D. — BARUS
236. Hautes températures. — Cari Barus (i). — Des expériences peu précises, mais intéressantes par le grand intervalle de température, 100" à i3oo", ont été exécutées par M. Barus, au moyen d'un tube capillaire en platine, enroulé en serpentin sur une partie de sa longueur et chauffé dans cette partie seulement; à 100" dans la vapeur d'eau, de 3oo" et 1000®, à diverses hauteurs dans la cheminée d'une lampe à pétrole, nue ou protégée par une enveloppe d'amiante, à 1000** dans la llamme d'un brûleur Bunsen avec une cheminée; enfin a i3oo" en envoyant de l'oxygène dans le brûleur et protégeant par de l'amiante.
La température est mesurée par un couple platine-platine iridié.
La partie non directement chauffée dépasse le dixième de la longueur du tube; toutefois, comme la viscosité croît très vite avec la température et comme le tube de platine est assez épais par rapport à
son diamètre intérieur o*'"',oi58, l'incertitude ne dépasse peut-être
I < I pas âô ** -Tô*
Le gaz chassé d'un récipient en verre par arrivée de mercure est recueilli après écoulement dans une éprouvette de \erre graduée sur la cuve à eau. L'air et l'hydrogène ont été étudiés; pour l'hydrogène, le tube de platine à 1000" et 1200" doit laisser fuir du gaz; pour l'air,
(') Amer. Journ. 0/ Se, i88«; \V. Ann., t. XXXVI, 1889, p. 358.
CIIAPITRK IV. — TUBKS. — HAUTES TEMPÉRATURES. 83
il peut laisser rentrer des ^az non brûlés; à 1200" rincerlllude est rendue évidente par diverses circonslances de Texpérience.
Air.
Ce Tableau semble décisif; la puissance ^ ne convient pas, car le rapport doit être égal à 1 ; la puissance 5 convient bien. Toutefois, il suffirait d'apprécier autrement la longueur chaude du tube, de la supposer plus longue pour réduire dans la même proportion le rapport sensiblement constant, quoique supérieur à 1 , et se rapprocher de la loi du choc pur; mais, comme la partie effectivement chaude du tube n'est certainement pas beaucoup plus longue que ne l'a supposé M. Barus, nous pouvons conclure avec lui que, même à 800" et 1000", le choc pur ne suffit pas à représenter la variation de la viscosité. La formule proposée plus tard par Sutherland représente tout aussi bien les expériences avec la même valeur ii3 pour la constante C, qui convient très bien aux expériences précises de Holmann (*).
(*) SUTHKIILAND, Ph, M., t. XXXVI, 1898, p. 5i4.