CHAPITRE II. — MAXWELL. — KUNDT ET WARBURG
Nous avons fait remarquer (') que cette correction comporte une erreur possible à cause de Tincerlitude où l'on est sur le véritable bras de levier du couple correcteur. Mais la dilTérence entre les corrections additives extrêmes à faire au diamètre du disque était très faible devant le diamètre total du disque mobile, à cause du très faible ëcarlement des disques fixes. En appelant R le rayon du disque
mobile, le terme ' R*, qui entre dans la formule, doit être remplacé,
en faisant la correction de Maxwell, par
-^ est la valeur relative du terme correctif.
Or, Tépaisseur d'air qui séparait les disques fixes a été, dans les expériences de Kundt et VVarburg, de i™'", 2™"*, 3""". Les valeurs
de ^ ont été respectivement dans ces trois cas :
Dans le cas le plus défavorable, elle n'a donc pas dépassé le -^ de la valeur du terme principal. L'incertitude sur cette correction ne dépasse pas le dixième; on voit que Terreur possible sur la valeur
à adopter pour - — ( ' "*~ "W ) ^^^ P^^ dépassé j^.
204- . Contrôle des basses pressions. — Kundt et Warburg se proposant d'atteindre de très basses pressions, des précautions spéciales furent prises contre les fuites.
i" La clcjche repose sur le plan par un très large bord soigneusement rodé; une trace de graisse passée sur tout le pourtour de la cloche, sans déborder à l'intérieur, assure une fermeture parfaite.
2" Partout ailleurs, les joints inévitables sont faits avec un mastic analogue au Golaz.
3" Les jonctions à la trompe à mercure sont assurées, sans aucun caoutchouc, à l'aide de tubes de verre soudés, longs et plusieurs fois coudés pour obtenir une certaine souplesse.
Pour contrôler le vide et s'assurer que la pression, si faible qu'elle
(') Chap. V, n°* 83-84.
fût, restait bien constante, Kundt et Warburg, qui ne connaissaient pas encore la jauge de Mac-Leod, étudiaient les pertes de chaleur, par rayonnement, d'un thermomètre placé dans l'enceinte vide. Ce thermomètre est représenté en e dans la figure 67. La moindre trace d'hydrocarbures ou de vapeurs absorbantes se révélerait alors par une augmentation considérable du rayonnement.
Une des grosses difficultés des expériences a été l'élimination de la vapeur d'eau; la méthode des vides successifs, avec rentrées consécutives d'air sec, ne s'est pas montrée suffisante. Il a été impossible de l'éliminer complètement; on n'a pu, à cause de cela, maintenir constante une pression inférieure à o™'",i .
205. Résultats. — Les expériences ont porté sur l'air, sur l'acide carbonique, sur l'hydrogène et sur la vapeur d'eau.
Pour l'air, sous des pressions comprises entre SSo*""* et 20'"" de mercure, le décrément logarithmique X, proportionnel à la viscosité jx, s'est montré absolument constant, conformément à la théorie. Pour une distance de i""" entreles plateaux, ce n'est qu'au-dessous de 8™"* que \ a commencé à décroître, sans tomber au-dessous des | de sa valeur primiti\e. mémo à la plus basse pression, o'"™,63. Cette décroissance est d'autant moindre que l'écart des plateaux est plus grand .
Distance des plateaux : i""", 104.
Pressions
en millimètres
de mercure.
Décrément logarithmique
ramené
à la température de i5*
d'après la loi de Maxwell.
0,1 iy8