‹ Leçons sur la viscosité des liquides et des gaz (volume 3)Chapitre 79 sur 110 · CHAPITRE III. — VISCOSITÉ DES LIQUIDES PURS. l6l · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. — VISCOSITÉ DES LIQUIDES PURS. l6l

Il en tira seulement les remarques suivantes : A la même température les éthers isomères n'ont pas tout à fait la même viscosité. L'addition de CH-0, de H^ ou de O augmente la viscosité. L'addition de C la diminue.

De nombreuses mesures de Guérout ( * ), à 1 3" et à 1 5 ", montrèrent, par leur désaccord avec celles de Rellstub, quelle incertitude planait encore sur les résultats bruts des expériences, et combien il était prématuré d'en tirer des conclusions générales.

142. Pribram et Handl. Appareils. — Ainsi l'étude était à peine ébauchée, les résultats numériques douteux, les conclusions générales confuses, lorsque MM. Pribram et Handl, professeurs à l'Université de Czernowltz, commencèrent leurs recherches vers 1877.

Ils n'ont pas recherché une haute précision, mais un arrangement commode pour l'étude de nombreux liquides entre o" et 60" ou 80°. Ils ont employé successivement trois appareils.

Dans le premier (1878) le tube capillaire de 20'^"* de longueur et o*^"',©! de diamètre est soudé entre deux tubes de verre de 57*^" de longueur et o*'",2 de diamètre, qui le prolongent. L'ensemble forme un tube rectiligne, qui occupe l'axe d'un autre tube horizontal de 7*^™ de diamètre, constamment parcouru par un courant d'eau chaude ou froide dont la température reste constante à 0°, 1 ou o", 2. Le liquide à étudier occupe une partie seulement de la longueur du tube mixte, et forme, de part et d'autre du tube capillaire, deux ménisques allongés dans les tubes de 2'"'" de diamètre. C'est par le passage d'un de ces ménisques, en regard de divisions marquées sur le tube à 4*^"* les unes des autres, que l'on mesure le débit. Cette détermination était évidemment peu sûre, à cause de la longue traînée de forme insuffisamment déterminée, qui constitue la partie inférieure de chacun des ménisques.

La pression motrice est maintenue constamment égale à 1'" d'eau, mesurée sur un manomètre en t) ; elle est obtenue en comprimant de l'air dans un flacon à trois tubulures par écoulement d'eau provenant d'un autre flacon semblable qu'on monte ou descend d'après les lectures au manomètre.

On a évité tous les jaugeages en tarant l'appareil avec de l'eau distillée, d'après la viscosité due à Poiseuille.

Le second appareil difl*ère du premier par la forme du tube résistant,

( ' ) Comptes rendus de l'Académie des Sciences, l. LXXXI, 1876; t. LXXXIII, 1876. B. Il

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qui a été recourbé en U au milieu du tube capillaire, de manière à obtenir des ménisques bien définis dans des tubes verticaux. Ce tube en U est maintenu par un bouchon dans le large tube vertical que parcourt le courant d'eau.

La pression de Tair est maintenue constante automatiquement ; pour cela, le flacon supérieur est un flacon de IMariotte; Teau qui en coule arrive dans le flacon inférieur par un tube recourbé vers le haut, qui s'ouvre en haut de ce flacon, au fond duquel elle retombe goutte à goutte.

A cette pression constante de l'air, il faut ajouter la petite pression variable due à la dénivellation du liquide étudié pendant son écoulement. On a maintenu ces dénivellations assez petites pour pouvoir les négliger.

A la suite d'une rupture accidentelle du second appareil, un troisième, de dimensions un peu difl'érentes, mais de forme semblable, a servi à la plupart des déterminations Anales de 1879-1880.

143. RéBultatB. — Dès la première année, les résultats suivants se dégagèrent nettement :

La substitution du chlore, du brome, de l'iode, et de AzO^ à l'hydrogène augmente la viscosité; l'ordre dans lequel ces corps sont énumérés est l'ordre des viscosités croissantes.

Les différences sont considérables 9e quelque façon et à quelques températures que Ton fasse la comparaison.

Les isomères peuvent avoir des viscosités très difl'érentes : tels sont

le toluène chloré

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