‹ Leçons sur la viscosité des liquides et des gazChapitre 9 sur 76 · CHAPITRE II. — MA^lWELL. — KIIKUT ET WAHBUHG. al · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — MA^lWELL. — KIIKUT ET WAHBUHG. al

Le disque mobile est (iié à rexlrémité d'une lige verticale XV, laquelle est suspendue à l'extréniité(d'un bifilaire. Au sommet de la tige est un miroir plan K pour observer les oscillations ; au-dessus du miroir est fixée à la tige une petite aiguille de fer doux qui permet, à l'aide d'un aimant, de mettre le disque mobile en mouvement.

Le tout est entouré d'une cloche surmontée d'un manchon de verre, percé, devant le miroir K, d'une ouverture que ferme une lame de verre plane à faces parallèles.

La cloche est en communication par une série de tubes, coudés pour leur donner de la souplesse, avec une trompe à mercure, et l'on peut y faire rcgner telle pression que l'on veut.

Régloges. — i" Le disque fixe inférieur est d'abord réglé horizontalement à l'aide d'un niveau.

2' Le disque fixe supérieur est réglé ensuite parallèlement au précédent. Pour cela, on règle chaque moitié en l'amenant en contact

avec des cales de verre d'épaisseur bien égale, posées sur le disque iuférieur.

3** On règle ensuite le disque mobile de manière qu'il soit bien parallèle aux deux précédents et à égale distance de chacun d'eux : on se sert encore ici de cales de verre d'égale épaisseur, soigneusement vérifiées au sphéromètre. On admet que ces réglages subsistent quand on fait le vide.

Suspension, — La suspension bifilaire a été choisie parce que la viscosité propre de chaque fil n'intervient presque pas, lorsque le couple de torsion est presque entièrement fourni par le poids du disque, comme cela avait lieu avec les fils d'argent de 3o*^™ de longueur et d'environ 63i^ de diamètre.

203. Corrections. — Kundt et Warburg ont vérifié, par une expérience directe, que l'amortissement dû à la viscosité des fils de suspension (viscosité métallique) et au frottement de l'air contre la tige et le miroir n'était qu'une fraction négligeable (j^^, environ) de l'amortissement total.

Pour le reconnaître, on enlève les disques fixes et mobile. On suspend au bifilaire un disque de zinc de 3^"', ^ de diamètre, qui pèse 3i8; on rapproche les deux fils de suspension de manière à obtenir une période de 39% 6 sensiblement égale à celle des autres expériences. Le décrément devient 0,00808 (log. décimaux); il faut le multiplier par le moment d'inertie 56 du disque de zinc pour avoir la résistance, et le diviser par le moment d'inertie i960 du disque frottant pour avoir le décrément dû à cette partie de la résistance dans les expériences de viscosité; ces opérations donnent o,ooo23, soit i : 80 du décrément le plus faible que l'on ait réussi à obtenir avec Thydrogène à basse pression 0,01 85.

Un des inconvénients du bifilaire est que le disque mobile n'oscille pas rigoureusement dans un plan fixe ; il monte et descend quand le bifilaire se tord et se détord, il en résulte que la distance entre le disque mobile et les disques fixes est incessamment variable. Mais Kundt et Warburg ont choisi des fils assez longs et assez rapprochés pour que cette variation fût insignifiante, ils ont calculé que, avec les fils choisis et aux plus grandes amplitudes qu'ils aient réalisées, la distance du disque mobile aux disques fixes n'a jamais varié de plus de 0^,06, quantité absolument négligeable devant la distance moyenne elle-même, qui était de l'ordre du millimètre.

Pour la correction des bords, ils ont adopté la formule de Maxwell.

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