ.
Le tube L partait de M latéralement de manière qu'une cavité N fût ménagée au fond de l'ampoule en forme de poire; les poussières y tombaient et n'arrivaient pas au liquide de l'ampoule.
La poire M communiquait avec un manomètre à mercure ou, pour les faibles pressions, avec un manomètre à eau, tous deux à air libre. Les branches du manomètre à mercure étaient un peu étroites (6™"* à ^"*"* de diamètre), d'où résultait une faible erreur de capillarité qu'on pouvait négliger, car les deux branches étaient à peu près égales.
La mesure de la pression nécessitait deux corrections :
I® Correction de pression gazeuse; elle provient de ce que l'atmosphère, sous pression, n'exerce pas la même pression au niveau de l'eau dans la branche ouverte du manomètre, et sur la surface de l'eau du récipient V (/î^. 19) dans lequel est plongé le tube capillaire ; cette cor-