CHAPITRE III. — l.IQUIDKS. — ESSAI DE THÉORIE CINÉTIQUE
densilé croîl avec le poids moléculaire, et siirloul parce que le point de fusion monte, ce qui semble indiquer une diminution rapide de I — » quand le poids moléculaire augmente.
263. Discussion. Constantes spécifiques. — Pour comparer la formule à l'expérience, nous remarquerons que c'est généralement A' qui est directement connu par Tétude de la dilatation; on formera la quantité
ji' = io»J^,
et Pou cherchera à la représenter en fonction de •} par la formule hyperbolique
On en déduira les constantes \, B, îp qui conviennent au liquide
étudié; puis on en tirera
I J 1 fit = — — M * V* A
et Ton cherchera si les a et - ainsi obtenus sont bien des constantes universelles. i
Les expériences de Thorpe et Rodger (Livre II, Chap. III) fournissent d'excellents matériaux pour cette élude; mais la discussion en est trop minutieuse et trop étendue pour trouver place ivÀ,
\u point de vue de la discussion des observations, un résultat ressort nettement de cet aperçu théorique : en dehors du facteur (Mû)^ ou )JT ^ c'est le volume moléculaire -^ qui joue un Me direct et non
la température; et cela est conforme à la remarque de Warburg au
sujet de l'anhydride carbonique (n" 166). Pour les liquides, les
i variables naturelles sont uT ^ et (v«; c'est seulement en fonction
de ces variables que les coefficients des formules auront une signification simple et susceptible d'interprétation relative à la constitution moléculaire.
La seule constante spécifique nouvelle à tirer de cette étude, c'est le volume moléculaire lorsque toutes les molécules sont en contact sans aucun mouvement, volume qui intervient déjà dans la discussion des expériences au moyen de la formule de Sutherland.