‹ Leçons sur la viscosité des liquides et des gazChapitre 70 sur 76 · LIVRE IV. — THÉOKIBS MOLÉCULAIRES. -— CONCLUSION · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — THÉOKIBS MOLÉCULAIRES. -— CONCLUSION

tole en restant au-dessous. G^esl seulement fort loin de cette inflexion, au delà de T = 2C environ, qu'est la partie utile de la courbe pour les gaz.

266. Fluides quelconques ( *). — Mais dans la théorie de la viscosité des liquides on a reconnu la mise en œuvre de deux mécanismes distincts, dont un seul a été pris en considération dans le cas des gaz. La formule générale de la viscosité des fluides, en tenant compte des deux mécanismes, est donc, à mon avis,

avec

lorsque la densité est faible, et, au contraire,

(III) X= D — 2R = 6p'''-'2H [6 = i.i9.io-8i\P (n"2(>3)]

quand la densité est très grande.

La formule modifiée pour les gaz est alors

(\V\ u-u â/Î2 Trt^ a[Tî-i-apT(T-^C)JH-i^^«p«(TH-C)» ^iy; f^-f^oy/ ^ Th-C a|TjH-ap„To(To-+-G)|-4-J3a*pJ(ToH-C)«

en posant

267. Gaz denses. — Sous la pression atmosphérique et à 278", le produit ao est de Tordre de ^ pour la plupart des gaz; il suffirait donc, d'après celte formule, d'opérer sous des pressions de So**" à 100^^'" pour mettre en évidence une influence de la densité. C'est ce qui est arrivé dans les expériences de Warburg au voisinage du point critique; mais il y a lieu de croire que c'est là un efi^et, non de la température critique, mais de la grande densité. .\ux grandes densités, sous looo"**", mais à l'état gazeux, sans dépasser le point critique de plus d'une centaine de degrés, le terme le plus important serait le dernier et, si le chemin moyen était donné par la loi de Sutherland, la viscosité se rapprocherait de la loi

To+C"-- /f

(») BuiLLOUiN, Comptes rendus de V Académie des Sciences^ mai 1907.

CHAPITRE IV. — CONCLUSION. — APEKÇU SUH LA VISCOSITÉ DES FLUIDES. l33 OU

Sous pression constante, elle clécroilrait extrêmement vite aux températures croissantes.

Il y aurait donc j^rancl intérêt à reprendre des expériences de viscosité sur un j<az comme l'oxyji^ène ou l'azote, sous 5oo"*" à looo'*™ par exemple, entre o" et 200".

Sans autre calcul, le résultat |)récédent montre que, sous pression

constante, le point d'inflexion de la courbe de viscosité en fonction

de la température correspond à une température d'autant plus élevée

que la pression est plus forte. Sous densité constante considérable,

on aurait

dji __ T — C

àT " ^•iT(T-^G)'

â^li dii 3G — T

OT^ ôT 2T(T — C)

Il y aurait un minimum pour T = C et un point d'inflexion pour T = 3C, ce qui précise la signification physique de la température C; en particulier, le point d'inflexion, sous forte densité constante p, paraît devoir être peu éloigné du point critique. L'équation

montre (jue, aux grandes densités, le paramètre de la parabole asymptote croit comme

On a, en outre,

J^mln. = / [^0

ToH-G\ p Kmn. = ( Ku ï

Ce minimum doit donc être très plat. Dans une étendue considérable (le température, au-dessous du point critique, la viscosité à l'état gazeux dense doit peu varier avec la température sous volume constant.

l34 LIVRE IV. —'THÉORIES MOLÉCULAIRES. — CONCLUSION.

268. Chemin moyen sous diverses densités. Gaz carbonique. — 11 est intéressant de suivre les variations du chemin moyen en fonction de la densité sur un exemple numérique, celui du gaz carbonique pour lequel on a

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