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CHAPITRE II. — MAXWKLL. — KUNDT ET WARBURG. 3l

plètes, ils se sont bornés à chercher jusqu^à quel point on peut abaisser le décrément logarithmique en poussant la raréfaction aussi oin que possil)le.

V oici quelques nombres obtenus avec Pair :

Décrément X Pressions. (D = i""").

Pression atmosphérique 0,08

Quelques centièmes de millimètre o,o46i

2* degré de vide o,o35i

4* » » o,o3oi

Le lendemain matin o,o357

Le deuxième jour 0,0407

On voit qu^on peut arriver à réduire le frottement aux | de sa valeur primitive.

Pour r hydrogène :

Décrément X

Pressions. (D = i"").

Pression atmosphérique o,o387

3' degré de vide 0,0169

une autre série a donné :

Décrément X

i**^ degré de vide 0,0180

Le lendemain 0,0220

D'OU viennent ces augmentations de X, après des vides successifs, quand on laisse l'appareil un jour à lui-même? La vapeur d'eau conlinue-t-elle à se dégager, ou bien faut-il admettre Tévaporatîon de traces de matières graisseuses ayant un coefficient de viscosité considérable ?

Crookes a obtenu, dans la suite, le même résultat pour des vides bien plus avancés; on ne gagne plus rien à partir d'un certain degré de vide.

208. Valeurs absolues de fx d'après Kundt et ^Warburg. — Voici les nombres fournis par ces expériences :

i86.io-« ^oyenne 187.10-6 / ^

A 1 5" pour H UL (valeurs extrêmes) ) , / . > 1

^ ^^ ' i 'qS.io--* \ 92,3. io-«

A f5* pour CO* ui (valeurs extrêmes) < ,?* . J .

A 1 5" vapeur d'eau.. |ji 97,5.10-*

On remarquera que ces valeurs de |i. sont supérieures d'environ j^ à celles obtenues au mojen des tubes capillaires. Obermayer, par exemple, trouve à o", pour les mêmes gaz : 170, 86 et i38. lo""*.

Cette différence reste inexpliquée.

Une forme simplifiée de l'appareil de Kundt et Warburg a été employée par M. Puluj (*), à Strasbourg, sous la direction de Kundt, pour étudier l'influence de la température sur la viscosité de l'air, de l'acide carbonique et de l'hydrogène, entre o" et 3o°, températures naturelles de la salle d'expériences de janvier à juillet.

Les résultats sont bien représentés par les formules suivantes :

Air 0,000189 (i -+- 0,008695 )0.7«

Acide carbonique o,oooi5'2 ( 1 -h 0,008706 )<^''*

Hydrogène 0,000099.3 ( i ■+■ o,oo3656 )<>»*•

209. Vapeurs organiques. Schumann (>). — Âpres avoir étudié en 1881 l'écoulement des vapeurs à travers les tubes capillaires, en collaboration avec Lothar Meyer (Chap. II), M. Schumann a essayé de leur appliquer la méthode des oscillations. L'avantage important est que la densité reste constante et uniforme pendant toute la durée de l'opération; la loi de compressibilité et de dilatation de la vapeur n'intervient pas dans la mesure. Par contre, l'incertitude de la correction des bords, même dans un appareil comme celui de Kundt, laisse douteuses les valeurs absolues ; en outre, M. Schumann a malheureusement employé des durées d'oscillation de G à 9 secondes, trop courtes pour la distance de ses plateaux (o*'"*,2o, o'''",28 et o'^"*,465); l'inertie du fluide intervient alors, et le décrément dépend,

(•) Cari Bepert., t. XIII, 1877, p. 298.

(') 11 les attribue à ce que la théorie néglige les termes de l'ordre de V (p. 375).

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